Girondins : « Le budget a été respecté », assure la direction bordelaise
Le directeur général Arnaud Saint-André confirme sur TV7 que les 7 M€ de fonctionnement 2025-2026 ont été tenus, plan de continuation à l'heure.
À l'issue de la saison 2025-2026 en National 2, les Girondins de Bordeaux annoncent avoir tenu leur budget de fonctionnement d'environ 7 millions d'euros. Le directeur général Arnaud Saint-André a confirmé la nouvelle sur TV7, assurant que le plan de continuation homologué par le tribunal de commerce suit son cours.
L’essentiel
- Budget tenu : le budget de fonctionnement 2025-2026 d’environ 7 M€ a été respecté, selon le directeur général Arnaud Saint-André sur TV7.
- Masse salariale encadrée : la DNCG avait fixé la masse salariale joueurs à environ 1,2 M€ pour cette saison de National 2.
- Plan de continuation : la dette a été ramenée de 94 M€ à 26 M€, remboursables sur 10 à 11 ans ; première échéance de 4,7 M€ versée aux créanciers le 24 juin 2025.
- Apport actionnaire : Gérard Lopez a injecté 9 M€ pour la saison, couvrant le déficit d’exploitation (~3,5 M€) et la première échéance du plan.
- Prochaine étape DNCG : le projet de budget 2026-2027 a été envoyé à la DNCG avant le 15 mai 2026.
Saint-André : « Dans les clous de ce qui avait été prévu »
C’est sur le plateau de Top Foot, l’émission de TV7, qu’Arnaud Saint-André a dressé son bilan financier de saison. La déclaration du directeur général est sans ambiguïté : « Le budget présenté la saison dernière a été respecté. Nous suivons également les échéances du plan. La situation est dans les clous de ce qui avait été prévu l’été dernier. »
Le site WebGirondins a relayé ces propos, confirmés par Sud Ouest dans un entretien distinct avec Saint-André. Le ton est mesuré, mais le message est clair : pas de dérapage budgétaire pour ce club qui disputait sa deuxième saison consécutive en quatrième division nationale.
Un budget de 7 M€ encadré par la DNCG
Pour la saison 2025-2026, la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) avait approuvé un budget de fonctionnement d’environ 7 millions d’euros. La masse salariale des joueurs était plafonnée à environ 1,2 million d’euros - une contrainte forte pour un club qui visait le haut du tableau de National 2.
Selon Sud Ouest, le déficit d’exploitation de la saison, estimé à environ 3,5 M€, a été comblé sans dépassement. Les résultats en sponsoring ont été meilleurs que lors de l’exercice précédent, ce qui a contribué à tenir l’enveloppe globale, toujours selon Sud Ouest. La direction affirme vouloir rester « raisonnable » sur la masse salariale, tout en figurant parmi les budgets les plus élevés du National 2.
Le plan de continuation, une colonne vertébrale fragile mais tenue
Le contexte financier des Girondins reste singulier dans le football français. Le tribunal de commerce de Bordeaux a homologué le 24 juin 2025 un plan de continuation qui ramène la dette du club de quelque 94 millions d’euros à 26 millions, remboursables sur dix à onze ans. La première échéance - 4,7 M€ versés aux créanciers - a été honorée à cette date, selon RMC Sport et Sud Ouest.
Gérard Lopez a apporté 9 millions d’euros pour couvrir l’ensemble de la saison : déficit d’exploitation inclus et première tranche du plan de remboursement provisionnée. C’est cet apport qui a permis à la DNCG de valider le dossier. Le directeur général confirme que ces échéances ont bien été respectées.
Pour les supporters bordelais qui suivent de près la vie de leur ville, cette stabilité financière contraste avec les turbulences des années de relégation.
Contexte dans la Gironde
Les Girondins de Bordeaux sont le principal club de football professionnel de la Gironde, département de 1,6 million d’habitants. Longtemps pensionnaire de Ligue 1 - six titres de champion de France, une Coupe UEFA - , le club a été relégué administrativement en National lors de la saison 2022-2023 après une liquidation judiciaire évitée de justesse. Il évolue depuis en quatrième division (National 2) sous la houlette de Gérard Lopez, repreneur désigné par le tribunal de commerce.
La situation est scrutée de près par la DNCG, qui conditionne chaque saison le droit de participation au calendrier des remboursements. Une saison supplémentaire en National 2 pèserait davantage sur les finances : selon Sud Ouest, les recettes de billetterie et le sponsoring sont mécaniquement inférieurs à ceux d’une division supérieure, ce qui rend le respect du budget d’autant plus significatif.
Dans ce contexte, la Gironde suit avec attention le redressement d’un club qui représente un actif économique et symbolique majeur pour la métropole bordelaise.
La saison prochaine déjà en préparation
Le dossier pour la saison 2026-2027 est déjà sur la table de la DNCG : le projet de budget a été envoyé avant la date limite du 15 mai 2026, selon Sud Ouest. Un nouvel apport actionnaire d’environ 9 millions d’euros - déficit prévisionnel et nouvelles échéances du plan - sera nécessaire, à injecter ou à mettre sous séquestre.
Des discussions sont par ailleurs en cours avec un investisseur extérieur. Selon Sud Ouest et WebGirondins, Franck Tuil, via Sparta Capital Management, est évoqué pour une prise de participation majoritaire. Le calendrier de ces négociations n’a pas été précisé publiquement. Le club fait également face à une interdiction de recrutement FIFA, actuellement en recours, qui pourrait compliquer la constitution de l’effectif pour la prochaine saison.
La saison sportive se clôt donc sur un satisfecit financier limité mais réel : les comptes sont à l’équilibre prévu, et le plan de continuation tient sa trajectoire. Le verdict sportif sur la montée - ou non - en National 1 reste, lui, à rendre.
Sources
- WebGirondins : Girondins : "Le budget a été respecté", assure la direction bordelaise
- Sud Ouest : ENTRETIEN. Girondins de Bordeaux. La saison, les finances, le sportif… : « Se retrousser les manches »
- Sud Ouest : Girondins de Bordeaux. La DNCG approuve le budget pour la saison de National 2 et encadre la masse salariale
- RMC Sport / BFM TV : Bordeaux: bonne nouvelle pour les Girondins, le plan de continuation de Gérard Lopez adopté par le tribunal de commerce