Grand Est : économie atone en 2025, mais l’Alsace tire son épingle du jeu
L'emploi salarié recule de 0,4 % dans la région, tandis qu'Obernai accueille un investissement britannique de 11 millions d'euros.
L'économie du Grand Est a reculé dans la plupart de ses secteurs en 2025, selon l'INSEE et Les Echos. L'Alsace fait exception, captant près de la moitié des investissements étrangers de la région. À Obernai, un site industriel britannique illustre cette dynamique.
Le tableau économique du Grand Est en 2025 est sombre dans l’ensemble. L’emploi salarié a reculé de 0,4 % par rapport à 2024, et l’activité a diminué dans la plupart des secteurs, selon Les Echos. Le bâtiment est particulièrement touché : le volume d’heures rémunérées dans la construction a chuté de 1,7 % au deuxième trimestre 2025, d’après l’INSEE. Le taux de chômage reste stable à 7,2 % de la population active au troisième trimestre, selon les données de l’organisme public.
Dans le Bas-Rhin, les défaillances d’entreprises ont progressé de 7 % en 2025, derrière l’Aube (24 %) et la Moselle, selon La Gazette France. Paradoxe : les créations d’entreprises dans le Grand Est ont tout de même progressé de 1,7 %, atteignant 68 154 nouvelles structures contre 67 017 en 2024, d’après Bpifrance Création.
L’Alsace, aimant à capitaux étrangers
L’Alsace concentre moins de 15 % de la superficie du Grand Est, mais a capté 94 des 198 projets d’investissements étrangers enregistrés dans la région en 2025, soit près de la moitié des décisions, pour un total de 4 milliards d’euros, selon alsace.com. Une attractivité qui tranche avec la morosité régionale.
À Obernai, l’entreprise britannique Loadhog a investi 11 millions d’euros dans un site de production de 5 000 m² dédié à la fabrication de contenants plastiques pour la logistique, toujours selon alsace.com. Un exemple concret de l’ancrage industriel alsacien dans un contexte international difficile.
Un précédent qui parle
Ce n’est pas la première fois que l’Alsace traverse une période d’activité ralentie. En 2012 déjà, l’INSEE avait décrit une économie alsacienne atone, avec un emploi en léger recul, selon Rue89 Strasbourg. Le parallèle avec 2025 est notable, même si le contexte européen diffère : en 2024, la France affichait une croissance du PIB de 1,2 %, mais l’Allemagne voisine restait en récession, pesant sur les échanges transfrontaliers.
Pour 2026, la Région Grand Est a adopté un budget primitif de 4,14 milliards d’euros, dont plus d’un milliard orienté vers la jeunesse, les lycées et la formation, selon le Conseil régional.
Prochaine étape : La séance plénière du Conseil régional est prévue le 25 juin 2026 à Metz, selon le calendrier officiel de la Région. Les bilans économiques devraient figurer à l’ordre du jour.