Grenoble : incendie criminel au salon Queen Hair, une douzaine d’habitants évacués

Dans la nuit du 2 au 3 juin, un salon de coiffure du quartier Championnet a été entièrement détruit, deux suspects encagoulés ont pris la fuite.

Grenoble : incendie criminel au salon Queen Hair, une douzaine d'habitants évacués
Illustration Julien Moreau / info.fr

Un incendie d'origine criminelle a ravagé le salon Queen Hair, au 1 rue Condorcet à Grenoble, dans la nuit du 2 au 3 juin 2026 vers 1h du matin. Une douzaine d'habitants ont été évacués par grande échelle. La police privilégie la piste criminelle après le témoignage d'un riverain.

L’essentiel

  • Heure : Incendie déclaré vers 1h du matin (autour de 00h59) dans la nuit du 2 au 3 juin 2026, 1 rue Condorcet, quartier Championnet.
  • Victimes : 2 personnes légèrement intoxiquées (une femme de 25 ans, un homme de 26 ans) transportées au CHU de Grenoble ; aucun décès.
  • Évacuation : 11 à 16 occupants d’un immeuble de 4 étages secourus, dont plusieurs extraits par grande échelle des sapeurs-pompiers de l’Isère (SDIS 38).
  • Témoins : Un riverain a entendu une explosion et vu deux à trois individus encagoulés s’enfuir, l’un d’eux filmant la scène avec un smartphone.
  • Dégâts : Salon Queen Hair entièrement détruit ; cage d’escalier de l’immeuble partiellement détruite.

Une explosion dans la nuit, le salon réduit en cendres

Vers 00h59 dans la nuit du 2 au 3 juin 2026, les riverains du quartier Championnet sont réveillés par une détonation. Le salon Queen Hair, établissement de coiffure et maquillage pour femmes situé au 1 rue Condorcet, est en feu. Les flammes progressent rapidement dans les locaux commerciaux du rez-de-chaussée avant de menacer la cage d’escalier de l’immeuble.

Les sapeurs-pompiers de l’Isère (SDIS 38) interviennent avec lance à eau et grande échelle. Selon Le Dauphiné Libéré et France 3 Régions, le salon est entièrement détruit au terme de l’intervention. La cage d’escalier est partiellement détruite. Le commerce, actif sur Instagram sous le compte @queen_hair38, ne présente plus que des décombres calcinés au matin du 3 juin.

Deux individus encagoulés en fuite : la piste criminelle retenue

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Un témoin a alerté les secours après avoir entendu l’explosion. Il rapporte avoir vu deux, voire trois individus encagoulés quitter les lieux en courant, l’un d’eux filmant la scène avec son smartphone. Ces éléments, recueillis par la police nationale, orientent immédiatement l’enquête vers une origine criminelle, selon ICI (France Bleu Isère) et France 3 Régions.

La police nationale a ouvert une enquête. À ce stade, aucune information officielle n’a été communiquée sur les auteurs ni sur leurs motivations.

Marine Chiaberto, déléguée départementale Reconquête! en Isère, a réagi sur X en qualifiant l’acte d’« ignoble » et en confirmant que « les enquêteurs privilégient la piste criminelle ».

Onze à seize habitants secourus, deux hospitalisés

L’immeuble de quatre étages surplombant le commerce abrite une douzaine de locataires. Dans la nuit, les pompiers procèdent à l’évacuation par grande échelle : selon Place Gre’net, 11 personnes sont extraites par ce moyen, pour un total de 14 à 16 occupants concernés selon les sources. Deux d’entre eux - une femme de 25 ans et un homme de 26 ans - présentent une légère intoxication aux fumées et sont transportés au CHU de Grenoble. Aucun décès n’est à déplorer. Les interventions nocturnes de grande ampleur mobilisant lance à eau et grande échelle simultanément restent des opérations complexes en milieu urbain dense.

Contexte dans l’Isère : une série d’attaques contre des commerces grenoblois

Cet incendie ne survient pas isolément. Place Gre’net et France 3 Régions rappellent qu’au moins quatre autres commerces grenoblois ont été visés au premier semestre 2026 :

  • La boulangerie-pâtisserie Au Chardon Bleu, détruite par une voiture-bélier le 30 mai 2026.
  • Le restaurant Le Phouket, place Saint-Bruno, visé en mars 2026.
  • Une boucherie, touchée en février 2026.
  • L’ancien bar SOS Apéro, en avril 2026.

Grenoble, préfecture de l’Isère et troisième ville d’Auvergne-Rhône-Alpes avec environ 160 000 habitants, concentre depuis plusieurs années des tensions liées à des affrontements entre groupes rivaux, dont certains se traduisent par des attaques contre des commerces. La multiplication des incidents en 2026 alerte les commerçants du centre-ville et pousse plusieurs élus à interpeller les services de l’État. La question de la sécurité des centres-villes revient régulièrement dans le débat local.

À Grenoble même, les enquêtes sur des véhicules incendiés ont mis en lumière l’importance croissante de la vidéosurveillance dans les investigations criminelles. Les images de caméras de voirie pourraient s’avérer déterminantes dans l’affaire du salon Queen Hair.

Enquête en cours, le commerce anéanti

La police nationale poursuit ses investigations. Les images filmées par le suspect lui-même, ainsi que les témoignages des riverains, constituent les principales pistes à ce stade. Les propriétaires et gérants du salon Queen Hair n’ont pas fait de déclaration publique au 4 juin 2026.

La réouverture du 1 rue Condorcet reste conditionnée aux conclusions de l’enquête judiciaire et à l’évaluation structurelle de l’immeuble, dont la cage d’escalier a subi des dommages.

Sources

Julien Moreau

Julien Moreau

Julien est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Isère (38), avec Grenoble pour chef-lieu. Spécialité du département : recherche micronano (CEA-Leti) et stations alpines. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Auvergne-Rhône-Alpes.

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