Grenoble : un journaliste propose de fusionner inauguration de la Tour Perret et feu d’artifice du 14 juillet
Stéphane Nicolas suggère de regrouper les deux événements au parc Paul-Mistral pour réduire les dépenses municipales.
Le journaliste grenoblois Stéphane Nicolas a proposé le 12 juin 2026 de réunir l'inauguration festive de la Tour Perret et le feu d'artifice du 14 juillet au même endroit et le même jour. Une idée soumise au débat public, sans réponse officielle de la Ville à ce stade.
L’essentiel
- Inauguration prévue : fête de réouverture de la Tour Perret le 10 juillet 2026, de 17h à 23h, au parc Paul-Mistral.
- Fermeture longue : la tour est fermée au public depuis 1960, soit plus de 60 ans ; classée monument historique en 1998.
- Coût de restauration : 15,5 millions d’euros, financés par l’État, le Département de l’Isère et une collecte de mécénat.
- Feu d’artifice habituel : le 14 juillet, organisé au parc Jean-Verlhac (quartier Villeneuve), à l’autre bout de la ville.
La proposition sur X
Le 12 juin 2026, Stéphane Nicolas (@stef_38), journaliste et animateur local grenoblois, a publié une question sur le réseau social X :
L’idée : regrouper l’inauguration festive de la Tour Perret et le feu d’artifice du 14 juillet au même endroit, le même soir, en invoquant des économies budgétaires. La proposition est individuelle. Aucune institution n’a répondu publiquement à ce jour.
Deux événements, deux lieux distincts
L’inauguration festive de la Tour Perret est programmée le vendredi 10 juillet 2026, de 17h à 23h, au pied de la tour dans le parc Paul-Mistral, selon le calendrier officiel de la Ville de Grenoble. L’ouverture au public est fixée au lendemain, 11 juillet.
Le feu d’artifice du 14 juillet, lui, se tient traditionnellement au parc Jean-Verlhac, dans le quartier Villeneuve, avec animations et buvette sur place, comme le précise un appel d’offres municipal récent. Les deux sites sont distants de plusieurs kilomètres.
La fusion impliquerait donc de déplacer le feu d’artifice au parc Paul-Mistral - ou d’avancer sa date au 10 juillet - deux décisions qui appartiennent à la Ville. La mairie n’a pas commenté la suggestion.
Contexte dans l’Isère
La Tour Perret, haute de 90 mètres, a été construite en 1924-1925 par les architectes Auguste et Gustave Perret pour l’Exposition internationale de la houille blanche. Fermée depuis 1960, classée monument historique en 1998, elle fait l’objet d’une restauration à 15,5 millions d’euros, selon la Ville de Grenoble. Sa réouverture constitue un événement patrimonial majeur pour l’Isère.
Le sommet de la tour a par le passé servi de support pyrotechnique pour des feux du 14 juillet, selon des sources historiques locales et Wikipedia. Ce précédent nourrit en partie la logique de la proposition.
Dans ce contexte, Grenoble concentre une activité institutionnelle soutenue cet été. Le budget 2026 de Grenoble Alpes Métropole s’élève à 820,6 millions d’euros, dont 322 millions en investissement, soit +13 % par rapport à 2025, selon les chiffres officiels de la métropole.
Une idée sans suite officielle
La proposition de Stéphane Nicolas relève du débat citoyen en ligne. Elle pointe une question concrète : deux événements festifs organisés à quatre jours d’intervalle dans une même ville représentent deux budgets distincts de logistique, de sécurité et d’animation. Aucun élu ni service municipal n’a pris position publiquement sur une éventuelle mutualisation.
La réouverture de la Tour Perret au public est confirmée pour le 11 juillet 2026, indépendamment de toute décision sur le feu d’artifice. D’autres actualités grenobloises animent par ailleurs l’agenda local de cet été.
