Grenoble : l’UNEF relance sa campagne ‘Sans-Facs’ pour les refusés de Parcoursup et Mon Master

Le syndicat étudiant appelle les recalés à le contacter et organise une conférence de presse le 2 juin devant la présidence de l'UGA.

Grenoble : l'UNEF relance sa campagne 'Sans-Facs' pour les refusés de Parcoursup et Mon Master
Illustration Julien Moreau / info.fr

L'UNEF Grenoble a lancé ce lundi 1er juin 2026 sa campagne annuelle des 'Sans-Facs', destinée aux étudiants sans affectation sur Parcoursup ou Mon Master. Une conférence de presse est prévue le lendemain, 16h30, devant la présidence de l'Université Grenoble Alpes.

L’essentiel

  • Lancement : Campagne ‘Sans-Facs’ annoncée par l’UNEF Grenoble le 1er juin 2026 via ses réseaux sociaux.
  • Conférence de presse : Prévue le 2 juin à 16h30 devant la présidence de l’UGA (campus Saint-Martin-d’Hères).
  • Pression nationale : Plus de 103 000 candidats sans proposition à l’issue de la phase principale Parcoursup 2025 ; 270 400 candidatures pour 151 887 places sur Mon Master 2026.
  • UGA : Selon France 3, 80 000 candidatures pour 12 000 places lors de la dernière session.
  • Bilan 2025 : 5 inscriptions obtenues après quatre mois de mobilisation du collectif grenoblois, selon France 3 Alpes.

L’appel du 1er juin

L’UNEF Grenoble a publié lundi matin un message sans ambiguïté sur ses réseaux : contacter le syndicat si l’on est refusé sur Parcoursup ou Mon Master. Le syndicat cible les lycéens et étudiants qui n’ont reçu aucune proposition satisfaisante, ou aucune proposition du tout.

La campagne est reconduite chaque année depuis plusieurs sessions. Elle s’adresse aussi aux candidats à l’entrée en master via la plateforme Mon Master, ainsi qu’aux étudiants étrangers passant par Études en France.

Conférence de presse le 2 juin devant l’UGA

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L’UNEF Grenoble a également annoncé une conférence de presse « contre la sélection » pour le mardi 2 juin 2026 à 16h30, devant la présidence de l’Université Grenoble Alpes, en face de la bibliothèque universitaire Jacques-Fourier sur le campus de Saint-Martin-d’Hères.

Cette prise de parole publique doit permettre au syndicat et au collectif des sans-facs de documenter les cas locaux et de formuler des demandes auprès de l’établissement.

Une mobilisation ancrée dans le territoire

La campagne grenobloise n’est pas nouvelle. En juillet 2025, une quarantaine de militants s’étaient rassemblés devant la présidence de l’UGA pour exiger l’inscription de tous, selon Place Gre’net et France 3, qui ont suivi l’action tout au long de l’été. En octobre 2025, 21 étudiants étaient encore sans proposition sur le campus de Saint-Martin-d’Hères, selon France 3 Alpes. Cinq d’entre eux avaient finalement obtenu une inscription après quatre mois de démarches collectives.

Léonce Doulat, président de l’UNEF Grenoble, déclarait en octobre 2025 à France 3 : « On fait de l’université publique un lieu de plus en plus fermé à une partie de la population. C’est fermé aux classes populaires, aux enfants d’ouvriers, aux étudiants étrangers. Notre objectif est de combattre cette logique de sélection sociale et raciste. »

Le collectif avait également publié un communiqué fin 2025 faisant état d’une « victoire » partielle de la campagne grenobloise, relayé par l’UNEF sur X.

Contexte dans l’Isère

L’Université Grenoble Alpes est l’un des plus grands établissements d’enseignement supérieur en dehors de Paris. Selon France 3 Alpes, la dernière session recensait 80 000 candidatures pour 12 000 places, un ratio qui illustre la pression à l’entrée. Le campus principal, situé à Saint-Martin-d’Hères, accueille la majorité des formations de licence et de master ciblées par la campagne.

L’Isère concentre aussi un tissu associatif et syndical étudiant dense, avec plusieurs organisations actives sur les campus grenoblois. La campagne des Sans-Facs bénéficie d’une couverture locale régulière, notamment via les médias isérois qui suivent les mobilisations d’une session à l’autre.

Une tension nationale amplifiée en 2026

Les chiffres nationaux donnent la mesure du problème. À l’issue de la phase principale de Parcoursup 2025, plus de 103 000 candidats - dont environ 50 800 lycéens - n’avaient reçu aucune proposition, selon Le Monde et TF1 Info. Un nombre en hausse par rapport aux sessions précédentes.

Côté master, la tension est encore plus marquée pour 2026. Selon L’Étudiant et les données du ministère de l’Enseignement supérieur, 270 400 candidats ont confirmé au moins une candidature sur Mon Master, soit 8 % de plus qu’en 2025. En face : 151 887 places offertes, en baisse de 13,5 % par rapport à l’année précédente. Le déséquilibre entre l’offre et la demande s’aggrave, ce qui alimente mécaniquement le nombre de sans-facs potentiels à la rentrée 2026.

La conférence de presse du 2 juin permettra de mesurer l’ampleur locale du phénomène pour cette nouvelle session. Les étudiants refusés peuvent contacter l’UNEF Grenoble via ses réseaux sociaux.

Sources

Julien Moreau

Julien Moreau

Julien est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Isère (38), avec Grenoble pour chef-lieu. Spécialité du département : recherche micronano (CEA-Leti) et stations alpines. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Auvergne-Rhône-Alpes.

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