GSCF : des élus des Pyrénées-Orientales en lice pour accueillir le futur centre national
L'ONG fondée en 1999 cherche un nouveau territoire pour son centre dédié aux catastrophes décision attendue fin juin 2026.
Le Groupe de Secours Catastrophe Français (GSCF) a lancé un appel aux territoires pour accueillir son futur centre national. Des élus des Pyrénées-Orientales ont manifesté leur intérêt, selon l'ONG. La décision est attendue dans les jours suivant son Assemblée Générale du 13-14 juin 2026.
L’essentiel
- 6 territoires candidats : Lot-et-Garonne (Laplume), communauté d’agglomération de Pau, Pyrénées-Orientales, Jura, Meuse et Aisne ont contacté le GSCF, selon l’ONG.
- Décision imminente : l’Assemblée Générale s’est tenue les 13 et 14 juin 2026 à Maresquel ; le choix du territoire est attendu d’ici fin juin 2026.
- Structure modeste mais active : le GSCF compte 180 adhérents, 5 salariés, plus de 200 missions depuis 1999 sur cinq continents, et dépend à 70 % des dons.
- Aucune confirmation locale : ni la préfecture du 66, ni le SDIS 66, ni la mairie de Perpignan n’ont confirmé de démarche officielle à ce stade.
Un appel aux régions lancé par le GSCF
Le GSCF a rendu public son « Projet national 2027 » : créer un centre opérationnel dédié aux catastrophes, destiné à stocker du matériel stratégique, former des intervenants et appuyer les collectivités face aux risques majeurs - séismes, inondations, feux de forêt. L’ONG, actuellement installée à Maresquel-Ecquemicourt dans le Pas-de-Calais depuis sa fondation en 1999, cherche un nouveau territoire d’implantation.
Plusieurs zones géographiques ont répondu à l’appel. Le GSCF cite lui-même le Lot-et-Garonne, la communauté d’agglomération de Pau, les Pyrénées-Orientales, le Jura, la Meuse et l’Aisne. Le compte officiel de l’organisation a résumé la situation sur X :
Les Pyrénées-Orientales dans la course
Pour le département, la mention provient exclusivement des communications du GSCF, reprises par La Voix du Nord le 15 juin 2026. Des élus du 66 auraient sollicité l’organisation, sans que leur identité ou leur niveau de représentation (conseil départemental, intercommunalité, commune) soit précisé dans les sources disponibles.
Aucune confirmation officielle locale n’a été identifiée à ce stade : ni la préfecture des Pyrénées-Orientales, ni le SDIS 66, ni la mairie de Perpignan n’ont communiqué sur le sujet. La candidature reste donc, pour l’heure, une démarche portée par des élus non identifiés publiquement, sans engagement institutionnel formalisé.
Ce que le GSCF représente concrètement
L’ONG a été fondée en 1999 par Thierry Velu, sapeur-pompier professionnel, réélu président lors de l’AG du 13 juin 2026. Elle intervient dans plus de 35 pays et revendique plus de 200 missions internationales depuis sa création - tsunami en Thaïlande, séismes à Haïti, en Turquie et au Népal, notamment.
Ses moyens restent limités : 180 adhérents aptes aux missions, 5 salariés. Son modèle financier dépend à 70 % des donateurs, à 20 % de partenariats privés et mécénats, et à 10 % des collectivités locales du Pas-de-Calais et des Hauts-de-France, selon La Voix du Nord. Un déménagement vers un autre territoire impliquerait donc une recomposition partielle de ce financement public local.
Le futur centre national, tel que décrit dans le Projet national 2027, ne serait pas uniquement un entrepôt logistique. Il intégrerait des capacités de formation et servirait de point d’appui pour les collectivités confrontées à des risques majeurs - un profil qui pourrait intéresser un département comme les Pyrénées-Orientales, exposé aux feux de forêt et aux inondations. Mais cette adéquation n’a pas été formalisée par les élus locaux dans les sources disponibles.
Contexte dans les Pyrénées-Orientales
Le département est classé parmi les plus exposés aux risques naturels en France métropolitaine : incendies de forêt dans les Albères et les Corbières, crues torrentielles des cours d’eau (Tech, Têt, Agly), risque sismique modéré dans la zone pyrénéenne. Le SDIS 66 gère ces interventions avec les moyens départementaux, mais aucun centre national de stockage spécialisé n’est implanté sur le territoire.
Un projet comme celui du GSCF représenterait une infrastructure nouvelle pour le département, à mi-chemin entre logistique humanitaire et protection civile. Des initiatives similaires existent dans d’autres régions : la sécurité civile dispose de ses propres colonnes de renfort, mais les ONG spécialisées restent peu implantées durablement en dehors de l’Île-de-France. Des initiatives associatives autour des SDIS illustrent néanmoins l’ancrage territorial que peuvent développer ces structures.
Calendrier : décision attendue fin juin
L’AG du GSCF les 13 et 14 juin 2026 à Maresquel a posé les bases de la décision. Selon le site officiel de l’ONG, le choix du territoire d’implantation du centre national est attendu dans les prochains jours, soit d’ici fin juin 2026. Le GSCF n’a pas précisé les critères retenus pour départager les candidatures : foncier disponible, soutien financier des collectivités, accessibilité logistique.
La candidature des Pyrénées-Orientales sera connue - ou infirmée - à l’issue de ce processus. Les élus locaux concernés n’ont pas communiqué publiquement sur leurs engagements éventuels.
Sources
- GSCF (officiel) : GSCF à la croisée des chemins – Projet national 2027
- GSCF (officiel) : Projet national 2027
- La Voix du Nord : Une ONG très connue dans le Montreuillois songe à s'implanter dans le Midi
- JDS / La Voix du Nord : Les Hauts-de-France pourraient accueillir en 2027 le premier centre national dédié aux secours
