Guadeloupe : alerte sécheresse sur Grande-Terre et Désirade depuis le 4 juin, les restrictions détaillées

Un arrêté préfectoral signé le 4 juin 2026 interdit aux particuliers plusieurs usages de l'eau sur Grande-Terre et La Désirade, en raison de la baisse des nappes phréatiques.

Guadeloupe : alerte sécheresse sur Grande-Terre et Désirade depuis le 4 juin, les restrictions détaillées
Illustration Marie-Claire Naboulet / info.fr

Le préfet de la Guadeloupe a placé Grande-Terre et La Désirade en alerte sécheresse par arrêté du 4 juin 2026. Des restrictions strictes s'appliquent aux particuliers dès à présent. Le reste de l'archipel, hors Marie-Galante, est en vigilance.

L’essentiel

  • Arrêté signé le 4 juin 2026 : Grande-Terre et La Désirade classées en alerte sécheresse ; Basse-Terre et autres zones (hors Marie-Galante) en vigilance.
  • Restrictions immédiates : interdiction de remplir les piscines, de laver les véhicules à domicile, d’arroser pelouses et massifs floraux sur les territoires en alerte.
  • Nappes phréatiques : sur 13 stations piézométriques surveillées à Grande-Terre, plusieurs affichent un niveau en alerte ou en crise.
  • Précédent : un premier arrêté similaire avait déjà été pris le 17 avril 2026 sur ces mêmes territoires.
  • Dérogation : arrosage des potagers autorisé entre 20h et minuit en zone alerte.

Un arrêté préfectoral en réponse à la dégradation des nappes

Le préfet de la Guadeloupe a signé le 4 juin 2026 un arrêté plaçant Grande-Terre et La Désirade en situation d’alerte sécheresse. Le reste de l’archipel - à l’exception de Marie-Galante - passe en vigilance sécheresse. L’arrêté et le communiqué de presse de la DEAL sont disponibles sur guadeloupe.gouv.fr.

Le motif est hydrologique. Selon la préfecture et la DEAL, les nappes phréatiques de Grande-Terre ont enregistré une baisse régulière. Sur les 13 stations piézométriques suivies par le BRGM, plusieurs affichent un niveau en alerte ou en crise. À cela s’ajoute un déficit pluviométrique persistant, caractéristique de la saison du carême. Guadeloupe La 1ère rapporte également que les débits des cours d’eau de Basse-Terre restent inférieurs à la normale, malgré quelques épisodes pluvieux récents.

Ce qui est interdit en zone alerte (Grande-Terre et Désirade)

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Selon le dispositif sécheresse de la DEAL Guadeloupe, les particuliers résidant en zone alerte sont soumis aux interdictions suivantes :

  • Remplir ou vidanger les piscines individuelles ;
  • Laver les véhicules à domicile (les stations de lavage restent autorisées) ;
  • Nettoyer allées, terrasses et façades ;
  • Arroser pelouses, massifs floraux, terrains de sport et golfs.

Une dérogation s’applique pour l’arrosage des potagers, autorisé uniquement entre 20h et minuit. L’irrigation agricole et les usages industriels sont encadrés ou proscrits selon les activités. Les restrictions applicables commune par commune sont consultables sur vigieau.gouv.fr.

Vigilance sans obligation sur le reste de l’archipel

En zone de vigilance - Basse-Terre et les autres communes hors Marie-Galante - aucune restriction obligatoire n’est imposée. La préfecture et les mairies appellent néanmoins les habitants à adopter des gestes économes. La mairie du Gosier a relayé l’alerte sur X le 5 juin 2026, invitant à « préserver la ressource en eau et limiter le gaspillage ».

Pour les habitants de communes déjà fragilisées par des événements récents comme Port-Louis, la vigilance hydrique s’ajoute à d’autres tensions sur les ressources locales.

Contexte dans la Guadeloupe (971)

La Guadeloupe applique un dispositif sécheresse à trois niveaux - vigilance, alerte, crise - piloté par la DEAL et la préfecture, avec un suivi pluviométrique assuré par Météo France et un suivi piézométrique par le BRGM. Ce cadre réglementaire est activé chaque année durant le carême, période de sécheresse naturelle de l’archipel.

Un premier arrêté d’alerte avait déjà été pris le 17 avril 2026 sur Grande-Terre et La Désirade, avec des mesures comparables. À cette date, selon la préfecture, on dénombrait une station en crise et huit en alerte sur les 13 suivies. L’arrêté du 4 juin 2026 signale donc une dégradation continue depuis le printemps.

Le décès récent du maire de Capesterre-de-Marie-Galante, Jean-Claude Maes, rappelle par ailleurs que Marie-Galante reste à l’écart des deux niveaux d’alerte actuels - sa situation hydrologique fait l’objet d’un suivi distinct.

Ce que recommande la préfecture

Au-delà des interdictions formelles, la préfecture demande à l’ensemble des Guadeloupéens d’adopter des comportements économes : couper les robinets inutiles, récupérer les eaux de pluie, privilégier les douches courtes, signaler les fuites sur le réseau public. Ces gestes sont relayés sur guadeloupe.gouv.fr et par les mairies.

La situation sera réévaluée en fonction de l’évolution des relevés piézométriques et des données pluviométriques de Météo France. En cas de dégradation supplémentaire, le niveau de crise - le plus élevé du dispositif - pourrait être déclenché sur tout ou partie du territoire.

Sources

Marie-Claire Naboulet

Marie-Claire Naboulet

Marie-Claire est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Guadeloupe (971), avec Basse-Terre pour chef-lieu. Spécialité du département : archipel antillais et rhum agricole AOC. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Outre-mer.

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