Haute-Corse : un accord trouvé pour sécuriser la rentrée de Scola Corsa
Après plus de huit heures de négociations, l'État, la Collectivité de Corse et Scola Corsa s'accordent sur six postes et une solution de financement pérenne.
Au terme d'une journée de discussions tendues le 25 juin 2026, un accord a été trouvé pour garantir la rentrée scolaire du réseau d'écoles immersives. Six postes d'enseignants seront contractualisés d'ici la fin de la semaine, et une solution juridique est attendue sous huitaine.
L’essentiel
- Accord trouvé le 25 juin 2026 après plus de 8 heures de négociations.
- Six postes d’enseignants supplémentaires contractualisés d’ici la fin de la semaine.
- Solution juridique à finaliser sous huitaine pour pérenniser le budget de Scola Corsa.
- Conflit portait sur le recours de l’État contre une subvention de 1,3 million d’euros.
- Mobilisation des parents d’élèves, avec occupation pacifique de la préfecture de Bastia le 16 juin.
Ce qui s’est passé
Le 25 juin 2026, après plus de huit heures de discussions intenses entre les délégations réunies à Bastia et Ajaccio, un accord a été trouvé pour assurer la rentrée scolaire du réseau d’écoles immersives Scola Corsa. Les négociations ont mobilisé le préfet de Corse Eric Jalon, la préfète de Haute-Corse Véronique Deprez-Boudier, et le président de l’exécutif de Corse Gilles Simeoni, selon Stampa Paese.
Les détails de l’accord
L’accord prévoit la contractualisation immédiate de six postes d’enseignants supplémentaires d’ici la fin de la semaine, a indiqué Radio Calvi. Par ailleurs, l’État et la Collectivité de Corse s’engagent à finaliser sous huitaine une solution juridique et technique pour pérenniser le budget de fonctionnement du réseau associatif, précise Corsicainfurmazione.org.
Le contexte du conflit
Le conflit avait éclaté après le recours de l’État contre une subvention de 1,3 million d’euros votée par la Collectivité de Corse pour l’exercice 2025-2026. Ce financement était destiné à soutenir les écoles immersives en langue corse. L’Assemblée de Corse, réunie en session extraordinaire les 25 et 26 juin, a adopté une motion de soutien portée par le groupe Fà Populu Inseme pour défendre l’école immersive, selon la même source.
Mobilisation et réactions politiques
Le 16 juin, une vingtaine de parents d’élèves avaient occupé pacifiquement la préfecture de Haute-Corse à Bastia, posant un ultimatum de 48 heures à l’État, comme l’avait rapporté info.fr. Les partis nationalistes PNC et Avanzemu ont qualifié l’accord de « première avancée importante » tout en rappelant la nécessité d’un modèle économique pérenne, selon Corsicainfurmazione.org.
Contexte dans le département
La Haute-Corse, département de Corse, compte cinq sites immersifs de Scola Corsa, créée en 2021, situés à Bastia, Biguglia, Corti, Lucciana, et Sarrula è Carcupinu (Stampa Paese). Le réseau accueille plusieurs centaines d’élèves dans un enseignement bilingue français-corse. Ce dossier est suivi de près par les élus et la population, alors que la langue corse bénéficie d’un statut particulier depuis 2013.
Ailleurs en France, d’autres préfectures ont géré des dossiers sensibles, comme la subvention de 750 000 € pour le nouveau siège de Terre d’Auge à Pont-l’Évêque ou la vigilance orange canicule déclenchée en Haute-Vienne.
Prochaine étape
La Collectivité de Corse et l’État doivent désormais finaliser sous huitaine le cadre juridique et budgétaire définitif, comme convenu dans l’accord. Les associations de parents d’élèves restent vigilantes quant à la mise en œuvre concrète pour la rentrée de septembre 2026.