Haute-Savoie : après un double drame, la préfecture lance une campagne anti-noyades
Face à la double noyade de deux jeunes hommes dans le lac d'Annecy le 23 juin, les autorités multiplient les actions de sensibilisation sur les plages.
La sous-préfète Hayat Slimani a mené une première action de sensibilisation aux Marquisats le 25 juin, suivie d'une journée de mobilisation interservices le 27 juin à la plage d'Albigny. L'objectif rappeler les gestes qui sauvent alors que le département est en vigilance orange canicule.
L’essentiel
- Double drame : deux hommes de 23 ans se sont noyés dans le lac d’Annecy le 23 juin 2026.
- Action préfectorale : la sous-préfète Hayat Slimani a sensibilisé le public aux Marquisats le 25 juin.
- Mobilisation interservices : une journée de prévention a été organisée le 27 juin à la plage d’Albigny avec pompiers, gendarmerie et association de sauvetage.
- Chiffres 2025 : le SDIS 74 a recensé 58 interventions aquatiques et 6 décès dans le lac d’Annecy.
- Canicule : le département est en vigilance orange, ce qui accroît le risque d’hydrocution.
Une double noyade qui a marqué le département
Le 23 juin 2026, deux jeunes hommes de 23 ans se sont noyés dans le lac d’Annecy. Le corps de la première victime a été retrouvé aux Marquisats. Le second a été repêché le 26 juin au large de Sévrier, selon les informations d’info.fr. Ce drame a provoqué une onde de choc dans la région et a conduit les autorités à accélérer leur campagne de prévention.
La préfecture se mobilise sur les plages
Dès le 25 juin, la sous-préfète chargée de mission Hayat Slimani a mené une action de sensibilisation sur la plage des Marquisats, indique la préfecture de la Haute-Savoie. Deux jours plus tard, le samedi 27 juin, une journée de mobilisation interservices s’est tenue sur la plage d’Albigny à Annecy.
L’opération a réuni les sapeurs-pompiers du SDIS 74, la gendarmerie, la préfecture et l’association Annecy Sauvetage Secourisme, rapporte la commune de Sévrier. Des initiations gratuites aux premiers secours et des séances de natation pour enfants de vingt minutes ont été proposées. Des bracelets de sécurité ont également été distribués aux familles pour faciliter l’identification rapide des enfants en cas de perte de vue.
Sur X, le compte officiel de la préfecture rappelle les gestes simples qui permettent d’éviter la majorité des accidents : ne pas se baigner après un repas copieux, entrer progressivement dans l’eau pour éviter l’hydrocution, surveiller les enfants en permanence et respecter les zones de baignade autorisées.
Les gestes qui sauvent
La préfecture insiste sur les consignes de base à respecter tout au long de l’été. En période de canicule, le choc thermique est un danger majeur. Le département est actuellement placé en vigilance orange canicule par Météo-France, ce qui augmente le risque d’hydrocution. Il est conseillé de se mouiller la nuque et les poignets avant d’entrer dans l’eau, et de ne pas s’exposer au soleil trop longtemps avant la baignade. Les autorités rappellent aussi l’importance de la surveillance active des enfants : un adulte doit être désigné et ne pas quitter des yeux les plus jeunes. Ces messages sont diffusés sur les réseaux sociaux et via les canaux officiels.
Ce type de drame n’est pas isolé. À Saint-Étienne, un adolescent de 15 ans est décédé après une noyade au bassin de Janon en mai dernier. Sur le littoral atlantique, les Pyrénées-Atlantiques ont été placées en alerte maximale aux courants de baïnes. Dans le Loiret, les autorités rappellent où se baigner sans risque et pourquoi la Loire reste interdite.
Contexte dans le département
La Haute-Savoie, avec ses lacs et rivières très fréquentés l’été, connaît chaque année des accidents de baignade. Selon le SDIS 74, l’année 2025 a enregistré 58 interventions de secours aquatiques dans le département, dont six décès rien que dans le lac d’Annecy. La double noyade du 23 juin porte déjà ce bilan à deux morts pour 2026. La préfecture rappelle que le lac d’Annecy est un plan d’eau vaste, avec des courants et des variations de température parfois brutales. Les zones non surveillées présentent des risques accrus. Le plan d’action interservices, qui associe pompiers, gendarmes et associations, vise à réduire ces chiffres par la prévention et la formation du public.
La campagne de sensibilisation se poursuit dans les jours à venir. Les autorités appellent les habitants et les touristes à consulter les conseils officiels diffusés sur le site de la préfecture et à suivre les consignes des sauveteurs présents sur les plages.