Hautes-Alpes : période rouge activée, tout feu interdit dès le 23 juillet
Le préfet interdit barbecues, feux de camp et cigarettes dans les espaces sensibles et à moins de 200 mètres. Amende de 135 euros.
Le préfet des Hautes-Alpes a placé le département en période rouge à compter du 23 juillet 2026. Tout emploi du feu est désormais strictement interdit dans les bois, forêts, landes et garrigues, ainsi qu'à moins de 200 mètres de ces zones.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le préfet des Hautes-Alpes a activé la période rouge à compter du 23 juillet 2026
- Tout feu (barbecue, feu de camp, cigarette, travaux) interdit dans les espaces sensibles et à moins de 200 mètres
- Amende de 135 euros en cas de non-respect de l'arrêté préfectoral
- Mesure déclenchée après des départs de feux récents dans le département
- Les Hautes-Alpes comptent 141 000 habitants et 5 549 km² d'espaces naturels exposés
Le département des Hautes-Alpes bascule en vigilance maximale. À partir du 23 juillet 2026, le préfet a activé la période rouge pour l’emploi du feu, mesure exceptionnelle face au risque élevé d’incendies. Cette décision suspend toutes les autres réglementations en vigueur et impose une interdiction totale sur l’ensemble du territoire.
Ce qui est strictement interdit
L’arrêté préfectoral frappe large. Sont désormais proscrits dans les espaces sensibles (bois, forêts, landes, garrigues) et jusqu’à 200 mètres de leurs limites : les barbecues hors dispositifs fixes autorisés, les feux de camp, les feux d’artifice, l’incinération de végétaux, les travaux par points chauds et le fait de fumer. Selon la mairie de Vallouise-Pelvoux, même les cigarettes sont bannies dans ces zones à risque.
La préfecture ne laisse aucune marge d’interprétation. Tout manquement expose à une amende de 135 euros, rappelle la Défense de la Forêt Contre l’Incendie. Les municipalités du département, comme celles de Vars ou Vallouise-Pelvoux, relaient massivement l’information auprès de leurs habitants et visiteurs.
Une mesure exceptionnelle déclenchée
La période rouge constitue le niveau maximal d’interdiction. Selon la préfecture, citée par l’Observatoire de la Forêt Méditerranéenne, elle suspend automatiquement toutes les autres règles lorsque le risque est jugé très élevé. Cette décision intervient après des départs de feux récents dans le département, comme le confirme un point presse du préfet diffusé sur YouTube.
L’activation de ce dispositif traduit une situation tendue. Les conditions météorologiques et l’état de la végétation ont contraint les autorités à durcir rapidement le ton. Les espaces naturels des Hautes-Alpes, particulièrement vulnérables en cette saison, nécessitent une vigilance collective immédiate.
Contexte dans les Hautes-Alpes
Le département compte 143 467 habitants répartis sur 162 communes, dont Gap, la préfecture, qui rassemble près de 41 300 résidents. Le territoire, couvrant 5 549 km², comprend de vastes massifs forestiers et espaces naturels exposés aux incendies. Les Hautes-Alpes accueillent chaque été une forte affluence touristique, notamment dans les stations de montagne et les zones de randonnée.
Cette période rouge s’inscrit dans un contexte national marqué par une mobilisation accrue des services de secours. Les marins-pompiers de Marseille ont engagé 449 hommes depuis juin, tandis que 25 pompiers des Yvelines sont partis en renfort dans le Sud-Ouest. Dans les départements voisins, la Savoie a récemment rouvert la RD915 entre Le Planay et Pralognan-la-Vanoise après un incendie.
Appel à la vigilance collective
Les autorités insistent sur la responsabilité de chacun. Un simple mégot, un barbecue mal surveillé ou des étincelles lors de travaux peuvent suffire à déclencher un départ de feu. La préfecture appelle habitants, touristes et professionnels à respecter scrupuleusement l’interdiction.
Les maires des communes concernées multiplient les communications locales. À Vars, la mairie rappelle que cette période rouge vise à prévenir tout départ de feu d’origine humaine, principale cause des incendies estivaux. Les campings, restaurants et hébergements touristiques sont également mobilisés pour informer leur clientèle.
Sanctions et contrôles renforcés
Les forces de l’ordre et les agents de l’Office national des forêts intensifient les patrouilles dans les zones sensibles. Tout contrevenant s’expose à une verbalisation immédiate de 135 euros. En cas de départ de feu avéré provoqué par un manquement, les poursuites peuvent être bien plus lourdes.
La durée de cette période rouge n’est pas précisée. Elle restera en vigueur tant que les conditions météorologiques et l’état de la végétation maintiendront le risque à un niveau critique. Les habitants sont invités à consulter régulièrement les communications de la préfecture pour connaître l’évolution de la situation.