Hautes-Pyrénées : 8 foyers de fièvre catarrhale confirmés, vaccination en estive
Le sérotype 3 de la FCO touche sept élevages ovins et un bovin. Les éleveurs doivent vacciner à leurs frais en altitude avant les agnelages de septembre.
Huit foyers de fièvre catarrhale ovine (FCO-3) ont été confirmés dans les Hautes-Pyrénées depuis le début de l'été. La vaccination, recommandée par les autorités sanitaires, reste intégralement à la charge des éleveurs, qui doivent intervenir directement en estive.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Huit foyers de fièvre catarrhale ovine (FCO-3) confirmés dans les Hautes-Pyrénées 7 élevages ovins et 1 bovin touchés.
- Environ 25 suspicions supplémentaires en cours d'analyse par les services vétérinaires départementaux.
- La vaccination reste intégralement à la charge des éleveurs, à environ 4 euros par brebis, sans aide publique pour le sérotype 3.
- Le virus circule en altitude, dans les zones d'estive du Val d'Azun, d'Ilhéou et de Barbat.
- Un cas de dermatose nodulaire contagieuse également identifié dans la commune de Luby-Betmont.
Sept élevages ovins et un bovin sont touchés par la fièvre catarrhale ovine de sérotype 3 dans les Hautes-Pyrénées, selon Tarbes Infos. Environ 25 suspicions supplémentaires sont en cours d’analyse par les services vétérinaires départementaux, rapporte InfoRadar.
Le virus circule en altitude, dans les zones d’estive du Val d’Azun, d’Ilhéou et de Barbat. Cette propagation rend la surveillance et la protection des troupeaux particulièrement complexes pour les éleveurs.
Une vaccination à 4 euros par brebis, sans aide publique
Contrairement aux sérotypes 4 et 8, le sérotype 3 de la FCO ne bénéficie d’aucune prise en charge étatique. Les éleveurs doivent assumer l’intégralité du coût vaccinal, estimé à environ 4 euros par brebis selon InfoRadar. Pour un troupeau de plusieurs centaines de têtes, la facture grimpe rapidement.
Le Groupement de défense sanitaire (GDS) recommande fortement la vaccination, mais aucune mesure de lutte sanitaire obligatoire n’a été instaurée à ce stade par la Direction départementale de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations (DDETSPP).
Les éleveurs doivent organiser eux-mêmes la logistique de cette campagne de vaccination en haute altitude, avant la période critique des agnelages prévue en septembre. Une opération délicate dans des conditions de pâturage déjà fragilisées par la sécheresse estivale qui affecte plusieurs départements.
Contexte dans les Hautes-Pyrénées
Les Hautes-Pyrénées comptent environ 231 000 habitants et constituent un territoire à forte tradition pastorale. L’élevage ovin en estive y représente une activité économique majeure, avec des milliers de bêtes montant chaque été dans les pâturages d’altitude.
Le département a déjà connu des épisodes de FCO par le passé, notamment avec les sérotypes 4 et 8, qui avaient bénéficié de campagnes de vaccination soutenues financièrement par l’État. Le sérotype 3, en revanche, impose aux éleveurs une charge financière intégrale dans un contexte économique déjà tendu pour la filière ovine.
Une vigilance renforcée face aux autres maladies
En parallèle de la FCO-3, aucun cas de dermatose nodulaire contagieuse n’a été identifié récemment dans la commune de Luby-Betmont, rapporte Seven Radio. Cette maladie virale affecte les bovins et nécessite également une surveillance accrue des élevages.
Les services vétérinaires appellent les éleveurs à signaler rapidement tout symptôme suspect : fièvre, jetage nasal, salivation excessive ou mortalité anormale dans les troupeaux. La précocité du diagnostic reste déterminante pour limiter la propagation du virus.
Prochaine étape
Les résultats des analyses en cours sur les 25 suspicions devraient être communiqués dans les prochains jours. Les éleveurs poursuivent la vaccination de leurs troupeaux en estive pour protéger les animaux avant la période des agnelages.