Hauts-de-Seine : la préfecture réduit ses dossiers étrangers en attente, 3e département le plus efficace de France

De 24 000 à 19 000 dossiers en souffrance depuis septembre, la préfecture de Nanterre affiche un plan d'urgence qui porte ses premiers résultats chiffrés.

Hauts-de-Seine : la préfecture réduit ses dossiers étrangers en attente, 3e département le plus efficace de France
Illustration Guillaume Roux / info.fr

La préfecture des Hauts-de-Seine annonce une baisse significative de ses dossiers de titres de séjour en attente de 24 000 en septembre à 19 000 en mai 2026. En avril, le service a traité 1 232 dossiers de plus que les nouveaux entrants. Le 92 se classe désormais 3e département le plus efficace de France sur ce critère, derrière Paris et le Rhône.

La préfecture des Hauts-de-Seine annonce une baisse significative de ses dossiers de titres de séjour en attente : de 24 000 en septembre à 19 000 en mai 2026. En avril, le service a traité 1 232 dossiers de plus que les nouveaux entrants. Le 92 se classe désormais 3e département le plus efficace de France sur ce critère, derrière Paris et le Rhône.

L’essentiel

  • Stock en baisse : 24 000 dossiers en souffrance en septembre 2025, réduits à 19 000 en mai 2026, selon le compte officiel @Prefet92.
  • Excédent de traitement : en avril 2026, la préfecture a traité 1 232 dossiers de plus que les ~4 000 entrants mensuels moyens.
  • Classement national : 3e département le plus efficace de France, derrière Paris et le Rhône.
  • Renforts : 30 agents vacataires intégrés depuis mai 2026 dans le cadre du plan national de 500 ETP du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.
  • Objectif : descendre à 12 000 dossiers en attente ; cartes prêtes non remises réduites de ~10 000 à 2 000.

Une amélioration mesurable depuis septembre 2025

Les chiffres sont publiés par le compte officiel de la préfecture sur X. En septembre 2025, le service des titres de séjour affichait 24 000 dossiers en souffrance. À fin mai 2026, ce stock est passé à 19 000, soit une réduction de 5 000 dossiers en moins de neuf mois.

Le mouvement s’est accéléré en avril 2026 : le service a enregistré un excédent net de 1 232 dossiers traités par rapport aux entrants du mois - le flux mensuel moyen étant d’environ 4 000 nouveaux dossiers. C’est ce ratio qui a valu au 92 sa 3e place nationale, selon les données communiquées par la préfecture.

Un plan d’urgence lancé mi-2025, renforcé en 2026

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Le plan d’urgence a été enclenché à partir de mi-2025, à l’initiative du préfet Alexandre Brugère, en poste depuis le 18 novembre 2024. Il succédait à Laurent Hottiaux dans un contexte déjà tendu : les délais de traitement dépassaient alors 8 mois, soit le double du délai légal de 4 mois.

Le plan comprend des mesures de déstockage hebdomadaire et des renforts humains. En mai 2026, 30 agents vacataires ont rejoint le service des étrangers, accueillis personnellement par le préfet. Ces renforts s’inscrivent dans le plan national annoncé en avril 2026 par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, qui prévoit le déploiement de 500 équivalents temps plein (ETP) sur les préfectures les plus en difficulté.

Juliet Troquier, directrice des migrations et de l’intégration à la préfecture 92, est citée par Le Parisien comme pilote opérationnelle du dispositif. Elle suit notamment le déstockage des cartes de séjour prêtes mais non remises, réduites de près de 10 000 à environ 2 000 unités selon les chiffres de la préfecture. D’autres préfectures franciliennes sont également mobilisées sur des chantiers de modernisation de leurs services.

Un point de départ difficile : la dématérialisation en cause

La dématérialisation des procédures via l’application ANEF (Administration numérique pour les étrangers en France), déployée à partir d’avril 2023, a généré un afflux de demandes en continu, 24h/24. Les services n’avaient pas été dimensionnés en conséquence. Dès juin 2025, Le Parisien évoquait un stock de 30 000 dossiers en souffrance à la préfecture 92 - point le plus haut documenté avant le déclenchement du plan d’urgence.

Les retards touchaient aussi bien les premiers titres que les renouvellements, laissant des étrangers en situation régulière sans document valide pendant plusieurs mois.

Contexte dans les Hauts-de-Seine

Les Hauts-de-Seine comptaient 228 829 résidents étrangers en 2022, soit 13,9 % de la population départementale, selon les données INSEE. C’est l’un des taux les plus élevés d’Île-de-France hors Paris. Ce volume justifie la pression structurelle sur le service des étrangers de Nanterre, dont le flux mensuel de dossiers entrants avoisine les 4 000 unités.

Le département se situe dans un bassin d’emploi dense - La Défense, premier quartier d’affaires européen - qui génère une part importante de demandes liées au travail et à la main-d’œuvre étrangère qualifiée. La plateforme main-d’œuvre étrangère (PFMOE) a elle aussi vu ses délais baisser de 27 % selon les chiffres publiés par @Prefet92.

Sur le plan des ressources humaines préfectorales, les préfets de département sont en première ligne pour piloter ces plans de charge, sans toujours disposer des effectifs suffisants en dehors des renforts nationaux ponctuels.

Objectif : 12 000 dossiers d’ici fin 2026

La préfecture s’est fixé un objectif intermédiaire : ramener le stock à 12 000 dossiers. Soit une nouvelle réduction de 7 000 unités par rapport au niveau actuel. Le rythme d’avril - plus de 1 200 dossiers traités au-delà des entrants - devra être maintenu sur plusieurs mois pour atteindre cet objectif.

Le déstockage des cartes prêtes représente un levier complémentaire : en absorbant le stock de 2 000 cartes non remises, le service libère du temps agent et réduit mécaniquement le chiffre apparent de dossiers en attente.

Les prochains bilans mensuels permettront de vérifier si la cadence d’avril se confirme ou s’essouffle après l’intégration des 30 vacataires.

Sources

Guillaume Roux

Guillaume Roux

Guillaume est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Hauts-de-Seine (92), avec Nanterre pour chef-lieu. Spécialité du département : La Defense (3 millions m2 bureaux). Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Île-de-France.

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