Hérault : un braqueur abattu par des gendarmes après un hold-up armé dans une boulangerie à Clermont-l’Hérault
Un homme de 27 ans a ouvert le feu sur des militaires en patrouille après avoir braqué un commerce samedi matin, sans faire de blessés civils.
Le 25 avril 2026, vers 8h30, un homme encagoulé et armé a braqué la boulangerie Epifurieu à Clermont-l'Hérault avant de tirer sur les gendarmes intervenus. Ces derniers ont répliqué en légitime défense. Le braqueur, 27 ans, est mort sur place. Aucun civil n'a été blessé.
Les faits se sont déroulés samedi matin, avenue de Montpellier à Clermont-l’Hérault. Un homme de 27 ans, encagoulé et habillé comme un militaire, a fait irruption dans la boulangerie Epifurieu peu après 8h30. Selon le Midi Libre, il a d’abord vérifié le nombre d’employés présents - quatre salariés et deux clients - avant d’exiger le butin et de tirer des coups en l’air à l’intérieur du commerce.
Comportement troublant : le braqueur aurait lui-même demandé aux salariés d’alerter les gendarmes, selon Le Parisien. Quatre militaires de la brigade locale et de la compagnie de Lodève, en patrouille dans le secteur, sont arrivés rapidement sur place. En sortant de la boulangerie en courant, l’homme a ouvert le feu dans leur direction. Les gendarmes ont répliqué. L’individu a été touché et tué sur place.
Deux enquêtes ouvertes, le gendarme tireur en garde à vue
Le procureur de la République de Montpellier, Thierry Lescouarc’h, a précisé la nature de l’intervention : « Ce n’est pas un assaut : ce sont des militaires qui étaient en patrouille, quatre militaires, qui sont intervenus pour mettre fin à cette situation, qui à la base était un individu armé dans un commerce. » Le parquet a ouvert deux enquêtes distinctes : l’une pour vol à main armée, confiée à la section de recherches de la gendarmerie ; l’autre pour homicide volontaire visant le gendarme ayant fait feu, désormais en garde à vue. L’inspection générale de la gendarmerie nationale a également été saisie, procédure systématique dans ce type de situation. Aucun blessé civil n’a été signalé, comme le confirme un précédent épisode de tirs en l’air dans le Var ayant lui aussi mobilisé d’importants moyens.
Un profil qui laisse les enquêteurs sans réponse
L’homme, résidant dans une commune de l’Hérault, était inconnu de la justice et ne présentait pas de profil psychiatrique connu, selon actu.fr. La piste terroriste a été rapidement écartée par le procureur. Ses motivations restent à ce stade inexpliquées et font l’objet des investigations en cours, comme le rapporte France Info. Les techniciens de la gendarmerie ont procédé à des relevés sur place pour reconstituer précisément le déroulé des faits.
L’affaire intervient dans un contexte de délinquance ciblant les boulangeries dans le département. En 2025, l’Hérault avait recensé au moins douze cambriolages de ce type de commerce, résolus avec l’interpellation de deux suspects, selon l’Echo des Tribunes. À Montpellier, d’autres affaires de commerces impliqués dans des trafics ont également marqué l’actualité judiciaire récente de la métropole héraultaise.
La réaction sur les réseaux a été vive. Plusieurs comptes à forte audience ont relayé l’information dès la matinée du 25 avril, certains s’interrogeant sur les motivations du braqueur, d’autres commentant la réponse des forces de l’ordre. Le parquet de Montpellier n’a pas encore communiqué de calendrier pour la suite des investigations. L’identité de la victime n’a pas été rendue publique à ce stade.
Pour toute affaire impliquant une mort par arme à feu, la procédure impose une garde à vue du gendarme tireur, le temps de vérifier les conditions exactes du recours à la force létale. Cette règle s’applique ici de manière standard.
Sources
- Midi Libre : Braquage mortel à Clermont-l'Hérault : ce que l'on sait du déroulé des faits et de l'enquête
- Le Monde : A Clermont-l'Hérault, un homme, ayant ouvert le feu contre des gendarmes, abattu après avoir tenté de braquer une boulangerie
- Actu.fr : Braqueur neutralisé par balle et tué près de Montpellier : pourquoi le gendarme est en garde à vue
- Le Parisien : « C'est incompréhensible » : stupeur après le braquage mortel d'une boulangerie dans l'Hérault