Hérault : un mur d’images connecte le centre 17 aux caméras de 4 communes
Le CORG de la gendarmerie de l'Hérault inaugure un dispositif à 50 000 € reliant la caserne Lepic aux CSU de Castelnau-le-Lez, Lunel, Mauguio-Carnon et La Grande-Motte.
La gendarmerie de l'Hérault a inauguré le 28 mai 2026 un mur d'images à la caserne Lepic de Montpellier. Le centre d'appel 17 reçoit désormais en direct les flux vidéo des centres de supervision urbaine de quatre communes. L'État a investi près de 50 000 € dans ce dispositif.
L’essentiel
- Inauguration : 28 mai 2026 au CORG de la gendarmerie de l’Hérault, caserne Lepic, Montpellier.
- 4 communes raccordées : Castelnau-le-Lez, Lunel, Mauguio-Carnon et La Grande-Motte.
- Investissement État : près de 50 000 € (préfecture de l’Hérault) ; coût total estimé à 100 000 € avec les partenaires privés selon Midi Libre.
- Conventions signées entre la gendarmerie et les quatre communes lors de la cérémonie.
- 229 000 appels traités par le CORG en 2025, selon Midi Libre.
Ce qui a été inauguré
Le 28 mai 2026, la caserne Lepic de Montpellier accueillait la mise en service officielle d’un nouveau mur d’images au sein du Centre opérationnel de renseignement (CORG) de la gendarmerie de l’Hérault. Le dispositif connecte le centre d’appel 17 aux centres de supervision urbaine (CSU) de quatre communes : Castelnau-le-Lez, Lunel, Mauguio-Carnon et La Grande-Motte.
Les opérateurs du 17 peuvent désormais visualiser en temps réel les flux de vidéoprotection municipaux. Jusqu’ici, ils ne disposaient que des informations transmises par téléphone ou radio.
Un investissement partagé
La préfecture de l’Hérault chiffre la contribution de l’État à près de 50 000 €. Midi Libre indique un coût total de l’ordre de 100 000 €, le solde étant financé par des partenaires privés. Ces deux chiffres, issus de sources distinctes, ne sont pas contradictoires mais restent à préciser par la préfecture.
Des conventions de partage d’images ont été signées lors de la cérémonie entre la gendarmerie et chacune des quatre municipalités. La préfète Chantal Mauchet, le général Thomas Deprecq - qui commande le groupement de gendarmerie de l’Hérault depuis 2023 - et les maires des quatre communes étaient présents, selon Midi Libre et le compte officiel de la préfecture.
La logique opérationnelle
Le capitaine Cyril Gauthier, coordinateur du projet, résume l’enjeu dans Midi Libre : « Le flux d’images est une aide à la décision. Avoir un visuel sur une situation permet de confirmer les informations qui nous parviennent et d’engager les bons moyens rapidement ».
Le général Deprecq souligne de son côté : « Ce centre opérationnel qui monte en gamme nous permet d’avoir une plus grande proximité avec les communes. Nous avons besoin d’être partenaires et de nous appuyer les uns les autres ».
Pour les enquêteurs montpelliérains, l’accès rapide à des images de qualité est régulièrement présenté comme un facteur clé d’élucidation. La même logique s’applique ici à la gestion des appels d’urgence.
La Grande-Motte, pionnière depuis 2000
Parmi les quatre communes, La Grande-Motte revendique une antériorité. Son maire Stéphan Rossignol rappelle, cité par Midi Libre : « Nous avons été les premiers, en 2000, à signer une convention de coproduction de sécurité avec la gendarmerie nationale. Notre centre de supervision urbaine, qui fonctionne 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, est particulièrement performant ».
L’inauguration intervient à quelques semaines du début de la saison estivale, période de forte hausse de la fréquentation sur le littoral héraultais, notamment à La Grande-Motte et Mauguio-Carnon. Pierre-Martin Chazot, élu maire de Mauguio-Carnon en mars 2026 selon ecomnews.fr, participait à l’une de ses premières cérémonies officielles dans ce cadre.
Contexte dans l’Hérault
Le dispositif s’inscrit dans le plan d’action départemental de restauration de la sécurité du quotidien (PADRSQ), présenté par la préfecture de l’Hérault en février 2025. Ce plan vise à renforcer la coordination entre forces de l’ordre et polices municipales à l’échelle du département.
Le CORG de la caserne Lepic existe depuis 1985, selon la page Facebook officielle de la gendarmerie de l’Hérault. En 2025, il a traité plus de 229 000 appels d’urgence, d’après Midi Libre. L’Hérault, avec Montpellier comme préfecture et un littoral très fréquenté, concentre des enjeux de sécurité saisonniers importants. Les services de sécurité héraultais sont régulièrement sollicités sur des interventions coordonnées entre acteurs publics.
Le raccordement de quatre CSU constitue une première étape. La préfecture n’a pas précisé, à ce stade, si d’autres communes du département pourraient rejoindre le dispositif.
Le PADRSQ prévoit d’autres mesures de coordination ; la préfecture de l’Hérault devrait en détailler le bilan à l’automne 2026, selon actu.fr.
Sources
- Midi Libre : Un mur d'images pour améliorer la sécurité de quatre communes près de Montpellier
- Préfecture de l'Hérault (@Prefet34) : Tweet officiel sur le nouveau mur d'images au CORG de l'Hérault
- La Gazette de Montpellier : Un nouveau centre opérationnel pour la gendarmerie de l'Hérault, avec un accès élargi à la vidéosurveillance
- actu.fr : Hérault : c'est quoi le Plan d'action de restauration de la sécurité du quotidien lancé à Montpellier ?