Hérault : la sous-préfète de Lodève célèbre au Salagou le label UNESCO du Géoparc Terres d’Hérault

111 communes et 2046 km² du centre héraultais désormais reconnus par l'Unesco comme 10e géoparc mondial de France

Hérault : la sous-préfète de Lodève célèbre au Salagou le label UNESCO du Géoparc Terres d'Hérault
Illustration Sarah Bertrand / info.fr

Le 5 juin 2026, la sous-préfète de Lodève Célia Pouget a participé aux célébrations du label Géoparc mondial UNESCO au lac du Salagou. Obtenu le 23 avril 2026, ce label concerne 111 communes héraultaises sur 2046 km² et fait du Géoparc Terres d'Hérault le 10e en France.

L’essentiel

  • Label obtenu le 23 avril 2026 : le Géoparc Terres d’Hérault est le 10e géoparc mondial UNESCO en France.
  • Territoire : 111 communes, 2046 km², environ 110 000 habitants dans le centre de l’Hérault.
  • Patrimoine : plus de 50 géosites recensés, retraçant 540 millions d’années d’histoire géologique.
  • Célébration : le 5 juin 2026 au lac du Salagou, avec la sous-préfète de Lodève Célia Pouget.
  • Renouvellement : le label est attribué pour 4 ans, dans un réseau de 177 géoparcs mondiaux.

Une fête officielle au bord du Salagou

Vendredi 5 juin 2026, les bords du lac du Salagou ont accueilli la célébration officielle du label Géoparc mondial UNESCO décerné au Géoparc Terres d’Hérault. La sous-préfète de Lodève Célia Pouget, en poste depuis avril 2026 après sa nomination par décret présidentiel du 24 mars, y représentait l’État selon la préfecture de l’Hérault.

Le choix du Salagou n’est pas anodin. Le lac artificiel et le Cirque de Mourèze constituent le cœur symbolique du territoire : ils forment ensemble un Grand Site de France, labellisé en 2024, et constituent l’un des géosites les plus emblématiques du périmètre classé.

Un label obtenu le 23 avril 2026

Publicité

La reconnaissance UNESCO est officielle depuis le 23 avril 2026. Ce jour-là, le Géoparc Terres d’Hérault est entré dans le réseau des géoparcs mondiaux, qui compte 177 membres à travers le monde. Il devient le 10e géoparc de France à obtenir cette distinction, selon la préfecture de l’Hérault.

La candidature a été préparée sur plusieurs années, portée par le Conseil départemental de l’Hérault. Le dossier formel a été déposé en 2024. Le label est valable quatre ans, avec une évaluation périodique par l’Unesco.

La préfecture souligne que ce label « donne un cap aux acteurs concernés, une méthode et une éthique de gestion pour ce magnifique territoire » et constitue « l’occasion de protéger et de valoriser ce territoire, qui est la marque de plus de 540 millions d’années » d’histoire géologique.

111 communes et 50 géosites répertoriés

Le périmètre du Géoparc Terres d’Hérault couvre 111 communes dans le centre de l’Hérault, sur une superficie de 2046 km². Environ 110 000 habitants y résident, selon les données croisées de la préfecture et de l’Agence Départementale du Tourisme de l’Hérault.

Plus de 50 géosites remarquables sont répertoriés sur ce territoire, d’après Midi Libre. Certaines sources avancent le chiffre de 58. Ces sites témoignent de strates géologiques couvrant plus de 540 millions d’années : volcans éteints, lacs de barrage naturels, gorges, causses calcaires et formation de grès rouges caractéristiques du Salagou. Pour mémoire, d’autres sites français cherchent également à obtenir des reconnaissances patrimoniales internationales : la Maison Sublime de Rouen est candidate au patrimoine mondial de l’Unesco dans un registre différent, celui du patrimoine bâti.

Une structure dédiée pour piloter le territoire

La gestion du Géoparc et du Grand Site de France Salagou-Cirque de Mourèze est confiée à un Établissement Public Administratif (EPA) baptisé Terres d’Hérault. Daniel Estournet en assure la direction, selon France Bleu Hérault. Cet EPA réunit le Conseil départemental, les intercommunalités et les acteurs locaux concernés. Son premier conseil d’administration a posé les bases d’une gouvernance commune pour les deux labels, selon l’Écho des Tribunes.

Les objectifs affichés sont triples : protéger le patrimoine géologique, développer l’éducation environnementale et renforcer l’attractivité touristique durable du territoire.

Contexte dans l’Hérault

L’Hérault est l’un des départements français à la croissance démographique les plus soutenues. Son centre - souvent éclipsé par le littoral et la métropole montpelliéraine - cherche depuis plusieurs années à structurer une offre touristique intérieure cohérente. Le label UNESCO apporte une reconnaissance internationale à ce territoire rural qui avait déjà obtenu le Grand Site de France pour le Salagou-Cirque de Mourèze en 2024.

Le Géoparc s’inscrit dans une dynamique plus large de valorisation territoriale portée par le département. L’EPA Terres d’Hérault centralise désormais la gouvernance de ces deux labels complémentaires. Le rôle de la sous-préfète de Lodève, dont l’arrondissement couvre une large partie du périmètre classé, est central dans la coordination entre l’État et les collectivités. Ailleurs en France, d’autres représentants de l’État s’associent à des commémorations patrimoniales liées à l’eau et aux ouvrages territoriaux, signe d’une tendance à la valorisation locale du patrimoine naturel et industriel.

Sur le plan touristique, le label Géoparc mondial UNESCO devrait renforcer la visibilité internationale d’un territoire encore peu connu hors de la région. Daniel Estournet, directeur de l’EPA, a confirmé à France Bleu que la reconnaissance Unesco « va améliorer la visibilité du Géoparc Terres d’Hérault ».

Prochaines étapes

Le label étant valable quatre ans, la première évaluation de renouvellement par l’Unesco interviendra à l’horizon 2030. D’ici là, l’EPA Terres d’Hérault doit mettre en place les programmes de médiation, de signalétique et de gestion des géosites attendus par l’organisation internationale. Le programme détaillé de déploiement n’a pas encore été rendu public à ce stade.

Sources

Sarah Bertrand

Sarah Bertrand

Sarah est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Hérault (34), avec Montpellier pour chef-lieu. Spécialité du département : Montpellier (1ere croissance demographique française) et viticulture. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Occitanie.

Publicité
Lien copié !
×