Homicide à Pointe-à-Pitre : un jeune de 21 ans succombe à une blessure par balle, 14e en 2026

Déposé anonymement au CHU dans la nuit du 11 au 12 mai, le jeune homme est mort d'une balle au thorax. La brigade criminelle enquête.

Homicide à Pointe-à-Pitre : un jeune de 21 ans succombe à une blessure par balle, 14e en 2026
Illustration Marie-Claire Naboulet / info.fr

Un homme de 21 ans a succombé à ses blessures aux urgences du CHU de Pointe-à-Pitre dans la nuit du 11 au 12 mai 2026, après avoir été déposé par des individus non identifiés. Il avait reçu une balle au thorax. Cet homicide est le 14e par arme à feu recensé en Guadeloupe depuis le début de l'année.

Un homme de 21 ans a succombé à ses blessures aux urgences du CHU de Pointe-à-Pitre dans la nuit du 11 au 12 mai 2026, après avoir été déposé par des individus non identifiés. Il avait reçu une balle au thorax. Cet homicide est le 14e par arme à feu recensé en Guadeloupe depuis le début de l’année.

L’essentiel

  • Nuit du 11 au 12 mai 2026 : un homme de 21 ans déposé anonymement aux urgences du CHU de Pointe-à-Pitre succombe à une blessure par balle au thorax.
  • 14e homicide par arme à feu enregistré en Guadeloupe depuis le 1er janvier 2026, selon France Antilles et @resca_media.
  • Enquête pour meurtre ouverte par le parquet de Pointe-à-Pitre, confiée à la brigade criminelle de la Direction territoriale de la police nationale.
  • 11 mai 2026 : trois autres signalements de coups de feu relevés à Pointe-à-Pitre, au Gosier et aux Abymes, selon @resca_media.
  • 52 homicides en 2025 en Guadeloupe, contre 31 en 2024, soit +67 % en un an.

Déposé sans identité, mort avant l’aube

Dans la nuit de lundi à mardi, plusieurs individus ont déposé le jeune homme aux urgences du CHU de Pointe-à-Pitre avant de disparaître sans se signaler. La victime, âgée de 21 ans et connue des services de police selon La1ere.franceinfo.fr, présentait une blessure par balle au thorax. Malgré la prise en charge médicale, il est décédé peu après son arrivée.

La procureure de la République de Pointe-à-Pitre, Caroline Calbo, a confirmé que la victime avait reçu au moins une balle en plein thorax, selon La1ere.franceinfo.fr. Les circonstances exactes de la fusillade - lieu, heure, contexte - n’ont pas encore été précisées par le parquet à ce stade.

Enquête confiée à la brigade criminelle

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Une enquête pour meurtre a été ouverte par le parquet de Pointe-à-Pitre et confiée à la brigade criminelle de la Direction territoriale de la police nationale (DTPN), selon des informations concordantes de La1ere.franceinfo.fr et de France Antilles Guadeloupe. Les enquêteurs cherchent à identifier les individus ayant déposé la victime ainsi qu’à reconstituer le déroulement des faits.

La piste du règlement de comptes n’a pas été formellement évoquée par le parquet, qui n’a pas communiqué davantage à ce stade.

Une nuit de violences armées sur l’archipel

Le décès du jeune homme n’est pas un événement isolé dans la chronologie de cette journée du 11 mai 2026. Selon le média local @resca_media, trois autres signalements de coups de feu ont été relevés le même jour à Pointe-à-Pitre, au Gosier et aux Abymes. Ces incidents font l’objet de vérifications séparées. Aucune information sur d’éventuelles victimes supplémentaires n’avait été communiquée au moment de la publication de cet article.

Pour les violences liées aux armes à feu dans l’archipel, la situation rappelle celle documentée à Marseille, où des violences armées récurrentes mobilisent régulièrement les forces de l’ordre, ou encore les dynamiques de règlements de comptes liées au narcotrafic, comme à Décines, où un incendie criminel a coûté la vie à trois personnes en lien présumé avec le trafic de drogue.

Contexte dans la Guadeloupe

Cet homicide s’inscrit dans une tendance documentée et alarmante. En 2025, la Guadeloupe a enregistré 52 homicides, dont environ 60 % par armes à feu, contre 31 en 2024, soit une hausse de plus de 67 % en un an, selon le bilan de la délinquance publié par La1ere.franceinfo.fr et corroboré par RCI Guadeloupe. Les tentatives d’homicide ont, elles, bondi de 24 %, atteignant 237 faits enregistrés.

Le taux d’homicides atteignait 13,7 pour 100 000 habitants en 2025, soit près de neuf fois la moyenne nationale, selon France Antilles Guadeloupe et La1ere.franceinfo.fr. À titre de comparaison, ce taux dépasse largement celui de territoires pourtant réputés dangereux à l’échelle internationale.

Les enquêteurs et les chercheurs pointent la prolifération des armes à feu dans l’archipel - estimées à environ 40 000 - comme facteur structurel, selon Combat Ouvrier et France Info. Les homicides sont majoritairement liés à des règlements de comptes ou à des vols violents. L’archipel compte environ 390 000 habitants (INSEE), ce qui rend ce bilan particulièrement lourd en proportion.

En 2025, les crimes et délits toutes catégories confondues ont progressé de 4,02 % en Guadeloupe, selon RCI. La hausse des homicides et tentatives d’homicide constitue la fraction la plus visible de cette dégradation sécuritaire.

Une pression croissante sur les institutions

Face à cette montée des violences armées, l’État a annoncé un renforcement de ses moyens pour 2026, sans qu’un dispositif précis ait été rendu public à ce jour. La maison d’arrêt de Basse-Terre, inaugurée il y a sept mois, est déjà décrite comme étant sous tension, selon @guadeloupela1e. Le contexte carcéral et judiciaire s’ajoute aux difficultés sécuritaires de terrain.

La question du désarmement et du démantèlement des filières d’approvisionnement en armes reste ouverte. Aucune réponse législative ou opérationnelle spécifique à la Guadeloupe n’a été annoncée depuis le début de l’année 2026.

Le parquet de Pointe-à-Pitre devrait communiquer sur l’avancement de l’enquête pour meurtre dans les prochains jours. Les investigations portent notamment sur l’identification des individus présents au moment du dépôt de la victime au CHU.

Sources

Marie-Claire Naboulet

Marie-Claire Naboulet

Marie-Claire est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Guadeloupe (971), avec Basse-Terre pour chef-lieu. Spécialité du département : archipel antillais et rhum agricole AOC. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Outre-mer.

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