Hommage unanime : Serge Roy, doyen des Bleus et père d’Éric Roy, salué par le football français
Le football français a rendu un vibrant hommage à Serge Roy, décédé à 93 ans, doyen des internationaux tricolores et père de l'entraîneur brestois Éric Roy.
Ancien attaquant de Monaco, champion de France 1961, Serge Roy s'est éteint le 26 décembre 2025. Une minute d'applaudissements a été observée au stade Francis-Le Blé avant Brest-Auxerre.
L’essentiel
- Serge Roy, doyen des internationaux français est décédé le 26 décembre 2025 à l’âge de 93 ans.
- Unique sélection en Bleu en 1961.
- Avec Monaco : Coupe de France 1960 et championnat 1961.
- Minute d’applaudissements au stade Francis-Le Blé le 4 janvier avant Brest-Auxerre.
- Son fils Éric Roy est l’entraîneur du Stade Brestois.
La disparition du doyen
Serge Roy, doyen des anciens internationaux français encore en vie, est décédé le 26 décembre 2025 à l’âge de 93 ans. L’information, révélée par L’Équipe et confirmée par plusieurs sources, a suscité une vive émotion dans le monde du football hexagonal. Ancien attaquant de l’AS Monaco, il avait porté le maillot bleu une seule fois, en 1961, mais sa carrière en club lui a valu une place dans l’histoire du sport français.
Un palmarès bâti sur le Rocher
Formé à l’AS Monaco, Serge Roy y a inscrit 62 buts en 127 matchs entre 1957 et 1962. Deux titres majeurs jalonnent son passage : la Coupe de France en 1960 et le championnat de France en 1961. Il a ensuite évolué sous les couleurs de l’Olympique de Marseille, de l’US Valenciennes-Anzin et de l’OGC Nice avant de raccrocher les crampons. Sa longévité en a fait une figure respectée, jusqu’à devenir le doyen des internationaux tricolores.
L’hommage du stade Francis-Le Blé
Le 4 janvier, avant la rencontre de Ligue 1 entre le Stade Brestois et l’AJ Auxerre, le public du stade Francis-Le Blé a observé une minute d’applaudissements en mémoire de Serge Roy. Un geste poignant, car l’homme disparu n’était autre que le père de l’entraîneur brestois, Éric Roy. Ce dernier, très touché, a remercié publiquement les nombreux messages de soutien reçus depuis l’annonce du décès. « Merci pour tous vos messages », a-t-il notamment écrit, selon L’Équipe.
Des hommages au-delà de la Bretagne
La Fédération française de football (FFF) et plusieurs clubs dont l’AS Monaco, l’OM et l’OGC Nice ont également salué la mémoire de Serge Roy. Sur les réseaux sociaux, les témoignages ont afflué, rappelant la contribution de ce joueur discret mais essentiel à l’histoire du football français. Sa disparition survient quelques mois après celle de Jean-Louis Gasset, autre figure du football hexagonal, renforçant le sentiment de deuil dans le milieu.
Contexte dans le Finistère
Le Stade Brestois, porté par Éric Roy sur le banc, est l’un des clubs phares du Finistère. L’hommage rendu à Serge Roy dans l’enceinte brestoise illustre l’attachement du territoire à ses racines footballistiques. Brest, ville de 140 000 habitants, vit au rythme de son club, et cette minute d’applaudissements a soudé supporters et joueurs autour d’une histoire familiale qui résonne bien au-delà du stade.
La famille Roy reste profondément liée à la Bretagne. Éric Roy, ancien joueur professionnel passé notamment par l’Olympique Lyonnais et le Paris Saint-Germain, a posé ses valises à Brest en 2023. Sous sa direction, le club a connu une saison historique en Ligue des champions, gravant un peu plus le nom Roy dans la mémoire locale.
Un souvenir impérissable
Si Serge Roy n’a connu qu’une seule sélection en équipe de France, son statut de doyen et sa carrière exemplaire lui valent aujourd’hui un hommage unanime. Le football français perd un témoin privilégié de son âge d’or amateur et des débuts du professionnalisme moderne. Pour sa famille et pour tous ceux qui l’ont côtoyé, son nom restera associé à l’élégance du jeu et à la fidélité aux valeurs sportives.
Le Stade Brestois, de son côté, poursuit sa saison avec la détermination qui caractérisait son aîné. Les prochaines échéances du club permettront peut-être d’autres instants de recueillement, comme cette minute d’applaudissements qui a marqué les esprits début janvier.

