Un homme cagoulé extorque une pharmacienne à Montrésor pour des opioïdes

Vendredi 12 juin, un individu cagoulé a dérobé des boîtes de Tramadol et Noctamide à la Pharmacie du Marché, avant d'être interpellé grâce au sang-froid de la gérante.

Un homme cagoulé extorque une pharmacienne à Montrésor pour des opioïdes
Illustration Camille Bodin / info.fr

En soirée à Montrésor (Indre-et-Loire), un homme d'une cinquantaine d'années, cagoulé, a extorqué plusieurs boîtes d'opioïdes à la pharmacienne. Interpellé quatre jours plus tard dans la Creuse, il a reconnu les faits.

L’essentiel

  • Fait 1 : Extorsion commise le vendredi 12 juin 2026 à la Pharmacie du Marché de Montrésor (31 Rue du Marché) vers 18h.
  • Fait 2 : Butin : plusieurs boîtes d’opioïdes (Tramadol, Noctamide) d’une valeur d’environ 50 euros. Aucune arme n’a été utilisée.
  • Fait 3 : Interpellation le mardi 16 juin à Guéret (Creuse) grâce à la plaque d’immatriculation notée par la pharmacienne.

Le déroulement des faits

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Vendredi 12 juin 2026, vers 18h, alors qu’elle s’apprêtait à fermer sa pharmacie, Isabelle Favreau, gérante de la Pharmacie du Marché de Montrésor, voit entrer un homme cagoulé. Il s’approche du comptoir et lui intime, sans arme, de lui remettre des médicaments. Selon son témoignage recueilli par ICI Touraine, il aurait dit : « Si vous ne faites rien, tout se passera bien. »

L’homme repart avec plusieurs boîtes d’opioïdes - du Tramadol et du Noctamide - d’une valeur totale d’environ 50 euros. Avant de quitter les lieux, la pharmacienne, sous le choc mais lucide, remarque un détail crucial : le véhicule du suspect, garé à proximité, a sa plaque d’immatriculation partiellement recouverte d’adhésif. Elle note le numéro.

« C’était lunaire » : le sang-froid de la pharmacienne

Isabelle Favreau raconte : « Pas une seconde, je n’ai eu l’idée de refuser. […] C’était lunaire, ce contraste entre la menace et la volonté de rassurer. » Interrogée par La Nouvelle République, elle explique que son réflexe de noter la plaque vient des conseils dispensés par les gendarmes lors d’actions de prévention auprès des commerces. « Les gendarmes nous avaient dit de toujours relever un élément distinctif. Cela m’a sauvée », confie-t-elle.

Son signalement permet aux enquêteurs de la communauté de brigades de Loches de remonter rapidement jusqu’au suspect. Les gendarmes du peloton de surveillance et d’intervention (PSIG) et de la brigade de recherches sont mobilisés.

Interpellation en Creuse et reconnaissance des faits

Le mardi 16 juin, les militaires interpellent l’homme à son domicile de Guéret, dans la Creuse. Âgé d’une cinquantaine d’années, il était de passage en Indre-et-Loire après un séjour dans le Loir-et-Cher, et rentrait chez lui. Placé en garde à vue, il reconnaît immédiatement les faits et explique son geste par une addiction aux médicaments.

Selon une source proche de l’enquête citée par Le Quotidien du Pharmacien, l’homme sera convoqué ultérieurement dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) pour extorsion aggravée. Cette procédure permet d’éviter un procès long si l’accusé reconnaît les faits et accepte la peine proposée.

Contexte dans l’Indre-et-Loire

Montrésor, commune de 800 habitants située dans le sud du département, à une trentaine de kilomètres de Loches, est un village touristique connu pour son château et sa collégiale. Ce type d’extorsion dans une officine de pharmacie est exceptionnel dans le secteur. Les gendarmes de Loches couvrent un vaste territoire rural, où les établissements de santé sont souvent isolés. Ils rappellent l’importance des mesures de prévention, comme celles qui ont permis à la pharmacienne de garder son calme et d’agir efficacement.

Pour mémoire, d’autres faits divers récents dans la région montrent que la vigilance des commerçants reste un maillon essentiel de la sécurité. À titre d’exemple, un vol avec violences à Toulouse avait également été résolu grâce au témoignage de la victime, ou encore le report du procès d’une fusillade à Cherbourg.

Prochaine étape : une CRPC pour extorsion aggravée

L’audience de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité n’a pas encore été fixée. Le prévenu encourt jusqu’à sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende pour extorsion aggravée (en raison du cagoule). La pharmacienne, elle, se dit soulagée que l’affaire soit résolue, mais confie rester marquée par l’incident.

« J’ai eu de la chance qu’il n’ait pas d’arme, mais j’espère que les gendarmes continueront ces formations pour les commerçants », conclut Isabelle Favreau.

Camille
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Sources

Camille Bodin

Camille Bodin

Camille est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Indre-et-Loire (37), avec Tours pour chef-lieu. Spécialité du département : châteaux de la Loire UNESCO et viticulture. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Centre-Val de Loire.

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