Titre existant
L'ancien champion reproche au Français d'avoir décliné un combat titre pour raisons fraternelles
Chapo existant
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Loyauté vs ambition
Imavov est pris entre culture caucasienne (ne pas frapper son frère) et pression UFC pour accepter tout combat titre. Un dilemme que d'autres combattants ont déjà affronté.
Position de l'UFC
L'organisation avait prévu deux dates pour Imavov-Chimaev. En mai 2026, elle refuse de donner Du Plessis à Imavov, ne lui offrant qu'un combat titre. Contradiction ou stratégie ?
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Dricus Du Plessis accuse Nassourdine Imavov d'avoir refusé un combat titre contre Khamzat Chimaev en invoquant leur lien fraternel le 15 juillet 2026
- L'UFC avait programmé deux dates (décembre 2025 et février 2026) pour Imavov-Chimaev avant la blessure de Chimaev
- Imavov a battu Caio Borralho en septembre 2025
- Chimaev a pris la ceinture à Du Plessis le 16 août 2025 à l'UFC 319 et confirme Imavov comme premier challenger après le Ramadan
- En mai 2026, l'UFC refuse de donner Du Plessis à Imavov, lui offrant uniquement un combat pour la ceinture
Le 15 juillet 2026 - Dricus Du Plessis sort du silence. « Avec Nassourdine Imavov qui a dit non, moi et Hamzat sommes frères, je ne vais pas le combattre parce que c’était le combat qui était censé avoir lieu. Et il a dit non parce que nous sommes frères ». L’ancien champion des poids moyens accuse le Français d’avoir torpillé sa propre chance au titre. Par fraternité.
L’UFC avait des plans. Deux dates: décembre 2025 - puis février 2026. Le combat Imavov-Chimaev pour la ceinture était dans les tuyaux. Puis Chimaev se blesse. Fin de l’histoire. Ou pas. Car selon Du Plessis, Imavov aurait décliné l’opportunité avant même la blessure. Motif: « nous sommes frères ».
La mère d’Imavov avait parlé. « Ça ne devrait pas être entre deux frères ». Le combattant d’origine daghestanaise et le Tchétchène partagent une origine caucasienne. Dans leur culture, on ne frappe pas son frère. Même pour une ceinture en or.
Imavov enchaîne. Il bat Caio Borralho en septembre 2025. En décembre 2025 - il affirme que le combat contre Chimaev est « inévitable ». En mai 2026 - il demande à affronter Du Plessis. L’UFC refuse: seul un combat pour la ceinture est sur la table.
Chimaev a pris la ceinture à Du Plessis le 16 août 2025 à l’UFC 319. Imavov était combattant de réserve. Après la victoire de Chimaev, Imavov réclame: « Je suis le prochain ». Le nouveau champion confirme: Imavov sera son premier challenger, après le Ramadan, en mars 2026.
Deux versions qui ne collent pas
Du Plessis affirme qu’Imavov a refusé le combat titre. Pourtant, le Français multiplie les déclarations publiques réclamant Chimaev. En décembre 2025 - il dit que le combat est « inévitable ». En mai 2026 - il révèle que l’UFC « nous a dit qu’ils voulaient faire le combat en février ». Pas vraiment le discours d’un homme qui fuit. L’accusation de Du Plessis ne trouve aucun écho dans les déclarations officielles de l’UFC ou d’Imavov lui-même.
L’UFC déteste qu’on dise non
Du Plessis enfonce le clou. « Soit tu acceptes le combat pour le titre, soit tu ne l’acceptes pas ». Dans l’octogone, refuser une opportunité titre par loyauté est un luxe que peu peuvent se permettre. Dana White - n’aime pas les refus. Surtout quand il s’agit d’une ceinture.
D’autres ont refusé avant. Daniel Cormier n’a jamais voulu combattre Cain Velasquez. Kamaru Usman a décliné Israel Adesanya. Merab Dvalishvili n’a pas affronté Aljamain Sterling. Des précédents qui n’ont pas toujours bien tourné pour les carrières. On se souvient aussi de combattants qui ont refusé d’affronter des partenaires d’entraînement ou compatriotes, même pour une unification de titre.
La position de l’UFC en questions
L’organisation avait prévu deux dates pour Imavov-Chimaev. C’est la blessure de Chimaev qui a fait capoter le plan en février 2026. Si Imavov avait vraiment dit non, pourquoi l’UFC lui aurait-elle proposé une seconde date? Et surtout, pourquoi l’organisation refuse-t-elle en mai 2026 de lui donner Du Plessis, en lui offrant uniquement un combat titre? Cette politique envoie un message clair: soit Imavov accepte Chimaev, soit il n’a rien. Une stratégie qui ressemble à une mise sous pression plutôt qu’à une confirmation du refus allégué.
Chimaev, lui, ne ferme pas la porte. Il qualifie Imavov de « bon gars » et précise qu’il ne refusera pas si l’UFC impose le combat. La fraternité, c’est bien. La ceinture, c’est mieux.
Un timing qui interroge
L’accusation de Du Plessis intervient environ un an après avoir perdu sa ceinture face à Chimaev. Un timing qui soulève des questions. Du Plessis cherche-t-il à justifier son élimination du circuit titre en désignant un coupable idéal? En pointant Imavov, Du Plessis détourne l’attention de sa propre défaite et suggère que le Français ne mérite pas sa place de challenger numéro un. Une stratégie rhétorique qui permet de rester dans la conversation titre sans avoir à reconquérir sa position dans le classement. Imavov, lui, continue de réclamer Chimaev publiquement. Pas vraiment le comportement d’un homme qui fuit.
Imavov a été snobé pour l’UFC 328 - où Chimaev était en tête d’affiche. Sa mère lui a conseillé de ne pas combattre Chimaev. Lui dit qu’il acceptera si l’UFC le décide. Entre la famille et la gloire, il n’a pas encore tranché.
Sources
- Nassourdine Imavov Reveals UFC Had 2 Dates in Mind for Title Fight vs Khamzat Chimaev
- Dricus Du Plessis Says Nassourdine Imavov Has Been Held Back for Refusing to Fight Khamzat Chimaev
- Nassourdine Imavov a demandé à affronter Dricus Du Plessis mais l'UFC a refusé
- Chimaev vs Imavov : le pronostic de Dricus Du Plessis
- Khamzat Chimaev Set to Headline UFC 328, Nassourdine Imavov Snubbed
