Incendie à Die : 115 hectares brûlés dans le massif de Justin, plus de 200 pompiers toujours mobilisés
Le feu, déclenché par la foudre le 24 juin, a connu une reprise violente le 2 juillet. Les secours luttent toujours sur les lisières.
Samedi 4 juillet, 218 sapeurs-pompiers étaient encore sur le terrain à Die. Le sinistre du massif de Justin a parcouru 115 hectares de végétation. Aucune habitation n’est menacée.
L’essentiel
- 115 hectares : surface totale brûlée dans le massif de Justin, à Die (Drôme), depuis le 24 juin.
- 218 pompiers : effectif mobilisé samedi 4 juillet, porté à près de 250 le lendemain.
- Origine : impact de foudre le mercredi 24 juin, suivi d’une reprise violente le 2 juillet.
- 68 communes : placées en vigilance rouge par la préfecture face au risque extrême d’incendie.
Un feu qui couvait depuis dix jours
L’incendie du massif de Justin, aux portes de Die, n’est pas né d’un geste malheureux mais d’un orage. Le mercredi 24 juin 2026, un impact de foudre met le feu à la végétation, selon les informations recueillies par Chérie FM Vallée du Rhône. Le feu est d’abord contenu, mais il couve dans le sous-bois, sur un terrain escarpé.
Le jeudi 2 juillet au soir, une violente reprise d’activité est signalée, rapporte le site spécialisé feuxdeforet.fr. Les flammes gagnent rapidement du terrain. En quelques heures, le sinistre passe de quelques dizaines à plus de cent hectares.
Au total, 115 hectares de forêt et de maquis ont été parcourus, confirme info.fr. Le bilan n’a pas augmenté depuis samedi, signe que les pompiers ont réussi à fixer un périmètre.
Un dispositif de plusieurs centaines d’hommes
Samedi 4 juillet, en milieu de journée, 218 sapeurs-pompiers étaient engagés sur le massif de Justin, selon le décompte officiel rapporté par info.fr. Ce chiffre diffère des 280 évoqués sur les réseaux sociaux.
L’association des pompiers de la Drôme (PSFDF) indiquait de son côté 280 sapeurs-pompiers au plus fort de la mobilisation. Le dispositif a été renforcé dimanche 5 juillet : près de 250 soldats du feu étaient alors sur zone, précise info.fr.
Les moyens aériens sont également de la partie. Deux hélicoptères de l’Armée de terre et des avions bombardiers d’eau de la Sécurité civile ont appuyé les troupes au sol, en réalisant des largages sur les points chauds. Le relief accidenté du massif rend l’accès difficile pour les camions : les hommes progressent à pied avec des lances.
Interdiction d’accès et vigilance rouge
Face au danger, la préfète de la Drôme, Marie-Aimée Gaspari, s’est rendue sur place vendredi 3 juillet pour coordonner la réponse, d’après Chérie FM Vallée du Rhône. Le même jour, un arrêté préfectoral interdit l’accès au massif de Justin au public. Les promenades, randonnées et cueillettes y sont prohibées jusqu’à nouvel ordre.
Par ailleurs, 68 communes drômoises ont été placées en vigilance rouge par la préfecture en raison de la canicule et du risque extrême d’incendie. Les habitants sont invités à la plus grande prudence et à signaler tout départ de feu.
Un autre incendie de moindre ampleur, qui a détruit un hectare de sous-bois à Saint-Aubin-le-Cloud (Deux-Sèvres), rappelle que le risque est national en cette période de sécheresse.
Contexte dans la Drôme et l’Ardèche
La Drôme et l’Ardèche, départements voisins de la vallée du Rhône, sont particulièrement vulnérables aux feux de forêt en été. Le massif de Justin, situé en zone montagneuse à l’est de Die, est classé en risque élevé. Selon les données de la préfecture, plus de 40 % du territoire drômois est boisé, et la canicule de juillet 2026 accroît la sécheresse des sols.
Les deux départements comptent sur un réseau de 80 centres d’incendie et de secours, mais la topographie limite parfois l’intervention rapide des engins. L’épisode actuel rappelle celui de l’été 2022, où un incendie avait ravagé plus de 300 hectares dans la même zone.
La préfecture rappelle que tout départ de feu doit être immédiatement signalé au 112 ou au 18.
Prochaine étape
Selon les secours, l’extinction complète des lisières devrait prendre encore plusieurs jours, en raison des fumerolles persistantes dans les souches. Aucune évacuation d’habitation n’a été nécessaire à ce stade, mais la surveillance reste totale.