Aisne : incendie nocturne à Amifontaine, une couvée de poussins décimée
Dans la nuit du 20 au 21 avril, une ancienne serre agricole a brûlé à Amifontaine, emportant une dizaine de poussins.
Un incendie s'est déclaré vers 3h30 dans un hangar agricole à Amifontaine, dans l'Aisne. Le bâtiment est parti en fumée. Les pompiers ont maîtrisé le feu en une heure, mais la couvée de poussins n'a pu être sauvée.
C’est dans la nuit du 20 au 21 avril 2026, aux alentours de 3h30, que le feu a pris dans une ancienne serre reconvertie en hangar de stockage à Amifontaine. Selon L’Union, la cause probable est l’explosion d’une lampe de chauffage placée dans un incubateur pour poussins. Une pile de bois sec à proximité a accéléré la propagation.
Deux camions des pompiers de l’Aisne sont intervenus rapidement. Les flammes ont été maîtrisées en environ une heure. Les secours sont restés sur place jusqu’au lever du jour pour sécuriser le site, situé à seulement 7 mètres de la maison du propriétaire. Ce type d’engagement prolongé rappelle d’autres interventions récentes dans le département, comme l’incendie à Remilly-Aillicourt où vingt sapeurs avaient été mobilisés.
Les poussins n’ont pas eu le temps de fuir
Le bilan animal est contrasté. Moutons, poules et oies ont réussi à s’échapper. Mais la dizaine de poussins placés dans l’incubateur n’a pas survécu. Le propriétaire, 59 ans, a témoigné auprès de L’Union : « C’était impossible de s’en approcher. Les moutons, poules et oies se sont enfuis, mais pour les poussins c’était trop tard. »
Le maire d’Amifontaine, Denis Serin, a salué le travail des secours : « Ils sont ensuite restés sur place jusqu’à l’aube pour sécuriser les lieux. » Aucun blessé humain n’est à déplorer. Le bâtiment, lui, est entièrement détruit.
Un précédent dans l’Aisne
Ce n’est pas le premier incendie agricole meurtrier dans le département. En décembre 2025, un hangar à Englancourt avait coûté la vie à 87 animaux, selon le Courrier Picard. Les bâtiments agricoles, souvent anciens et chargés en matériaux combustibles, restent particulièrement vulnérables. Le SDIS de la Marne recrute d’ailleurs des lieutenants professionnels dès juillet 2026, signe que les services départementaux cherchent à renforcer leurs effectifs face à ce type de risque récurrent.