Incendie de Pontevès : 14 marins-pompiers de Marseille déployés dans le Var
Le Bataillon de marins-pompiers de Marseille a engagé un détachement et des moyens lourds pour défendre les points sensibles face à un feu qui a ravagé 2 550 hectares
Un incendie majeur a parcouru 2 550 hectares à Pontevès (Var) depuis le 21 juillet. Le BMPM a déployé 14 hommes, deux fourgons et un véhicule de reconnaissance en renfort du SDIS 83. Le feu est contenu ce mardi, mais le bilan matériel reste lourd.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le BMPM a déployé 14 marins-pompiers, 2 fourgons et un véhicule de reconnaissance depuis le 21 juillet.
- L'incendie de Pontevès a parcouru 2 550 hectares et mobilisé 1 200 sapeurs-pompiers et 350 engins.
- Le bilan matériel fait état de 10 maisons détruites et 30 à 40 habitations endommagées.
- Environ 500 personnes ont été évacuées préventivement dans les communes de Pontevès, Cotignac et Sillans-la-Cascade.
- Le feu a été déclaré contenu le 22 juillet, le sanctuaire Notre-Dame et le monastère Saint-Joseph ont été préservés.
Depuis hier, le Bataillon de marins-pompiers de Marseille (BMPM) intervient aux côtés du Service départemental d’incendie et de secours du Var sur l’incendie de Pontevès. Un détachement de 14 marins-pompiers a été engagé avec deux fourgons d’intervention et un véhicule radio de chef de groupe, selon l’annonce officielle du BMPM sur X.
Leur mission : participer à la défense des points sensibles dans une zone où le feu a parcouru 2 550 hectares depuis dimanche. Le sinistre, déclaré le 21 juillet dans le secteur du Gros Bessillon, a nécessité une mobilisation exceptionnelle de près de 1 200 sapeurs-pompiers et 350 engins au pic de l’opération, selon la préfecture du Var.
Un incendie d’une ampleur exceptionnelle
Le feu s’est déclaré dimanche après-midi à Pontevès, commune de 784 habitants située à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Draguignan. Attisé par des conditions météorologiques défavorables et un relief accidenté, il a rapidement progressé vers le massif du Gros Bessillon.
L’intensité du sinistre a provoqué la formation d’un pyrocumulus, ce nuage de convection généré par la chaleur des flammes qui modifie les conditions de vent et complique l’intervention des secours. La préfecture a fait état de changements de direction brutaux qui ont contraint les équipes au sol à adapter leur dispositif en permanence.
Le feu a été déclaré contenu ce mardi 22 juillet dans la matinée, selon RCF. Les moyens aériens et terrestres ont permis de freiner sa progression avant qu’il n’atteigne d’autres massifs forestiers.
1 200 pompiers mobilisés au pic de l’opération
Au total, environ 1 200 sapeurs-pompiers ont été engagés sur le sinistre, appuyés par 350 engins et une dizaine de moyens aériens. Le SDIS 83 a coordonné l’intervention, renforcé par des unités venues d’autres départements de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Le BMPM, unité militaire rattachée à la Marine nationale et basée à Marseille, a été sollicité pour sa capacité à intervenir en appui des SDIS sur les sinistres de grande ampleur. Le bataillon dispose de moyens spécifiques et d’une expertise reconnue en matière de défense des points sensibles, notamment les bâtiments patrimoniaux ou les infrastructures critiques.
Les 14 marins-pompiers déployés ont travaillé aux côtés des équipes du Var pour protéger plusieurs édifices menacés par la progression des flammes, dont le sanctuaire Notre-Dame et le monastère Saint-Joseph, tous deux situés dans la zone de l’incendie. Ces bâtiments ont été préservés, selon Léman Bleu.
Un bilan matériel lourd, 500 personnes évacuées
Le bilan provisoire fait état de 10 maisons détruites et entre 30 et 40 habitations endommagées, selon la préfecture du Var. Les dégâts se concentrent sur les communes de Pontevès, Cotignac et Sillans-la-Cascade, où environ 500 habitants ont été évacués préventivement.
Six personnes ont été légèrement blessées, quatre pompiers et deux habitants, tous intoxiqués par les fumées. Aucun blessé grave n’est à déplorer à ce stade.
Les autorités ont mis en place des périmètres de sécurité autour des zones incendiées et maintiennent une surveillance renforcée pour prévenir toute reprise de feu. Les accès restent limités dans plusieurs secteurs, notamment sur les axes forestiers et les chemins ruraux.
Contexte dans les Bouches-du-Rhône
Le BMPM intervient régulièrement en renfort des SDIS lors des feux de forêt dans le Sud-Est, notamment dans le Var et les Bouches-du-Rhône. Le département des Bouches-du-Rhône, soumis à un risque incendie élevé chaque été, bénéficie de la présence permanente du bataillon sur son territoire.
Marseille, avec ses 877 000 habitants, constitue le pôle urbain majeur de la région. Le BMPM assure la couverture opérationnelle de la ville et de plusieurs communes environnantes, en complément du SDIS 13. Son engagement sur l’incendie de Pontevès illustre la logique de coopération interdépartementale face aux sinistres de grande ampleur.
Les Bouches-du-Rhône ont connu plusieurs épisodes d’incendies importants ces dernières années, notamment dans le massif de l’Étoile et les Calanques. Le département compte environ 1,1 million d’habitants et concentre une part significative des moyens de secours de la région PACA.
Un dispositif maintenu pour surveiller la zone
Bien que le feu soit contenu, les équipes au sol maintiennent un dispositif de surveillance pour prévenir toute reprise. Les conditions météorologiques restent surveillées de près, avec des températures élevées et un taux d’hygrométrie bas qui favorisent la propagation des flammes.
Les moyens aériens effectuent des reconnaissances régulières au-dessus de la zone incendiée pour détecter d’éventuels points chauds. Les équipes terrestres patrouillent le long du périmètre pour éteindre les départs de feu résiduels.
La préfecture du Var a maintenu le niveau d’alerte incendie au maximum dans le département. Les autorités appellent à une vigilance renforcée et rappellent l’interdiction d’accès aux massifs forestiers jusqu’à nouvel ordre.
Prochaine étape
Les services de l’État procéderont dans les prochains jours à une évaluation complète des dégâts et des surfaces brûlées. Une enquête a été ouverte pour déterminer l’origine du sinistre. Les habitants évacués pourront regagner leur domicile une fois les zones sécurisées et les contrôles effectués.