Incendie de Trévillach : 1 350 hectares brûlés, le feu se dirige vers Rodès et Ille-sur-Têt
Le feu de forêt déclenché samedi soir à Trévillach a parcouru 1 350 hectares dimanche midi. Sous l’effet de la Tramontane, il se propage vers les communes de Rodès, Ille-sur-Têt et Bouleternère. Près de 700 pompiers et 9 moyens aériens sont mobilisés.
Le violent incendie de forêt qui a débuté samedi 4 juillet à Trévillach (Pyrénées-Orientales) n’est toujours pas maîtrisé. Dimanche à 11 heures, 1 350 hectares étaient déjà parcourus par les flammes. Le feu, réactivé par la Tramontane, menace désormais les communes de Rodès, Ille-sur-Têt et Bouleternère. Plus de 580 pompiers sont engagés.
L’essentiel
- 1 350 hectares : surface brûlée dimanche 5 juillet à 11 heures, selon la préfecture.
- 700 sapeurs-pompiers : mobilisés au sol et dans les airs, avec 9 moyens aériens (Canadair, Dash, hélicoptères).
- Trois communes menacées : Rodès, Ille-sur-Têt et Bouleternère; des habitants mis à l’abri en mairie.
- Routes fermées : D2, D17, D66 entre Vinça et Ille-sur-Têt.
Le feu de forêt qui ravage le massif de Trévillach depuis la soirée du samedi 4 juillet a pris une ampleur considérable sous l’effet de la Tramontane. À la mi-journée du dimanche 5 juillet, le sinistre avait parcouru 1 350 hectares de végétation, selon le dernier point de la préfecture des Pyrénées-Orientales.
Le feu se réactive vers l’est
Le préfet Pierre Regnault de la Mothe a indiqué sur le réseau X que le feu évolue désormais vers les secteurs de Rodès, Ille-sur-Têt et Bouleternère. « Les sapeurs-pompiers sont pleinement mobilisés sur place pour faire face aux récentes évolutions », a-t-il écrit dimanche matin.
Le front de flammes, qui s’était stabilisé dans la nuit de samedi à dimanche, a été réactivé par des rafales de vent de nord-ouest soufflant à 50 km/h, combinées à des températures déjà élevées (38 °C annoncés dans l’après-midi). La préfecture précise que le feu n’est plus en propagation libre, mais que la situation reste « très volatile ».
Bilan des moyens et des surfaces
Les secours ont été massivement renforcés. Selon le préfet, environ 700 sapeurs-pompiers sont à pied d’œuvre, appuyés par 200 véhicules et 9 moyens aériens (Canadair, Dash, hélicoptères). L’association PSFDF (Promotion des Secours et de la Foresterie) évoque même 1 500 hectares parcourus et 80 personnes évacuées à Rodès (lire notre article sur l’incendie aux Angles).
BFMTV, citant le préfet, confirme le chiffre de 700 pompiers et 9 moyens aériens. Les opérations sont coordonnées depuis une cellule de crise activée en préfecture dès samedi soir.
Les communes menacées et les mesures de protection
La préfecture a demandé aux maires de Rodès, d’Ille-sur-Têt et de Montalba-le-Château d’accueillir préventivement en mairie les habitants des habitations isolées. Aucune évacuation générale n’a été ordonnée pour l’instant, mais les personnes vivant dans les zones dispersées ont été invitées à se confiner ou à rejoindre les points d’hébergement communaux.
Trois routes départementales sont fermées à la circulation : la D2, la D17 et la D66, entre Vinça et Ille-sur-Têt. Les automobilistes sont invités à éviter le secteur.
Conditions météorologiques défavorables
La Tramontane, vent de nord-ouest typique de la région, souffle en rafales à 50 km/h, ce qui favorise la propagation des flammes et complique le travail des pompiers au sol. Les températures, caniculaires, grimpent jusqu’à 38 °C dans l’après-midi, asséchant encore davantage la végétation. Météo-France ne prévoit pas d’amélioration significative avant lundi.
Contexte dans les Pyrénées-Orientales
Ce nouvel incendie majeur survient dans un département déjà très éprouvé par le risque feux de forêt. Les Pyrénées-Orientales subissent une sécheresse historique depuis plusieurs années, aggravée par les épisodes de canicule. Le 4 juillet, un autre feu s’était déclaré aux Angles, menaçant le parcours du Tour de France 2026 qui traverse la région. Avec 1 350 hectares, l’incendie de Trévillach est l’un des plus importants de l’année dans le département. La préfecture rappelle que 95 % des départs de feu sont d’origine humaine et appelle à la plus grande vigilance.
Prochaine étape : la nuit et la journée de lundi
Les opérations se poursuivent sans relâche. Les moyens aériens devraient rester mobilisés tant que la lumière le permet. La nuit, les pompiers au sol tenteront de fixer les lisières du feu. Lundi, le renfort de colonnes venues d’autres départements est attendu. Le préfet doit tenir un nouveau point presse en fin d’après-midi.
Les habitants des secteurs menacés sont appelés à suivre les consignes des autorités et à ne pas gêner l’intervention des secours.