Incendies en Brenne : le colonel Bouquet dresse le bilan d’une crise inédite

Le directeur adjoint du SDIS 36 et la préfète de l'Indre ont fait le point sur les feux qui ont ravagé près de 900 hectares dans le département

Incendies en Brenne : le colonel Bouquet dresse le bilan d'une crise inédite
Illustration Fabien Renard / info.fr
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Le colonel Guillaume Bouquet, directeur adjoint du service départemental d'incendie et de secours de l'Indre, et la préfète Maryvonne Le Brignonen ont présenté un bilan de la gestion des incendies qui ont frappé la Brenne début juillet. Près de 900 hectares sont partis en fumée.

L'essentiel

Ce qu'il faut retenir

Faits vérifiés
  • Deux incendies ont ravagé près de 900 hectares dans la Brenne les 8 et 9 juillet 2026
  • 112 sapeurs-pompiers et deux hélicoptères bombardiers d'eau mobilisés à Saint-Michel-en-Brenne
  • Une enquête judiciaire ouverte sur l'origine suspecte de plusieurs départs de feu
  • Arrêté préfectoral interdisant l'accès à toutes les forêts du département de l'Indre
  • Mobilisation d'agriculteurs, d'élus et de renforts venus de Bretagne
5 faits vérifiés 1 source mis à jour le 16 juillet à 18:50

Le colonel Guillaume Bouquet, directeur adjoint du SDIS 36, a dressé un bilan détaillé de la gestion des incendies qui ont ravagé la Brenne début juillet. Aux côtés de le préfet de l’Indre, il a salué la mobilisation exceptionnelle des secours et des acteurs locaux face à une crise qualifiée d’historique.

Deux incendies majeurs en une journée

Le 8 juillet 2026, deux foyers distincts se sont déclarés dans la Brenne. Le premier a dévasté environ 700 hectares de végétation au sein du Parc naturel régional, selon les données transmises par les autorités. Un second incendie violent a éclaté le même jour à Saint-Michel-en-Brenne, parcourant près de 200 hectares avant d’être maîtrisé le lendemain matin.

La lutte contre le sinistre de Saint-Michel-en-Brenne a nécessité le déploiement de 112 sapeurs-pompiers, deux hélicoptères bombardiers d’eau et des renforts venus de Bretagne. Les équipes ont travaillé dans des conditions difficiles, notamment en raison de la sécheresse et du vent qui ont favorisé la propagation rapide des flammes.

Une enquête judiciaire ouverte

Face à la multiplication de départs de feu jugés suspects, une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer l’origine des sinistres. Les autorités n’ont pas communiqué davantage de détails sur les pistes privilégiées, l’instruction étant en cours.

Dans ce contexte, le préfet de l’Indre a pris un arrêté interdisant l’accès et les promenades dans l’ensemble des forêts du département. Cette mesure de restriction vise à limiter les risques de nouveaux départs de feu et à faciliter le travail des enquêteurs sur les zones sinistrées.

Mobilisation collective saluée

Lors du point presse, la préfecture a souligné l’immense élan de solidarité qui a permis de faire face à cette crise. Les sapeurs-pompiers, les agriculteurs locaux, les élus et les collectivités se sont mobilisés de manière coordonnée pour protéger les habitations et contenir les flammes.

Les agriculteurs ont notamment mis à disposition leurs engins et leurs citernes d’eau, un appui logistique décisif dans des zones parfois difficiles d’accès pour les véhicules de secours. Les communes ont ouvert leurs salles des fêtes pour accueillir les renforts interrégionaux et organiser les rotations sur le terrain.

Contexte dans l’Indre

L’Indre compte 217 communes et environ 217 000 habitants. Le Parc naturel régional de la Brenne, créé en 1989, couvre plus de 183 000 hectares et constitue l’une des plus vastes zones humides de France. Ce territoire à forte valeur écologique, composé de plus de 2 300 étangs, attire chaque année des milliers de visiteurs. La forêt et les landes représentent une part importante du paysage brennou, rendant le secteur particulièrement vulnérable aux feux en période de sécheresse.

Les incendies de cette ampleur restent rares dans le département. La dernière crise comparable remonte aux années 1990, selon les témoignages d’anciens pompiers recueillis lors de précédentes interventions. Le SDIS 36 dispose de 27 centres de secours répartis sur le territoire et compte environ 1 100 sapeurs-pompiers, majoritairement volontaires.

Un dispositif renforcé

Le colonel Bouquet a détaillé les moyens déployés par le SDIS 36 tout au long de la semaine critique. Outre les effectifs habituels, des renforts de plusieurs départements limitrophes et de Bretagne ont été acheminés pour assurer les relèves et maintenir une capacité d’intervention sur la durée.

Les hélicoptères bombardiers d’eau, positionnés sur une base avancée, ont effectué plusieurs dizaines de rotations pour arroser les lisières et empêcher la progression du feu vers les zones habitées. Les pompiers ont également mis en place des lignes de défense en s’appuyant sur les chemins ruraux et les pare-feu existants.

Prochaines étapes

L’arrêté préfectoral d’interdiction d’accès aux forêts reste en vigueur jusqu’à nouvel ordre. Les autorités prévoient de réévaluer la situation dans les prochains jours en fonction de l’évolution météorologique et des conclusions de l’enquête judiciaire. Des patrouilles de surveillance sont maintenues sur les zones sensibles pour prévenir toute reprise de feu.

Fabien
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Sources

Fabien Renard

Fabien Renard

Fabien est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Indre (36), avec Châteauroux pour chef-lieu. Spécialité du département : parc naturel Brenne et patrimoine berrichon. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Centre-Val de Loire.

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