FIFA : Infantino prépare la vente de 20 % de la branche commerciale à des investisseurs privés
Le président de la FIFA finalise un projet de société commerciale valorisée à 20 milliards de dollars
Le président de la FIFA finalise un projet de filiale commerciale valorisée à 20 milliards de dollars. Objectif lever 4,2 milliards auprès de fonds souverains et family offices.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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mai 2026
Circulation du dossier confidentiel
Le projet Goal-Equity [^f11] circule entre Zurich, New York et Abu Dhabi. 120 pages, clausules de confidentialité.
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juil. 2026
Réaction de l'UEFA
Communiqué cinglant : « Ce n'est pas à la FIFA de vendre le football » [^f9]. Menace de boycott des instances.
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fin 2026
Coupe du Monde États-Unis/Mexique/Canada
Tournoi aux revenus records (plus de 15 Md$ [^f6]). Vitrine pour séduire les investisseurs avant clôture du tour de table.
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fin 2026
Finalisation juridique prévue
Création officielle de FIFA Football Enterprises (FFE) [^f16], juste après le Mondial [^f14].
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2027
Vote du Congrès FIFA
Les 211 fédérations [^f7] doivent approuver le projet. Plusieurs fédérations africaines et asiatiques déjà séduites par la promesse de triplement des subventions [^f4].
Le dossier circule depuis mai entre Zurich et plusieurs capitales. Cent vingt pages, clausules de confidentialité, nom de code interne: Project Goal-Equity. Gianni Infantino - président de la FIFA, finalise la transformation de la branche commerciale de l’instance en une entité autonome. Objectif: vendre jusqu’à 20 % de cette nouvelle société à des investisseurs privés. Valorisation initiale: 20 milliards de dollars.
Le projet prévoit une levée de fonds de 4,2 milliards de dollars dès cette année. Les investisseurs ciblés? Fonds souverains, family offices, acteurs de l’écosystème financier. La structure isolerait les actifs les plus rentables, droits TV, marketing, billetterie de la Coupe du Monde, dans une coquille distincte de l’association à but non lucratif qu’est officiellement la FIFA.
Des dizaines de millions pour le président
Infantino pourrait tirer des dizaines de millions de dollars de cette nouvelle entité commerciale, selon plusieurs sources au fait du montage. Un détail qui n’apparaît dans aucun document officiel transmis aux 211 fédérations membres.
La FIFA promet en échange une augmentation des redistributions aux associations nationales, faisant passer le financement annuel de chaque fédération de 8 à 20 millions de dollars. Un argument massue pour emporter le vote du Congrès. Mais à quel prix?
L’UEFA crie à la trahison
L’UEFA a publié un communiqué cinglant. Selon plusieurs sources, l’instance européenne estime que le projet franchit une ligne que les institutions du football ne devraient jamais franchir.
Le calendrier interroge. Le projet doit être finalisé juridiquement fin 2026 - juste après la Coupe du Monde organisée aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Un tournoi dont les revenus dépasseront 15 milliards de dollars - record absolu. Une vitrine idéale pour séduire les investisseurs avant la clôture du tour de table.
Ce que personne ne dit
La FIFA présente son projet comme un outil de développement. Mais aucun document ne précise les mécanismes de redistribution après l’entrée des investisseurs privés. Qui décidera de l’allocation des bénéfices futurs? Quel sera le poids des actionnaires minoritaires au conseil d’administration? Ces questions restent sans réponse publique.
L’instance zurichoise invoque la nécessité d’ ses revenus. En réalité, elle ouvre la porte à un changement de nature: le football-spectacle devient un actif financiarisé, côté, négociable. Les fédérations nationales, aujourd’hui seules décisionnaires, devront composer avec des fonds dont l’horizon temporel se compte en trimestres, pas en générations.
Des investisseurs dans l’orbite Trump
Plusieurs sources citent des anciens conseillers financiers et des fonds souverains partenaires de Donald Trump parmi les investisseurs approchés. Rien de confirmé officiellement. Mais le timing, Coupe du Monde 2026 aux États-Unis, montage finalisé sous une possible nouvelle administration républicaine, ouvre des questions sur l’influence politique derrière l’opération.
Une ancienne dirigeante de la FIFA, sous couvert d’anonymat, résume: « Infantino vend ce qu’il ne possède pas. La Coupe du Monde appartient aux 211 fédérations. Mais une fois la structure créée, une fois les investisseurs au capital, le rapport de force bascule. On ne reviendra pas en arrière. »
Le Congrès de la FIFA doit voter selon plusieurs sources. Plusieurs fédérations africaines et asiatiques, séduites par la promesse de doublement des subventions, soutiennent déjà le projet. L’UEFA menace de boycotter certaines instances. Le football mondial se scinde.
Dans les couloirs de Zurich, un cadre de la FIFA glisse: « Gianni ne lâchera rien. Il a construit sa carrière sur cette idée: transformer le football en empire financier. C’est son héritage. »
Le dossier Goal-Equity est toujours sur son bureau.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (4)
« external investors would have as much as a 20% stake in FFE »
usatoday.com ↗ ↩
« all net benefits of FFE will be reinvested back into football worldwide »
apnews.com ↗ ↩
« Numerous sources with knowledge of Fifa’s proposals said it is valuing the new commercial venture at around $20bn »
theguardian.com ↗ ↩
« Infantino has aspirations to serve as chair of the new commercial company, which could earn him tens of millions of dollars »
theguardian.com ↗ ↩