L’inflation allemande ralentit à 2,4 % en juin, l’énergie pèse encore
L'indice harmonisé confirme la trajectoire de désinflation outre-Rhin. Les carburants baissent, mais le fioul domestique flambe de 29 %.
L'Office fédéral allemand de la statistique a confirmé ce jeudi un ralentissement de l'inflation à 2,4 % sur un an en juin. La baisse des prix des carburants a compensé la hausse du fioul domestique, tandis que les services restent au-dessus de 3 %.
L’essentiel
- Inflation harmonisée : 2,4 % en juin 2026 contre 2,7 % en mai
- Recul mensuel : -0,3 % des prix à la consommation en juin
- Carburants : -5,8 % en un mois, diesel -7,9 %
- Fioul domestique : +29,4 % sur un an malgré le reflux global de l’énergie
L’Allemagne confirme son ralentissement inflationniste. L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) s’est établi à 2,4 % en glissement annuel pour juin 2026, après 2,7 % en mai, selon les données publiées ce jeudi par Destatis, l’Office fédéral de la statistique. L’indice national (IPC) affiche quant à lui 2,3 % sur un an, contre 2,6 % le mois précédent.
En rythme mensuel, les prix ont reculé de 0,3 % entre mai et juin. Cette baisse est principalement portée par les carburants, qui ont chuté de 5,8 % sur un mois, dont 7,9 % pour le diesel.
L’énergie reste sous tension malgré la baisse des carburants
Si les prix de l’énergie pour les ménages affichent un recul global de 1,6 % sur un an, la situation reste contrastée. Le fioul domestique a bondi de 29,4 % en glissement annuel, une hausse que Ruth Brand, présidente de Destatis, attribue notamment à la guerre en Iran. « Les prix de l’énergie restent sous pression à cause de la guerre en Iran, même si leur hausse a décéléré par rapport au mois de mai », a-t-elle précisé.
Les produits alimentaires, eux, n’ont progressé que de 0,4 % sur un an, un rythme très modéré qui contribue à contenir l’inflation générale.
Les services tirent l’inflation vers le haut
L’inflation sous-jacente, qui exclut l’alimentation et l’énergie, s’est stabilisée à 2,5 % sur un an. Mais les services continuent d’afficher une dynamique plus forte, avec une hausse de 3,1 % en glissement annuel. Ce poste reste au-dessus de l’inflation générale et pèse sur le pouvoir d’achat des ménages allemands.
Une marge de manœuvre pour la BCE
Ce reflux de l’inflation outre-Rhin conforte les espoirs d’une poursuite de l’assouplissement monétaire de la Banque centrale européenne, selon Reuters. La première économie de la zone euro affiche une trajectoire de désinflation qui pourrait faciliter de nouvelles baisses de taux dans les prochains mois, si la tendance se confirme.
La prochaine publication de Destatis, attendue mi-août, dira si le ralentissement se poursuit ou si les tensions énergétiques reprennent le dessus.