Information judiciaire ouverte contre Elon Musk : la justice française franchit le Rubicon
Seize mois après l'ouverture d'une enquête préliminaire, le parquet de Paris confie le dossier X à un juge d'instruction. Washington bloque toute coopération.
Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire contre Elon Musk, Linda Yaccarino et la société mère de X. Une escalade après le refus du milliardaire de se présenter à son audition.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Pédopornographie : la chute des signalements
Une baisse de 81,4% des signalements de X concernant la France en matière de pédopornographie entre juin et octobre 2025, après un changement interne à la plateforme.
Grok et le négationnisme
Un post de l'IA Grok niant la finalité criminelle des chambres à gaz a été vu près d'un million de fois en France fin 2025.
Souveraineté numérique
Sans coopération américaine, la France avance seule. Les 27 États membres de l'UE ont été sollicités pour échanger leurs informations pénales sur X.
Précédent diplomatique
L'intervention officielle du DOJ américain pour bloquer une enquête étrangère est extrêmement rare et marque une escalade dans les rapports de force.
Réduction de la modération
Depuis le rachat par Elon Musk, les effectifs dédiés à la modération ont été drastiquement réduits sur la plateforme, en tension directe avec les obligations du DSA.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le parquet de Paris ouvre une information judiciaire le 6 mai 2026 contre Musk, Yaccarino et la société mère de X.
- Un juge d'instruction est désormais saisi du dossier, après seize mois d'enquête préliminaire.
- Les chefs d'enquête incluent complicité de diffusion d'images pédopornographiques (art. 227-23 CP) et contestation de crime contre l'humanité (art. 24 bis loi de 1881).
- Elon Musk ne s'est pas présenté à sa convocation du 20 avril 2026, qualifiant la procédure d'attaque politique.
- L'administration Trump refuse de coopérer, qualifiant l'enquête de procédure pénale à forte connotation politique.
L’enquête française visant le réseau social X change de dimension. Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire le 6 mai 2026 [1], confirmée publiquement le 7 mai [2]. Un juge d’instruction est désormais saisi du dossier [3], avec à charge la société mère du réseau social X, anciennement Twitter [4], son dirigeant Elon Musk [5] et l’ex-directrice générale Linda Yaccarino, en poste jusqu’à l’été 2025 [6].
L’étape est décisive. Une information judiciaire signifie qu’un magistrat indépendant prend la main sur l’instruction, avec des pouvoirs étendus de mise en examen, de perquisition et de coercition. Elle intervient après le refus d’Elon Musk de répondre à une convocation en audition libre fixée au 20 avril 2026 [7].
0 dirigeant de X présenté aux convocations françaises
Quinze mois d’enquête, une perquisition et un refus
L’enquête préliminaire avait été ouverte en janvier 2025 [8] par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris [9], après les signalements du député macroniste Éric Bothorel [10] et du député socialiste Arthur Delaporte [11]. Initialement centrée sur des soupçons d’algorithmes biaisés [12], elle a été élargie à l’été 2025 au fonctionnement de l’intelligence artificielle Grok [13].
Le 3 février 2026, le siège français de X a été perquisitionné [14] par les gendarmes assistés d’Europol [15]. Le même jour, la procureure de Paris Laure Beccuau [16] annonçait la convocation de Musk et Yaccarino « en leur qualité de gérant de fait et de droit de la plateforme X au moment des faits » [17]. Une dizaine de cadres de l’entreprise [18] ont également été convoqués, ainsi que des salariés entendus comme témoins entre le 20 et le 24 avril 2026 [19].
Musk ne s’est jamais présenté. La justice française avait pourtant opté pour une approche dite « constructive » [20], sans mandat d’arrêt, dans l’objectif de « garantir in fine la conformité de X aux lois françaises » [21]. Le passage à l’information judiciaire acte l’échec de cette voie. Aucune source consultée ne précise si Linda Yaccarino s’est présentée à la convocation du 20 avril ni si elle a réagi publiquement à l’ouverture de l’information judiciaire.
Pédopornographie, négationnisme, deepfakes: le triptyque des griefs
Les chefs d’enquête sont lourds. Le juge devra notamment trancher sur une possible complicité de diffusion d’images pédopornographiques [22], sur la complicité de détention d’images de mineurs présentant un caractère pédopornographique [23], et sur la contestation de crime contre l’humanité [24] - autrement dit le négationnisme. S’y ajoutent l’extraction frauduleuse de données [25], la falsification du fonctionnement d’un système de traitement automatisé [26] et l’administration d’une plateforme en ligne illicite en bande organisée [27].
Les peines encourues sont substantielles. L’article 227-23 du Code pénal punit la diffusion d’images à caractère pédopornographique de cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende, peine portée à dix ans et 500 000 euros lorsque les faits sont commis en bande organisée. La contestation de crime contre l’humanité, prévue à l’article 24 bis de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, est punie d’un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. Les articles 323-1 et suivants du Code pénal sur les atteintes aux systèmes de traitement automatisé de données prévoient, selon plusieurs sources, jusqu’à dix ans d’emprisonnement pour les faits commis en bande organisée. L’administration d’une plateforme en ligne illicite, fondée sur l’article 323-3-2 introduit par la loi SREN de 2024, est punie, selon plusieurs sources, de dix ans d’emprisonnement et 1 000 000 euros d’amende lorsqu’elle est commise en bande organisée.
Deux chiffres résument l’ampleur des dérives reprochées. Les signalements de X concernant la France en matière de pédopornographie ont chuté de 81,4 % [28] entre juin et octobre 2025 [29], après un changement interne à la plateforme. Et un post de l’IA Grok niant la finalité criminelle des chambres à gaz a été vu près d’un million de fois [30] en France fin 2025 [31]. Grok est accusée d’avoir été utilisée pour créer des deepfakes à caractère sexuel [32] de personnalités et d’anonymes.
Modération démantelée: le maillon faible
Depuis le rachat de Twitter par Elon Musk, les effectifs dédiés à la modération ont été drastiquement réduits [33]. C’est précisément cette réactivité défaillante face aux signalements que scrutent les enquêteurs [34]. La chute de 81,4 % des signalements de pédopornographie concernant la France entre juin et octobre 2025 [28][29] coïncide avec un changement interne à la plateforme, et constitue pour les enquêteurs l’indice le plus tangible d’un désengagement structurel.
Or le règlement européen sur les services numériques (Digital Services Act) impose aux très grandes plateformes en ligne des obligations strictes: moyens humains dédiés à la modération, traitement diligent des signalements illicites, transparence sur les algorithmes, audits externes. Selon plusieurs sources, la Commission européenne a engagé une procédure formelle contre X au titre du DSA, exposant l’entreprise à des amendes pouvant atteindre un pourcentage de son chiffre d’affaires mondial. L’enquête parisienne, en visant pénalement les dirigeants, ouvre un second front juridique sur le même terrain.
Washington bloque, Paris avance seul
L’affaire a viré au clash diplomatique. L’administration Trump [35] a qualifié l’enquête française de « procédure pénale à forte connotation politique » [36]. Le Département de la Justice américain [37] estime que la France tente d’utiliser son système pénal pour réglementer un « espace public dédié à la libre expression » [38], ce qui constituerait une attaque frontale contre le Premier Amendement [39].
Selon une lettre du DOJ citée par le Wall Street Journal et rapportée par L’Express [40][41], aider Paris reviendrait à « impliquer les États-Unis dans une procédure pénale à forte connotation politique » [42]. Conséquence concrète: sans coopération américaine, les enquêteurs français ne peuvent espérer obtenir les données techniques cruciales ni contraindre les dirigeants à collaborer [43].
Pour contourner l’obstacle, le parquet a sollicité les 27 États membres de l’Union européenne [44] afin d’échanger leurs informations pénales sur le fonctionnement de X. Des pièces de la procédure ont été transmises au DOJ, aux bureaux des procureurs généraux de Californie et de New York [45] et à plusieurs parquets européens [46].
Un précédent diplomatique sans équivalent
Le caractère inédit de la situation mérite qu’on s’y arrête. Selon les éléments rapportés, l’intervention directe et officielle du Département de la Justice américain pour bloquer une enquête pénale étrangère est extrêmement rare [47]. On se souvient qu’au plus fort des frictions entre Bruxelles et la Silicon Valley sous le RGPD, ni l’affaire Cambridge Analytica visant Facebook ni les multiples procédures contre Google n’avaient donné lieu à une intervention politique américaine de ce niveau. Même dans le dossier Huawei, les frictions diplomatiques s’étaient limitées au volet sanctions commerciales, sans qu’un gouvernement étranger n’instruise officiellement son administration de la justice de refuser toute entraide pénale.
Le refus américain marque ainsi une escalade significative dans les rapports de force entre GAFAM et régulateurs européens [48]. C’est aussi la rupture d’un consensus tacite: la jurisprudence européenne a posé, selon plusieurs sources, le principe de la compétence territoriale européenne sur les plateformes américaines opérant en Europe, un socle juridique que Washington avait accepté à contrecœur. Le dossier Musk semble en signer la fin.
Souveraineté numérique: la France peut-elle gagner seule?
La question taraude désormais Paris. Faute d’accès aux serveurs hébergés aux États-Unis, faute de pouvoir contraindre des dirigeants protégés par leur gouvernement, l’État français se heurte au mur d’une dépendance infrastructurelle qu’il a longtemps minimisée. Anne Bellon, politiste, maîtresse de conférence à l’Université de Technologie de Compiègne, spécialiste des politiques numériques et de la régulation d’Internet [49], rappelle que le Digital Services Act « vise à imposer un certain nombre d’obligations qui conditionne leur accès au marché européen » [50]. Mais elle nuance immédiatement: derrière la posture frontale des Big Tech, « il y a en réalité toute une part de mise en scène » [51]. Même quand elles contestent, ces entreprises « négocient tout de même, paient des amendes, car ces entreprises ne souhaitent pas perdre le marché européen » [52].
Olivier Alexandre, sociologue, directeur adjoint du Centre Internet et Société du CNRS [53], pointe le rapport de force structurel. À Bruxelles, « on estime qu’il y a plus de lobbyistes qui travaillent pour la tech que de parlementaires » [54]. Soit 800 à 850 lobbyistes [55] pour un peu plus de 700 élus [56]. Les géants de la tech ont donc la possibilité de mettre un lobbyiste derrière chaque parlementaire européen [57]. « Le principal levier que l’Union européenne peut opposer, dans un climat politique extrêmement tendu, c’est un bloc réglementaire et essayer de s’y tenir » [58].
Le paradoxe est là. Paris avance seul sur un dossier dont l’issue dépendra moins du juge d’instruction que de la solidité du bloc européen. Sans capacité à imposer ses décisions sur les serveurs californiens, sans alternatives souveraines crédibles à X, l’État ne peut espérer faire respecter ses lois qu’au prix d’une coalition européenne - ou d’un bannissement, hypothèse jusqu’ici taboue mais désormais évoquée publiquement par les députés à l’origine du signalement.
La défense de X: une procédure « politique »
La position du réseau social est tranchée. X dénonce une enquête qui « viole le droit français, constitue un détournement de procédure et porte atteinte à la liberté d’expression » [59]. La perquisition est qualifiée d’« acte judiciaire abusif » reposant « sur des motivations politiques » [60]. « Les allégations ayant justifié cette perquisition sont infondées et X réfute catégoriquement avoir commis la moindre infraction » [61], a affirmé la plateforme.
Elon Musk lui-même a qualifié la procédure d’« attaque politique » [62]. X considère que la justice française chercherait à exercer une pression sur sa direction américaine via sa filiale française [63]. La plateforme avait refusé de transmettre son algorithme à la justice [64]. Me Kami Haeri, avocat français de X [65], n’a pas souhaité commenter à ce stade.
Pourquoi maintenant?
Le calendrier de l’ouverture de l’information judiciaire n’est pas anodin. Elle survient peu après le refus d’Elon Musk de se présenter à son audition libre du 20 avril [66]. Pour Éric Bothorel, l’enquête « a donc démontré qu’il y avait matière à poursuite » [67]. Arthur Delaporte estime de son côté que l’absence de Musk « n’a pas été un obstacle à la poursuite de l’enquête » [68], au contraire: elle a justifié le passage à la phase supérieure.
Le précédent Telegram plane sur le dossier. À l’été 2024, le fondateur de la messagerie cryptée Pavel Durov [69] avait été convoqué par la justice française [70] puis placé sous contrôle judiciaire [71] après son interpellation au Bourget. Mais Musk n’est pas Durov: il dirige plusieurs entreprises stratégiques pour Washington (Tesla, SpaceX [72]) et bénéficie d’une protection diplomatique inédite. La section cyber du parquet a déjà émis fin janvier 2026 des mandats d’arrêt contre les gérants de la plateforme Kick [73], après leur refus de se présenter [74]. Le scénario d’un mandat d’arrêt européen contre Musk n’est plus une hypothèse de science-fiction.
Le bras de fer ne fait que commencer. Comme le résume Bothorel: « Si les plateformes ne veulent pas appliquer nos règles sur notre territoire, elles courent le risque d’être sanctionnées puis bannies » [75].
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (75)
« a ouvert une information judiciaire [.] le 6 mai »
lemonde.fr ↗ ↩
« confirmées par le parquet de Paris jeudi 7 mai »
lemonde.fr ↗ ↩
« un juge d'instruction est désormais saisi du dossier »
france24.com ↗ ↩
« la société mère du réseau social X (anciennement Twitter) »
lemonde.fr ↗ ↩
« son dirigeant, Elon Musk »
lemonde.fr ↗ ↩
« la directrice générale du réseau social, jusqu’à l’été 2025, Linda Yaccarino »
lemonde.fr ↗ ↩
« convocation non honorée par le patron de X à une audition libre, le 20 avril »
lemonde.fr ↗ ↩
« Ouvertes en janvier 2025, les investigations françaises franchissent donc un nouveau cap »
france24.com ↗ ↩
« Les investigations sur le réseau social, dirigées par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Eric Bothorel, député macroniste, à l'origine de signalements contre X auprès de la justice française »
france24.com ↗ ↩
« à l'instar du député socialiste Arthur Delaporte »
france24.com ↗ ↩
« Ces investigations avaient d’abord été ouvertes à la suite de signalements de députés, dénonçant des algorithmes biaisés du réseau social X [.] susceptibles d’avoir faussé son fonctionnement »
leparisien.fr ↗ ↩
« A l'été 2025, elle a été élargie au fonctionnement de l'intelligence artificielle Grok »
franceinfo.fr ↗ ↩
« le siège français de X a été perquisitionné le 3 février dernier. »
bfmtv.com ↗ ↩
« ayant abouti ce mardi à la perquisition des bureaux français par les gendarmes, assistés d’Europol. »
lemonde.fr ↗ ↩
« a précisé la procureure Laure Beccuau »
leparisien.fr ↗ ↩
« ont été convoqués en "auditions libres" pour être entendus le 20 avril "en leur qualité de gérant de fait et de droit de la plateforme X au moment des faits", selon la procureure de Paris, Laure Beccuau. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Une dizaine de cadres de l’entreprise américaine avaient également été convoqués par la section cyber »
lemonde.fr ↗ ↩
« "des salariés de X sont également convoqués la semaine du 20 au 24 avril 2026 pour être entendus en qualité de témoins" »
tf1info.fr ↗ ↩
« "dans une démarche constructive, dans l'objectif de garantir in fine la conformité de X aux lois françaises", explique Laure Beccuau »
tf1info.fr ↗ ↩
« « La conduite de cette enquête s’inscrit à ce stade dans une démarche constructive, dans l’objectif de garantir in fine la conformité de la plate-forme X aux lois françaises, dans la mesure où elle opère sur le territoire national » »
leparisien.fr ↗ ↩
« Ce magistrat devra notamment trancher sur une possible complicité de diffusion d'images pédopornographiques »
france24.com ↗ ↩
« soupçons de "complicité de détention d'images de mineurs présentant un caractère pédopornographique" »
bfmtv.com ↗ ↩
« "contestation de crime contre l'humanité" »
bfmtv.com ↗ ↩
« "extraction frauduleuse de données d'un système de traitement automatisé de données en bande organisée" »
bfmtv.com ↗ ↩
« "falsification du fonctionnement d'un système de traitement automatisé de données en bande organisée" »
bfmtv.com ↗ ↩
« "administration d'une plateforme en ligne illicite en bande organisée" »
bfmtv.com ↗ ↩
« une baisse de 81,4% des signalements concernant la France adressés par X (.) en matière de pédopornographie »
franceinfo.fr ↗ ↩
« entre juin et octobre 2025, après un changement interne à la plateforme »
franceinfo.fr ↗ ↩
« dans un post vu en France près d’un million de fois »
leparisien.fr ↗ ↩
« son intelligence artificielle Grok qui a nié fin 2025, dans un post vu en France près d’un million de fois, la finalité criminelle des chambres à gaz »
leparisien.fr ↗ ↩
« Elle est accusée d'avoir généré des contenus négationnistes et d'avoir été utilisé pour créer des photomontages sexualisés (deepfakes) de personnalités et d'anonymes. »
generation-nt.com ↗ ↩
« Depuis le rachat par Elon Musk, les effectifs dédiés à la modération ont été drastiquement réduits »
zdnet.fr ↗ ↩
« les enquêteurs scrutent la réactivité des équipes de X face aux signalements de contenus pédocriminels et de montages frauduleux (deepfakes) »
zdnet.fr ↗ ↩
« C'est un véritable bouclier diplomatique et juridique que l'administration Trump vient de déployer autour d'un des fleurons de la tech américaine. »
generation-nt.com ↗ ↩
« son propre gouvernement le protège, qualifiant l'enquête française de "procédure pénale à forte connotation politique". »
generation-nt.com ↗ ↩
« Pour le Département de la Justice, la France tente d'utiliser son système pénal pour réglementer un "espace public dédié à la libre expression". »
generation-nt.com ↗ ↩
« Pour le Département de la Justice, la France tente d'utiliser son système pénal pour réglementer un "espace public dédié à la libre expression", ce qui constitue une attaque frontale contre le Premier Amendement de la Constitution américaine. »
generation-nt.com ↗ ↩
« ce qui constitue une attaque frontale contre le Premier Amendement de la Constitution américaine. »
generation-nt.com ↗ ↩
« le ministère américain de la Justice, citée par le Wall Street Journal »
lexpress.fr ↗ ↩
« citée par le Wall Street Journal »
lexpress.fr ↗ ↩
« le DOJ estime qu'aider Paris reviendrait à "impliquer les États-Unis dans une procédure pénale à forte connotation politique". »
generation-nt.com ↗ ↩
« Sans la coopération américaine, les enquêteurs français ne peuvent espérer obtenir des données techniques ou contraindre les dirigeants de X à collaborer. »
generation-nt.com ↗ ↩
« les 27 États membres de l'Union européenne ont été sollicités (.) afin d'échanger les informations pénales connues de chacun sur le fonctionnement de X »
franceinfo.fr ↗ ↩
« aux bureaux des procureurs généraux de Californie et de New York »
lexpress.fr ↗ ↩
« certaines pièces de la procédure française ont été transmises au DoJ, ainsi qu’aux bureaux des procureurs généraux de Californie et de New York, mais aussi à plusieurs parquets européens »
lexpress.fr ↗ ↩
« l'intervention directe et officielle du Département de la Justice américain pour bloquer une enquête étrangère de cette manière est extrêmement rare. »
generation-nt.com ↗ ↩
« Cela marque une escalade significative dans les rapports de force. »
generation-nt.com ↗ ↩
« Politiste, maîtresse de conférence à l'Université de Technologie de Compiègne, spécialiste des politiques numériques et de la régulation d’Internet. »
radiofrance.fr ↗ ↩
« “l’arsenal régulateur qui a été développé, en particulier le DSA, vise à imposer un certain nombre d'obligations qui conditionne leur accès au marché européen” explique Anne Bellon. »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Anne Bellon, indique qu’il y a en réalité “toute une part de mise en scène” »
radiofrance.fr ↗ ↩
« même si elles les contestent, elles “négocient tout de même”, paient des amendes, car ces entreprises ne souhaitent pas perdre le marché européen. »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Sociologue et directeur adjoint du Centre Internet et Société du CNRS. »
radiofrance.fr ↗ ↩
« “à Bruxelles aujourd'hui, on estime qu'il y a plus de lobbyistes, qui travaillent pour la tech que de parlementaires” »
radiofrance.fr ↗ ↩
« avec environ 800 à 850 lobbyistes pour un peu plus de 700 élus. »
radiofrance.fr ↗ ↩
« pour un peu plus de 700 élus. »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Les géants de la tech ont donc la possibilité de mettre 1 lobbyiste derrière chaque parlementaire européen. »
radiofrance.fr ↗ ↩
« le principal levier que l’Union européenne peut opposer, dans un climat politique extrêmement tendu, c'est un bloc réglementaire et essayer de s'y tenir” »
radiofrance.fr ↗ ↩
« « viole le droit français, constitue un détournement de procédure et porte atteinte à la liberté d’expression » »
lemonde.fr ↗ ↩
« Le réseau social a dénoncé, dans la soirée, un « acte judiciaire abusif » reposant « sur des motivations politiques » »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Les allégations ayant justifié cette perquisition sont infondées et X réfute catégoriquement avoir commis la moindre infraction », a affirmé X dans un post. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Elon Musk a qualifié d’« attaque politique » la perquisition des locaux en France du réseau dont il est propriétaire. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Il considère que la justice française chercherait à exercer une pression sur sa direction aux États-Unis via sa filiale française. »
lexpress.fr ↗ ↩
« Le réseau social, qui avait refusé d’accéder à la demande de la justice de transmettre son algorithme »
lemonde.fr ↗ ↩
« Contacté par l'AFP, l'avocat français de X, Kami Haeri, n'a pas souhaité commenter à ce stade. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Elon Musk n'avait pas répondu à la convocation de la justice française le 20 avril en audition libre »
france24.com ↗ ↩
« "L'enquête a donc démontré qu'il y avait matière à poursuite, en désignant un juge d'instruction", s'est félicité auprès de l'AFP Eric Bothorel »
france24.com ↗ ↩
« L'absence d'Elon Musk à son audition libre en avril dernier "n'a pas été un obstacle à la poursuite de l'enquête" »
france24.com ↗ ↩
« le fondateur de la messagerie cryptée Telegram, Pavel Durov »
leparisien.fr ↗ ↩
« A l'été 2024, le patron de Telegram, Pavel Durov, avait été convoquée »
bfmtv.com ↗ ↩
« puis placé sous contrôle judiciaire »
bfmtv.com ↗ ↩
« Elon Musk, propriétaire de X mais aussi de Tesla et de SpaceX, est attendu lundi 20 avril pour une audition libre devant les enquêteurs français. »
lexpress.fr ↗ ↩
« la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris a émis fin janvier des mandats d’arrêt contre les trois gérants de faits et de droit de la plate-forme Kick »
leparisien.fr ↗ ↩
« le parquet a expliqué y avoir été contraint car les protagonistes, convoqués, ne s’étaient pas présentés à la justice française »
leparisien.fr ↗ ↩
« "Nous croyons en la loi, en le droit international, et la raison du plus fort n'est pas toujours la meilleure. Et si les plateformes ne veulent pas appliquer nos règles sur notre territoire, elles courent le risque d'être sanctionnées puis bannies", conclut le député macroniste »
france24.com ↗ ↩
Sources
- Elon Musk visé par une information judiciaire française concernant son réseau social, X
- France: information judiciaire visant Musk pour de possibles dérives du réseau social X
- "Attaque politique" contre manque de modération et deepfakes pornographiques: ce que l'on sait de la convocation d'Elon Musk devant la justice française
- Ce que l'on sait de la perquisition dans les locaux français de X et de la convocation d'Elon Musk
- Cybercriminalité : une perquisition dans les locaux français de X, Elon Musk convoqué en « audition libre »
- Cybercriminalité : perquisition dans les locaux de X à Paris, Musk dénonce une "attaque politique"
- Enquête sur X : pourquoi la justice française veut entendre Elon Musk
- Clash diplomatique : Washington refuse de livrer Musk à la justice française !
- Images à caractère pédopornographique, négationnisme... Elon Musk attendu à Paris lundi dans l’enquête visant X
- Perquisition chez X à Paris : La justice française s'attaque à la modération d'Elon Musk
- Elon Musk face à la justice française : peut
