Insultes racistes contre Mbappé : la vague de soutien après le Paraguay
Après les propos racistes d'une sénatrice paraguayenne visant Kylian Mbappé, soutiens politiques et sportifs affluent, plainte déposée à Paris
Après la victoire des Bleus contre le Paraguay le 4 juillet, des propos racistes de la sénatrice Celeste Amarilla visant Kylian Mbappé ont déclenché une crise diplomatique. Emmanuel Macron, Guy Stéphan et Dayot Upamecano ont apporté leur soutien au capitaine, tandis que la FFF a saisi le parquet de Paris.
L’essentiel
- Fait 1 : le 4 juillet 2026, la France a battu le Paraguay 1-0 en huitième de finale de la Coupe du monde grâce à un penalty de Kylian Mbappé, selon L’Équipe
- Fait 2 : la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla a qualifié Mbappé de « Camerounais colonisé » et de « brute » sur X, selon The Guardian
- Fait 3 : la Fédération française de football a déposé plainte et le parquet de Paris a ouvert une enquête pour injure publique aggravée, selon Public Sénat
- Fait 4 : Emmanuel Macron a affiché son soutien à Mbappé sur X, évoquant « un but de plus… contre le racisme », selon TV5Monde
- Fait 5 : Mbappé compte 7 buts au Mondial 2026, à égalité avec Lionel Messi et Erling Haaland en tête du classement des buteurs
Un penalty de Mbappé, puis les insultes
La séquence commence sur le terrain. Le 4 juillet 2026, l’équipe de France s’impose 1-0 face au Paraguay en huitième de finale de la Coupe du monde, sur un penalty transformé par Kylian Mbappé. Ce but porte à sept le total du capitaine des Bleus dans ce Mondial, à égalité avec Lionel Messi et Erling Haaland en tête du classement des buteurs.
C’est dans les heures qui suivent que l’affaire bascule. La sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla publie sur X des messages qualifiant Mbappé de « Camerounais colonisé » et de « brute », rapporte The Guardian. Le joueur réplique directement sur le même réseau, la qualifiant de « femme méprisable » et d’« indigne de sa fonction », selon des propos relayés par RDS, en dénonçant le caractère raciste de ses propos.
Le vestiaire des Bleus fait bloc
Le soutien s’organise vite en interne. L’entraîneur adjoint de l’équipe de France, Guy Stéphan, qualifie les propos de la sénatrice d’« indignes, abjects et scandaleux », selon Eurosport. Le défenseur Dayot Upamecano, 27 ans, prend également la parole pour défendre son capitaine.
Le message circule largement sur les réseaux, relayé par des comptes de supporters et de médias sportifs, à l’image de celui-ci.
Macron et la diplomatie paraguayenne s’en mêlent
La polémique dépasse rapidement le cadre sportif. Emmanuel Macron apporte son soutien à Mbappé sur X, saluant « un but de plus… contre le racisme », selon TV5Monde. Côté paraguayen, le président Santiago Peña écrit directement au chef de l’État français pour condamner les propos de la sénatrice et exprimer son soutien au joueur, rapporte The Guardian.
Le ministère des Affaires étrangères du Paraguay condamne à son tour les déclarations d’Amarilla, les jugeant contraires aux valeurs du pays, selon l’Agence France-Presse. En France, le président de la commission des Affaires étrangères du Sénat écrit à son homologue paraguayen pour exiger une condamnation officielle, précise Public Sénat.
Une plainte et une enquête ouverte à Paris
Sur le plan judiciaire, la Fédération française de football a déposé plainte. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour provocation à la haine et injure publique, selon Public Sénat. De son côté, la sénatrice refuse pour l’instant de s’excuser. Elle exige au contraire des excuses de Kylian Mbappé, menaçant de le poursuivre pour « violence de genre », rapporte TV5Monde.
Contexte dans le foot français et à Paris
C’est à Paris, siège de la Fédération française de football, que se joue désormais le volet judiciaire de l’affaire. Le parquet de Paris est compétent pour les infractions de presse et les injures publiques diffusées en ligne visant des personnes ou des institutions françaises, ce qui explique la saisine dans ce dossier. La FFF, qui centralise ses procédures depuis la capitale, avait déjà porté plainte dans des affaires similaires visant des joueurs de l’équipe de France ces dernières années, sans que le contexte fourni ne permette d’en détailler l’issue.
Sur le plan sportif, l’épisode intervient alors que les Bleus restent engagés dans la compétition. La formation d’Emmanuel Macron… pardon, celle des Bleus, doit affronter le Maroc le 9 juillet, son prochain match au Mondial 2026, dans un climat marqué par cette polémique extra-sportive.
Prochaine étape
L’enquête du parquet de Paris pour injure publique aggravée suit son cours. Sur le terrain, la France affrontera le Maroc le 9 juillet, tandis que la sénatrice Celeste Amarilla maintient sa position et refuse, à ce stade, de présenter des excuses.