Issoudun : « Elles n’étaient pas branchées » : des caméras de vidéosurveillance inopérantes
Lors d'une réunion publique le 12 juin, le nouveau maire Julien Dubot a indiqué que plusieurs caméras installées sous le précédent mandat n'étaient pas connectées au réseau.
Le maire d'Issoudun, Julien Dubot, a révélé le 12 juin que plusieurs caméras de vidéosurveillance de la commune n'étaient pas branchées à son arrivée. Une déclaration faite lors d'une réunion publique de quartier, en présence d'une soixantaine d'habitants.
L’essentiel
- Révélation : Le maire Julien Dubot a déclaré le 12 juin 2026 que plusieurs caméras de vidéosurveillance existantes n’étaient pas branchées à son arrivée en mars.
- Contexte : La réunion publique s’est tenue à l’école Saint-Exupéry 3, avec environ 70 habitants des quartiers Bel-Air, Bernardines et Villatte.
- Projet en cours : La ville déploie un réseau de vidéoprotection d’une centaine de caméras, validé par la commission départementale, lancé sous l’ancien maire André Laignel.
Des révélations lors d’une réunion de quartier
Vendredi 12 juin 2026, à l’école Saint-Exupéry 3 d’Issoudun, le maire Julien Dubot participait à une réunion publique des comités de quartier. Face à une soixantaine de riverains de Bel-Air, Bernardines et Villatte, il a livré une information inattendue : plusieurs caméras de vidéosurveillance installées dans la commune « n’étaient pas branchées » à son arrivée à la mairie, fin mars 2026.
Selon le compte rendu de La Nouvelle République, le maire n’a pas précisé le nombre exact de caméras concernées ni leur emplacement. Il a simplement indiqué que cette situation relevait d’un état des lieux constaté après sa prise de fonction. Julien Dubot a été élu fin mars 2026, mettant fin à 49 ans de mandat d’André Laignel.
Un projet de vidéoprotection déjà lancé
Les déclarations du maire interviennent alors que la ville d’Issoudun est engagée dans un vaste programme de vidéoprotection. Un réseau d’une centaine de caméras - dont certaines nomades - a été validé par la commission départementale présidée par le préfet de l’Indre. Le projet, piloté sous la précédente mandature, prévoit la couverture des axes majeurs, de la rocade, des carrefours et des abords des équipements publics, avec du matériel français.
L’installation des premières caméras avait été annoncée fin 2025 par André Laignel. Un ordre de service pour les travaux avait été signé. Le dispositif s’inscrit dans le Contrat local de sécurité et de prévention de la délinquance, signé avec la gendarmerie, qui prévoit également un renforcement des patrouilles (+76 %) et des actions de prévention (+30 %).
Interrogé sur le calendrier de remise en service des caméras non branchées, le maire n’a pas donné de date précise. La municipalité n’a pas communiqué davantage sur ce point depuis la réunion.
Contexte dans l’Indre
Issoudun, sous-préfecture de l’Indre, compte 10 953 habitants (INSEE 2022). La ville, en légère baisse démographique, est confrontée aux enjeux de sécurité des zones périurbaines. Le déploiement de la vidéoprotection était attendu par les habitants et les commerçants, comme le rapportait en mars 2025 le média ici. Des études préalables avaient été menées dès cette époque.
Dans le département, d’autres communes ont aussi renforcé leurs dispositifs de sécurité. L’affaire de Parthenay, où un bébé a été menacé avec une arme, ou encore l’alerte à la bombe au lycée René-Cassin à Mâcon illustrent la diversité des situations auxquelles les forces de l’ordre et les collectivités doivent faire face. À Issoudun, l’accent est mis sur la prévention et la dissuasion par la vidéoprotection.
Aucune information n’a filtré sur l’origine du défaut de branchement des anciennes caméras. La mairie n’a pas précisé si ces équipements étaient obsolètes ou si leur installation avait été incomplète.
Prochaine étape
Le déploiement complet du nouveau réseau de vidéoprotection doit se poursuivre dans les mois à venir. Les habitants des quartiers concernés attendent désormais des précisions sur le calendrier de mise en service des caméras déjà installées. La prochaine réunion publique des comités de quartier n’a pas encore été programmée.
Sources
- La Nouvelle République : « Elles n'étaient pas branchées » : les révélations du maire sur les caméras de vidéosurveillance à Issoudun
- La Nouvelle République : Gare, rocade, carrefours : les caméras de vidéoprotection arrivent à Issoudun
- Ville d'Issoudun : Prévention, sécurité, justice : une démarche globale
- ici.fr : « Ca peut rassurer » : à Issoudun, l'arrivée de la vidéosurveillance saluée par les habitants et commerçants
