Jack Draper forfait à Washington, sa saison à la dérive
Le Britannique, 147e mondial, renonce une nouvelle fois à cause de son bras gauche
Le Britannique, tombé de la 4e à la 147e place mondiale en un an, a déclaré forfait à Washington un jour avant son match contre Alex Michelsen, victime d'une nouvelle blessure au bras.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Chute au classement
De la 4e place mondiale en juin 2025 à la 147e en juillet 2026. Une dégringolade qui complique l'accès aux tableaux principaux.
Fenêtre qui se referme
À 24 ans, Draper n'a aucun titre majeur ni protection de classement. Chaque mois d'absence creuse le retard sur la concurrence.
Blessure chronique
Sept mois d'absence entre août 2025 et février 2026. Le stress osseux de l'humérus gauche refuse de guérir définitivement.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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juin 2025
Pic de carrière
Draper atteint la 4e place mondiale
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août 2025 - fév. 2026
Sept mois d'absence
Contusion osseuse et stress osseux de l'humérus gauche
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mars 2026
Indian Wells
Victoire contre Djokovic, quarts de finale
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juin 2026
Forfait Wimbledon
Douleur qualifiée de 'pire des 12 derniers mois'
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27 juil. 2026
Forfait Washington
Abandon un jour avant son entrée en lice
Le court d’entraînement de Washington, jeudi matin. Jack Draper bat Ben Shelton 6-1 sous les yeux d’Andy Murray. Trois jours plus tard, il déclare forfait. Un jour avant son match contre Alex Michelsen.
Le bras gauche a lâché. Encore.
Draper est 147e mondial. Il y a un an, en juin 2025 - il était 4e. Entre les deux: sept mois d’absence entre août 2025 et février 2026. Une blessure au bras. Treize matches en 2026. Un seul tournoi depuis avril: Eastbourne, en juin.
Les trois tournois du Grand Chelem manqués
Il a manqué l’Open d’Australie. Puis Roland-Garros. Puis Wimbledon. À chaque fois, le même bras. À Wimbledon, il a qualifié la douleur de la pire ressentie lors des 12 derniers mois.
À Washington, il devait revenir. Il s’était entraîné. Murray - qui supervise ses séances, était là. Contre Shelton - un des meilleurs serveurs du circuit, Draper avait pris un set 6-1. Ça semblait tenir.
Ça n’a pas tenu.
« Mon corps me rappelle à l’ordre »
Sur Instagram, Draper a écrit: « Les derniers mois n’ont été faits que d’adversité et d’obstacles. La plupart des jours ont été marqués par le doute, mais j’ai gardé l’espoir de continuer à progresser et d’avancer positivement ».
Il a aussi dit: « C’est une décision très difficile à prendre. Je voulais vraiment jouer à Washington, mais mon corps ne me permet pas d’être à 100 % en ce moment. Il est frustrant de devoir gérer ces soucis physiques à répétition, mais je dois être intelligent pour la suite de ma saison et pour ma santé sur le long terme ».
Et encore: « Mon corps me rappelle régulièrement à l’ordre. C’est un apprentissage constant: je dois comprendre comment gérer mon intensité, mon calendrier et les exigences du circuit professionnel sur le long terme ».
Trois formulations différentes pour dire la même chose: il ne sait pas quand il pourra rejouer.
Une fenêtre qui se referme
À 24 ans - Draper n’a aucun titre majeur. Pas de protection au classement non plus. Chaque semaine d’absence fait glisser son rang. De la 4e place à la 147e en un an. Les points tombent mécaniquement. Le circuit ATP ne fait pas de pause pour ceux qui attendent que leur corps guérisse.
Andy Murray - qui supervise ses séances d’entraînement, connaît cette attente. Murray a lui-même passé des années loin des courts à cause d’une blessure à la hanche. Il sait ce que c’est, d’attendre que le corps accepte de revenir.
Murray avait le luxe d’attendre. Il avait une carrière déjà construite, des titres accumulés. Draper, lui, n’a rien de tout ça. Juste une fenêtre qui se referme.
L’US Open comme objectif
Le tournoi de New York - c’est dans quelques semaines. Entre-temps, il y a les Masters 1000 de Montréal et Cincinnati. Le staff de Draper vise l’un des deux pour le retour. L’objectif est clair: arriver à l’US Open en état de jouer un Grand Chelem.
Mais l’obstacle reste le même. Le bras doit tenir. Pas seulement un set d’entraînement contre Shelton. Pas seulement une séance supervisée par Murray. Il doit tenir cinq sets. Tenir un tournoi entier. Tenir une tournée américaine.
L’an dernier aussi, il y avait un plan. Et l’année d’avant. Le bras continue de dire non.
Ce que le classement ne dit pas
À Indian Wells, en mars, Draper a atteint les quarts de finale. C’était son meilleur résultat de la saison. Depuis: rien. Eastbourne en juin, une demi-finale. Puis le silence.
147e place. Ça veut dire: qualifications pour l’US Open. Ça veut dire: plus de wild card automatique. Ça veut dire: la chute continue tant qu’il ne joue pas.
Draper dit qu’il veut retrouver le top 100. Murray est là pour l’aider. Mais le calendrier avance plus vite que la guérison. Le classement glisse. Les points tombent. Le corps refuse de suivre.
Le court d’entraînement de Washington est vide maintenant. Shelton joue son premier tour. Michelsen affrontera le lucky loser qui a pris la place de Draper. Murray est reparti. Le Britannique de 24 ans est quelque part, en train de soigner un bras qui refuse de tenir.