Jessika Ponchet opérée du genou pour la troisième fois : à 29 ans, le retour sera difficile
La joueuse française, 193e mondiale, a subi une nouvelle intervention à Paris après Wimbledon
La joueuse française de tennis Jessika Ponchet a subi le 19 juillet 2026 sa troisième opération du genou en douze ans. À 193e mondiale et sans calendrier de retour communiqué
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Troisième blessure majeure en 12 ans
Ponchet subit sa troisième rupture des ligaments croisés depuis 2014. Chaque retour est plus difficile physiquement et psychologiquement.
Absence de calendrier de retour communiqué
Ni Ponchet, ni son équipe, ni la FFT n'ont précisé la durée de convalescence. Ce silence interroge sur la gravité réelle de la blessure.
Âge critique pour une joueuse du circuit secondaire
À 29 ans et 193e mondiale, Ponchet n'a pas les moyens financiers et l'encadrement des stars du top 50. Le retour sera une course contre la montre.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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Déc. 2014
Première rupture
Rupture des ligaments croisés, huit mois d'absence en 2015 [^f10] [^f11]
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26 oct. 2020
Deuxième rupture
Genou gauche, tournoi d'Istanbul. Six semaines de rééducation intensive [^f12] [^f15]
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9 sept. 2024
Pic de carrière
104e mondiale, meilleur classement après le troisième tour de l'US Open [^f16] [^f17] [^f26]
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Mai 2026
Demi-finale Saint-Malo
Meilleur résultat de la saison au WTA 125 [^f3] [^f20]
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23 juin 2026
Dernier match
Défaite aux qualifications de Wimbledon contre Polina Kudermetova [^f21] [^f22]
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19 juil. 2026
Troisième opération
Genou droit, Clinique du Sport de Paris. Promesse de retour rapide [^f7] [^f8] [^f14]
Le 19 juillet - sur son compte Instagram, Jessika Ponchet poste une photo depuis son lit d’hôpital. Jambe droite bandée, sourire sobre. Légende: « Opération terminée. Je serai bientôt de retour ». Clinique du Sport, 5e arrondissement de Paris. Troisième fois.
Trois semaines plus tôt, le 23 juin - elle jouait son dernier match aux qualifications de Wimbledon contre Polina Kudermetova. Défaite. Depuis, plus rien. Pas d’explication publique, pas de précision sur la nature exacte de l’intervention - pas de calendrier de retour.
Décembre 2014, octobre 2020, juillet 2026
Première rupture: décembre 2014. Huit mois d’absence en 2015. Retour, progression, top 150.
Deuxième rupture: 26 octobre 2020 - genou gauche, tournoi d’Istanbul. Six semaines de rééducation intensive. Retour, nouvelle progression. Le 9 septembre 2024 - elle atteint le meilleur classement de sa carrière: 104e mondiale. Quelques jours avant, elle jouait son meilleur Grand Chelem à l’US Open, troisième tour.
Troisième rupture: juillet 2026. Cette fois, genou droit. Elle a 29 ans.
Une saison 2026 correcte avant la rechute
Avant l’opération, Ponchet affichait 16 victoires pour 13 défaites en 2026. Meilleur résultat: demi-finale du WTA 125 de Saint-Malo en mai. Prize money de l’année: 128 205 dollars. Classement au moment de l’annonce: 193e mondiale.
Pas spectaculaire, mais stable. Le genre de saison qui permet de maintenir un rang, de jouer les qualifs des tournois majeurs, de vivre du circuit. Puis les qualifications de Wimbledon. Puis plus rien.
Ce que les ruptures répétées disent du tennis féminin
Les ligaments croisés, c’est le cauchemar des joueuses de tennis. Rotations brutales, arrêts nets, démarrages explosifs sur surfaces dures. Le genou encaisse. Chez les femmes, le risque de rupture est plus élevé que chez les hommes selon les études biomécaniques. Ponchet n’est pas un cas isolé.
Mais trois ruptures en douze ans, c’est rare. Et chaque fois, le retour est plus compliqué. Pas seulement physiquement. Psychologiquement aussi. Serena Williams a mis deux ans après sa blessure au pied en 2010 pour remporter Wimbledon et l’or olympique en 2012. Roger Federer a subi une blessure au genou en 2016 avant de gagner l’Open d’Australie en 2017. Rafael Nadal a enchaîné les tendinites aux genoux tout au long de sa carrière, toujours revenu au sommet.
Thomas Muster s’est brisé le genou dans un accident de voiture en 1989. Cinq mois plus tard - il était de retour. Plus tard, première place mondiale. James Blake s’est cassé le cou en 2004 - a grimpé jusqu’au 4e rang mondial.
Sauf que Ponchet n’est ni Federer, ni Serena. Elle est 193e mondiale, 29 ans - circuit WTA 125, qualifs des tournois majeurs. Le retour, c’est aussi une question de moyens, d’encadrement, de sponsors. À ce niveau du classement, la marge est étroite.
L’angle mort: combien de temps cette fois?
Ponchet ne dit rien sur la durée de sa convalescence. Ni son équipe. Silence radio. En 2020, elle avait suivi six semaines de rééducation intensive. Mais une troisième rupture, sur un genou déjà opéré deux fois, ce n’est pas la même histoire. Le cartilage a vieilli. Les ligaments reconstruits ne sont jamais aussi solides que les originaux.
« Je serai bientôt de retour » - écrit-elle. Bientôt, c’est quoi? Trois mois? Six mois? Un an? Personne ne répond. Et ce silence interroge. Dans le tennis féminin français, où chaque joueuse du top 200 compte pour le classement par nation, on pourrait s’attendre à un communiqué, un calendrier, un mot de soutien officiel.
Rien. Juste une photo Instagram et une promesse.
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Le circuit WTA reprend. Les tournois défilent. Ponchet regarde depuis son lit, jambe droite immobilisée. Elle connaît le scénario par cœur. Deux fois déjà, elle l’a vécu. Cette fois, elle a 29 ans. Dans le tennis féminin, les retours de blessure grave après plusieurs interventions sont difficiles. Elle le sait.
Pour l’instant, elle attend. Le reste, c’est du silence.