JO 2030 : la fédération de hockey veut une patinoire à l’Allianz Riviera, Ciotti dit non
La Fédération française de hockey sur glace estime à 900 000 le nombre de billets annuels potentiels si Nice accueille les tournois olympiques.
La Fédération française de hockey sur glace milite pour couvrir temporairement l'Allianz Riviera afin d'y installer deux patinoires pour les JO d'hiver 2030. Le maire de Nice Éric Ciotti s'y refuse catégoriquement. Lyon attend dans les coulisses.
Philippe Bosc, directeur général de la Fédération française de hockey sur glace, ne cache pas son ambition. Selon Nice-Matin, il plaide pour que l’Allianz Riviera accueille les tournois masculin et féminin de hockey lors des JO d’hiver 2030, avec un potentiel estimé à 900 000 billets vendus annuellement - un argument économique de poids pour la métropole niçoise. Le projet prévoit de couvrir le stade et d’y installer deux patinoires éphémères, pour une capacité de plus de 30 000 places.
Le coût de l’opération est évalué à 80 millions d’euros, selon La Dépêche. Un chiffre que le maire de Nice, Éric Ciotti, élu en mars 2026, refuse d’assumer - ou plutôt refuse tout simplement. Sur X, l’élu est direct :
Ciotti qualifie le recours à l’Allianz Riviera de « ligne rouge absolue ». L’argument principal : l’OGC Nice serait privé de son enceinte pendant trois à six mois. Sa position était connue avant même son élection - France 3 Provence rappelle qu’il s’y opposait déjà en décembre 2025.
Muselier menace d’un transfert vers Lyon
Face à ce blocage, Renaud Muselier, président de la Région Sud PACA, monte au créneau. Il avait qualifié la réunion du 17 avril 2026 de « dernière chance pour sauver les épreuves de glace à Nice », selon Nice-Matin. La rencontre s’est soldée par des avancées partielles. Mais le bureau exécutif du COJOP, initialement prévu le 20 avril, a été reporté pour examiner un rapport d’inspection générale.
La menace est explicite : si Nice ne trouve pas de solution, le hockey sur glace olympique pourrait être transféré à Lyon. Une perspective que la fédération souhaite visiblement éviter, en insistant sur les retombées locales potentielles.
Une patinoire permanente en parallèle, mais contestée aussi
Le dossier ne se résume pas à l’Allianz Riviera. Un second projet est sur la table : une patinoire permanente de 7 000 places (5 000 fixes, 2 000 modulables) dans le complexe omnisports olympique (COOL), à proximité du stade. Budget : 186 millions d’euros, aléas inclus. Elle remplacerait la patinoire Jean-Bouin, ouverte en 1984 et jugée vieillissante.
L’enveloppe totale pour les sites niçois des JO 2030 atteint 212 millions d’euros, financés par l’État, la Région, le Département et la Ville. La contribution minimale de Nice est fixée à 27,1 millions d’euros, selon France 3. Ciotti a aussi exprimé ses réserves sur cette patinoire permanente, estimant le coût global excessif.
Une réunion technique du 1er avril avait identifié des convergences sur le village olympique et le COOL, mais l’Allianz Riviera restait le point de blocage. Le dossier est désormais renvoyé vers une décision politique attendue fin juin 2026, date limite pour valider la carte des sites olympiques.
Sources
- Nice-Matin : Un potentiel de 900.000 billets vendus : le directeur général de la FFHG milite pour la patinoire à l'Allianz Riviera
- RMC Sport / BFMTV : JO 2030 : la région PACA déplore un blocage avec Nice et Éric Ciotti pour le site de hockey à l'Allianz Riviera
- La Dépêche : JO d'hiver 2030 : Éric Ciotti au cœur de grosses tensions politiques
- France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur : Jeux olympiques 2030 : combien ça va vraiment coûter à la ville de Nice ?