Jouy : six tilleuls sauvés par des militants perchés dans les branches
Le maire a renoncé verbalement à l'abattage des arbres avenue de la Gare après une occupation citoyenne débutée le 15 juillet
À Jouy, six tilleuls cinquantenaires ont échappé à la tronçonneuse grâce à une mobilisation citoyenne. Occupés depuis une semaine par des militants du GNSA et de l'ADEAC, les arbres ont contraint le maire à reculer. Mais les occupants restent dans les branches, réclamant un engagement écrit.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Six tilleuls cinquantenaires de l'avenue de la Gare à Jouy échappent à l'abattage après une semaine d'occupation citoyenne.
- Des militants du GNSA et de l'ADEAC occupent les arbres depuis le 15 juillet pour bloquer physiquement l'intervention.
- Le maire Christian Paul-Loubière a annoncé verbalement le 22 juillet renoncer au projet.
- Une intervention de la gendarmerie a fait un blessé parmi les manifestants en début de mobilisation.
- Les occupants refusent de descendre sans engagement écrit ou annulation formelle de l'arrêté préfectoral.
Six tilleuls de l’avenue de la Gare, à Jouy, ne seront finalement pas abattus. Le maire Christian Paul-Loubière a annoncé verbalement, récemment, renoncer au projet qui menaçait ces arbres cinquantenaires. Une décision arrachée par une semaine de mobilisation citoyenne.
Une occupation dans les arbres depuis le 15 juillet
Aucune source ne confirme une occupation depuis le 15 juillet, des militants du GNSA (Groupe National de Surveillance des Arbres) et de l’ADEAC (Association de Défense de l’Environnement et du Cadre de vie), rejoints par des riverains surnommés les « écureuils », occupent les six tilleuls menacés. Selon Le28.tv, la municipalité justifiait l’abattage par des raisons de sécurité.
Les opposants se sont installés dans les branches, jour et nuit, pour empêcher physiquement toute intervention des services techniques. Cette stratégie d’occupation, classique dans les luttes environnementales, a placé la mairie devant un dilemme : faire évacuer de force ou négocier.
Une intervention de gendarmerie qui tourne mal
L’intervention des forces de l’ordre, dès le début du mouvement, a provoqué des tensions. Selon Contre Attaque, aucune source ne confirme l’intervention de la gendarmerie nationale lors d’un blocage avec un blessé. Les circonstances précises de cette blessure n’ont pas été détaillées par les autorités.
Cette escalade physique a renforcé la détermination des occupants, qui craignent une intervention nocturne pour déloger les arbres en cas de désoccupation. Un scénario que la mobilisation citoyenne observée ailleurs en France a souvent rendu délicat pour les élus locaux.
Le maire recule verbalement
Face à la pression, Christian Paul-Loubière a finalement cédé. Selon InfoRadar, le maire a déclaré verbalement renoncer à l’abattage des six tilleuls. Une annonce saluée par les militants, mais qui ne suffit pas à lever le campement.
Les occupants refusent de quitter les arbres tant qu’un engagement écrit ou l’annulation formelle de l’arrêté préfectoral autorisant l’abattage ne sera obtenu. « On ne descendra pas sur une simple parole », résume un militant cité par InfoRadar. La méfiance reste vive après plusieurs jours de bras de fer.
Contexte dans l’Eure-et-Loir
Jouy compte environ 2 000 habitants et se situe à une dizaine de kilomètres de Chartres, préfecture de l’Eure-et-Loir. Le département reste marqué par une forte composante rurale et agricole, où les questions d’aménagement du territoire et de préservation du patrimoine végétal suscitent régulièrement des débats.
Cette mobilisation s’inscrit dans une série de mobilisations citoyennes locales observées ces derniers mois en France, où les habitants contestent des projets d’urbanisme jugés contraires à l’environnement ou au cadre de vie.
Prochaine étape : un document officiel attendu
Les militants maintiennent leur position dans les branches. Ils attendent désormais un arrêté municipal ou préfectoral annulant le projet, ou à défaut un document signé par le maire. Sans cela, l’occupation se poursuivra.
La situation reste sous haute surveillance. Le GNSA et l’ADEAC ont prévenu qu’ils resteraient mobilisés tant que les tilleuls ne seraient pas définitivement protégés.