Julian Alaphilippe : « L’écart se creuse » avec la jeune génération avant son Tour 2026
À 34 ans, le double champion du monde mènera Tudor sur la Grande Boucle, mais il reconnaît des doutes face à la modernité du cyclisme.
À la veille du départ du Tour de France 2026, Julian Alaphilippe (34 ans) s'est confié sans détour. Le leader de la Tudor Pro Cycling admet que l'écart se creuse avec la jeune génération et se dit de la « vieille école », tout en espérant un septième succès d'étape.
L’essentiel
- 34 ans : Julian Alaphilippe s’apprête à prendre le départ de son huitième Tour de France, en tant que leader de l’équipe Tudor Pro Cycling.
- « L’écart se creuse » : Lors d’une conférence de presse, il a reconnu que les jeunes coureurs récupèrent mieux et que ses méthodes sont « vieille école ».
- Six étapes, 18 jours en jaune : Le Français reste le seul Français double champion du monde sur route, mais sa dernière victoire sur le Tour remonte à 2021 (Landerneau).
- Préparation spécifique : Il a écourté le Tour de Suisse (migraines) et renoncé aux Championnats de France, avant un stage en altitude de trois semaines.
À quelques jours du départ du Tour de France 2026, qui s’élancera de Barcelone, Julian Alaphilippe s’est livré avec une franchise rare. Le coureur de 34 ans, double champion du monde et leader de la Tudor Pro Cycling Team, n’a pas caché ses doutes face à l’évolution du cyclisme et à la montée en puissance des jeunes générations.
Ce qu’il a dit
Interrogé en conférence de presse, Julian Alaphilippe a été cash : « L’écart se creuse avec la jeune génération. La récupération n’est plus la même, et je me sens un peu de la vieille école face à des coureurs qui ne jurent que par les données. » Le Français a également reconnu avoir traversé un passage à vide mental cette saison, qu’il qualifie d’« épisode difficile », sans cause physique ou médicale identifiée.
Une préparation chamboulée
Pour se concentrer sur la Grande Boucle, son équipe a décidé de le retirer des Championnats de France sur route 2026 et d’écourter son Tour de Suisse, qu’il avait abandonné à cause de migraines. « Il fallait faire des choix, a expliqué le staff de Tudor. Priorité au Tour. » Alaphilippe a ensuite effectué un stage en altitude de trois semaines, partagé avec son jeune coéquipier Yannis Voisard. « Ce stage m’a permis de retrouver des sensations, mais je sais que le niveau sera très élevé », a-t-il confié.
Contexte dans le Cher
Né à Saint-Amand-Montrond (Cher), Julian Alaphilippe reste une figure attachante du cyclisme berrichon. Le département, qui a vu éclore d’autres talents comme Romain Bardet (originaire de Brioude mais proche du Cher), compte sur son champion pour animer le Tour. « C’est un gars du coin, humble et travailleur. On espère le voir lever les bras », confie un responsable du comité départemental de cyclisme. Avec six victoires d’étape et 18 jours en maillot jaune, Alaphilippe est le coureur le plus décoré du département depuis la fin des années 1990.
Objectif : une septième victoire
Sa dernière victoire sur le Tour remonte à la première étape de l’édition 2021, à Landerneau. Cinq ans plus tard, il espère décrocher un septième succès d’étape, même s’il reconnaît que « les jeunes loups comme Evenepoel ou Pogacar jouent dans une autre dimension ». Sous contrat avec Tudor jusqu’en 2027, Alaphilippe aborde ce Tour avec lucidité : « Je vais me battre pour une étape, et si le maillot jaune peut venir, tant mieux. Mais je ne me prends plus pour un leader de classement général. »
Le départ du Tour de France 2026 est prévu samedi. La première étape, plate, pourrait convenir au puncheur français.