Julian Alaphilippe abandonne le Tour de France 2026
Bon dernier de la 11e étape à Nevers, le double champion du monde quitte la Grande Boucle sans explication médicale claire. Ses jambes s'éteignent, ses consultants s'inquiètent.
Bon dernier de la 11e étape à Nevers, le double champion du monde quitte la Grande Boucle sans explication médicale claire. Ses jambes s'éteignent, ses consultants s'inquiètent.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
« C'est comme s'il n'avait qu'une ou deux cartouches »
Addy Engels, directeur sportif de Tudor - cherche les mots. « C'est son caractère, il garde un état d'esprit de battant. Mais c'est comme s'il n'…
« L'ère Julian est révolue »
Les consultants ne masquent plus leur inquiétude. Jérôme Coppel - ancien coureur, regarde le Français à la peine sur une étape promise aux sprint…
Le poids d'un palmarès
Le contraste frappe. Alaphilippe a remporté Milan-San Remo en 2019 - la Flèche Wallonne trois fois . Il a porté le maillot jaune 14 jours lors du…
Ce que les chiffres ne disent pas
Mais les consultants évoquent autre chose. « Je ne l'ai pas reconnu. Il a perdu sa joie de vivre. On sent que mentalement, les choses ne vont pas…
Le chrono affiche 7 minutes et 36 secondes. Julian Alaphilippe franchit la ligne à Nevers - bon dernier de la 11e étape - derrière les 173 autres coureurs encore en course. Søren Wærenskjold a levé les bras depuis longtemps. Le Français, lui, roule seul. Il ne relève pas la tête.
Le lendemain matin, son nom disparaît de la feuille de départ. Alaphilippe quitte le Tour de France 2026. Il avait 34 ans - deux titres de champion du monde - six victoires d’étape sur le Tour. Il occupait la 130e place au général - à plus de 2h30 du maillot jaune.
« C’est comme s’il n’avait qu’une ou deux cartouches »
Addy Engels, directeur sportif de Tudor - cherche les mots. « C’est son caractère, il garde un état d’esprit de battant. Mais c’est comme s’il n’avait qu’une ou deux cartouches. Ensuite, ses jambes s’éteignent et il est contraint de ralentir » - confie-t-il à Cyclism’Actu.
Le diagnostic reste flou. « Si l’on savait pourquoi, on pourrait prendre certaines décisions. Il n’est pas malade. Il se sent OK. Il a la bonne mentalité, ce n’est jamais un problème avec lui. Mais il n’a pas les jambes qu’il devrait avoir ».
« L’ère Julian est révolue »
Les consultants ne masquent plus leur inquiétude. Jérôme Coppel - ancien coureur, regarde le Français à la peine sur une étape promise aux sprinteurs: « On aimerait voir le Julian qu’on a connu, qui était toujours devant. J’ai de la peine pour lui car je sais comment il s’entraîne, les sacrifices qu’il fait et son amour pour le Tour. C’est dur de le voir attaquer sur une étape comme celle-ci, promise aux sprinteurs. C’est un aveu de faiblesse ».
Jérôme Pineau - ex-manager d’équipe, va plus loin: « Il y a clairement quelque chose qui ne va pas. Il se traîne. Il est là parce qu’il porte un nom, parce que c’est une marque. Mais malheureusement, on peut dire que l’ère Julian est révolue. C’est devenu trop difficile pour lui de peser sur la course et c’est triste. C’est la fin d’un phénomène. Il va devoir prendre les bonnes décisions pour sa fin de carrière ».
Le poids d’un palmarès
Le contraste frappe. Alaphilippe a remporté Milan-San Remo en 2019 - la Flèche Wallonne trois fois. Il a porté le maillot jaune 14 jours lors du Tour 2019 - animant la course jusqu’aux Alpes. Champion du monde en 2020 et 2021 - il incarnait le panache français.
En 2025, sous les couleurs de Tudor, il gagne encore le GP Québec et termine cinquième du Tour de Suisse. Mais depuis, le compteur reste bloqué. Aucune victoire en 82 courses.
Ce que les chiffres ne disent pas
Mais les consultants évoquent autre chose. « Je ne l’ai pas reconnu. Il a perdu sa joie de vivre. On sent que mentalement, les choses ne vont pas », note Tony Gallopin via Jérôme Coppel sur RMC. Engels insiste: « Il a la bonne mentalité, ce n’est jamais un problème avec lui ». La contradiction reste entière.
Alaphilippe quitte le Tour sans explication médicale claire. Il roule. Il souffre. Ses jambes s’éteignent. Le reste, personne ne sait.
