Kanté et Hernández, de champions du monde à remplaçants oubliés
Champions du monde 2018, les deux joueurs n'ont pas joué une minute du Mondial. Samedi, ils devraient entrer pour la petite finale.
Six matchs de Coupe du Monde 2026, zéro minute jouée. N'Golo Kanté et Lucas Hernández, champions du monde 2018, vivent leur dernier tournoi en spectateurs depuis le banc des Bleus.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une fin de cycle silencieuse
Kanté et Hernández, piliers du titre 2018, terminent leur parcours international sans fanfare. Zéro minute en six matchs témoigne d'un déclin sportif assumé par Deschamps.
Une petite finale sans enjeu sportif
Le match contre l'Angleterre servira de vitrine aux joueurs peu utilisés, transformant la rencontre en exercice de gestion d'effectif.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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2018
Champions du monde
Kanté et Hernández titulaires lors du sacre français en Russie. Kanté dispute les 7 matchs du tournoi.
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2026
Zéro minute disputée
Six matchs de poules et phases finales sans une seule apparition. Seuls joueurs de champ dans ce cas.
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18 juil. 2026
Probable adieu
Petite finale contre l'Angleterre à Miami. Dernière chance de fouler une pelouse de Coupe du Monde.
Le banc des remplaçants du Hard Rock Stadium de Miami, samedi 18 juillet. 23h. Petite finale. France-Angleterre. N’Golo Kanté retire sa veste de survêtement. Lucas Hernández fait quelques flexions. C’est leur moment. Six matchs à regarder. Six fois zéro minute. Ils vont enfin jouer.
Champions du monde en 2018. Titulaires indiscutables ce jour-là. Huit ans plus tard, ils sont les seuls joueurs de champ de l’effectif français à ne pas avoir disputé la moindre seconde depuis le début du tournoi. Le sélectionneur les a convoqués, emmenés, installés sur le banc. Jamais lancés.
Kanté a 35 ans. Hernández l’accompagne dans cette situation. Pour le milieu de terrain, c’est le deuxième Mondial consécutif où il apparaît. 7 matchs en 2018 - tous joués. Zéro en 2026. Pour le défenseur, c’est son 3e Mondial. Même constat. Il n’est plus dans les plans. Samedi, ce sera par pitié ou par rotation massive. Pas par conviction.
La France a battu l’Irak 3-0 - la Norvège 4-1 - la Suède 3-0. Elle a arraché le Paraguay 1-0 - dominé le Maroc 2-0. Kanté et Hernández ont regardé depuis le bord de la touche. En demi-finale, l’Espagne a écrasé les Bleus 2-0. Ils ont encore regardé.
Le banc de touche, nouveau purgatoire
Dans l’effectif français, ils ne sont que 4 rescapés du sacre de 2018. Les autres ont pris leur retraite internationale, ont été écartés ou ont décliné. Kanté et Hernández sont restés. Par fierté, par attachement au maillot, par refus d’admettre que le cycle est fini. Le sélectionneur ne les a pas chassés. Il les a juste oubliés.
L’Angleterre arrive de l’autre côté. Battue en demi-finale par l’Argentine 2-1 - elle aussi vient pour un match de classement que personne ne veut vraiment jouer. L’Angleterre a perdu contre une équipe supérieure. La France a perdu contre son propre manque de réalisme collectif. Le match de samedi ne réparera rien. Il servira juste à classer les vaincus.
Un adieu programmé
Le Hard Rock Stadium de Miami. 23h, heure française. Un match pour la troisième place que personne ne retient jamais. Pour Kanté et Hernández, ce sera leur dernière apparition sous le maillot bleu. Pas un adieu officiel avec cérémonie et applaudissements. Juste un remplacement en cours de jeu, un dernier effort, une poignée de main avec l’arbitre au coup de sifflet final.
En 2018 - ils soulevaient le trophée. En juillet 2026, ils sortent par la petite porte. Entre les deux, huit ans. C’est le temps qu’il faut pour passer de héros à remplaçant de luxe. Le football ne pardonne rien. Pas même aux champions du monde.
