Knicks champions NBA : New York renoue avec la gloire 53 ans après
Portés par un Jalen Brunson légendaire, les New York Knicks battent les Spurs de Wembanyama en finale et décrochent leur premier titre depuis 1973.
Les Knicks ont terrassé les Spurs 94-90 dans un Game 5 renversant. Brunson, 45 points, MVP. New York attend ce sacre depuis un demi-siècle.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Fin d'une disette de 53 ans
Les Knicks décrochent leur troisième titre, le premier depuis 1973, pour la franchise la plus connue du basket mondial.
Brunson, du 33e choix au statut de MVP
Drafté en 33e position en 2018, le meneur signe 45 points dont 15 dans le money time et boucle la boucle familiale.
Wembanyama échoue sur la dernière marche
À 22 ans, pour ses premiers playoffs, le Français domine trois quarts mais cale dans les moments décisifs, étouffé par la défense des Knicks.
Deux nouveaux Français champions
Diawara et Dadiet deviennent les 8e et 9e Français sacrés en NBA, dernier signe de la place structurelle du basket tricolore au sommet.
Une NBA sans dynastie
Huit champions différents en huit ans : salary cap, lottery et free agency installent une parité inédite.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Les Knicks battent les Spurs 94-90 et remportent la finale 4-1.
- Premier titre depuis 1973, soit 53 ans d'attente.
- Jalen Brunson élu MVP avec 45 points dont 15 dans le dernier quart.
- Wembanyama domine trois quarts (19 pts, 14 rbds, 5 contres) mais cale dans le money time.
- Diawara et Dadiet deviennent les 8e et 9e Français champions NBA.
Dans la nuit du 13 juin [1], sur le parquet des San Antonio Spurs, les New York Knicks ont mis fin à la plus longue disette de leur histoire. En s’imposant 94-90 [2] lors du Game 5, ils ont remporté la finale NBA 4-1 [3] et décroché leur troisième titre [4], le premier depuis 1973 [5]. Un demi-siècle d’attente, soit 53 ans [6].
Le scénario a tenu jusqu’aux dernières secondes. Comme lors de chaque match de cette série, les Spurs ont creusé un premier écart de 10 points [7]. À la pause, San Antonio comptait jusqu’à 16 longueurs d’avance (31-15) [8]. Au début du dernier quart, un trois-points de Keldon Johnson [9] redonnait dix points aux Texans (75-65) [10].
Brunson, l’homme du money time
Puis Jalen Brunson [11] a pris le match à son compte. Le meneur de 29 ans [12] a inscrit 15 de ses 45 points [13] dans le dernier acte. Égalisation à 83 partout [14], puis le panier de l’avantage définitif à 65 secondes du buzzer [15]. Avec 14 paniers réussis sur 27 tirs [16], dont 4 à trois points [17] et 13 lancers francs [18] en 41 minutes [19], il a été logiquement désigné MVP des finales [20].
Le symbole est fort: Brunson a été drafté en seulement 33e position en 2018 [21]. Il est le fils de Rick Brunson [22], qui portait le maillot des Knicks lors de la dernière finale de la franchise, perdue en 1999 face à ces mêmes Spurs [23]. Une boucle bouclée plusieurs décennies plus tard, le père ayant échoué là où le fils triomphe.
Autour de lui, les autres titulaires ont déjoué. Karl-Anthony Towns, gêné par ses fautes [24], n’a marqué que 2 points [25]. OG Anunoby s’est arrêté à 11 [26]. New York n’a tiré qu’à 36 % [27]. Eli, supporter des Knicks, résume le sentiment new-yorkais: « C’était nul en termes d’efficacité, de possession de balle, mais on s’en fout, on a gagné! C’est le plus beau match de ma vie! » [28].
Wembanyama, dominant trois quarts puis fantôme du money time
De l’autre côté, Victor Wembanyama [29] a fini avec 19 points [30], 14 rebonds [31], 2 passes [32] et 5 contres [33]: une feuille de statistiques de patron, qui raconte pourtant l’inverse de ce qui s’est joué dans le dernier acte. Car le Français de 22 ans [34] n’a marqué que 3 points dans le dernier quart-temps [35], et a manqué un lancer à moins de deux minutes du buzzer [36].
Toute la finale tient dans cette contradiction. Tant que les Spurs ont pu construire leurs possessions autour de leur pivot, ils ont mené; dès que New York a resserré sa défense sur lui dans les dernières minutes - l’isolant du jeu pour étouffer toute relation entre Wembanyama et ses meneurs -, l’attaque texane s’est tarie au moment précis où Brunson, lui, prenait feu. Le géant n’a pas raté son match: on l’a empêché de le finir. « Je n’étais pas prêt à gagner un titre », a-t-il estimé après la défaite [37]. Pour ses premiers playoffs, dans sa troisième saison [38], il a mené les Spurs bien plus loin qu’espéré [29].
Les observateurs rappellent que ni Michael Jordan ni LeBron James [39] n’avaient été titrés avant leurs 28 et 27 ans [40]. Côté Spurs, le rookie texan Dylan Harper [41] a illuminé le match avec 25 points en sortie de banc [42], quand De’Aaron Fox [43] a sombré (7 points à 3 sur 15) [44].
Deux Français sur le toit de la NBA
Le sacre des Knicks fait aussi le bonheur de deux jeunes Français. Mohamed Diawara, ailier de 21 ans [45], et Pacôme Dadiet, arrière de 20 ans [46], deviennent les 8e et 9e Français champions NBA [47]. Amis d’enfance, ils ont fait leurs premiers dribbles ensemble [48]. Ils forment le 3e duo tricolore champion, après Beaubois-Mahinmi en 2011 et Parker-Diaw en 2014 [49].
Ce neuvième Français champion en quelques décennies illustre la place désormais du basket tricolore au sommet de la ligue. De Tony Parker, quadruple champion, à Wembanyama lui-même, la filière française est devenue l’une des plus prolifiques d’Europe. Diawara et Dadiet en sont les derniers produits, sacrés avant même d’avoir 22 ans. Leur titre vient doubler une saison déjà couronnée: en décembre, ils avaient remporté la NBA Cup [50]. Diawara, surnommé le « French Demon » par les fans [51], évoluait encore à Cholet l’an dernier [52]. Les deux hommes n’ont toutefois pas disputé une seule minute de la finale [53].
L’angle mort: les Spurs ont mené dans chaque match perdu
Ce que le récit héroïque masque: les Knicks n’ont pas dominé cette finale, ils l’ont retournée. Comme lors des matchs 1, 3, 4 et 5 [54], San Antonio a mené de dix points ou plus avant de céder. Lors du Game 4, New York avait effacé un retard de 29 points [55], un record en finale. La franchise a enchaîné 13 victoires de suite [56] avant sa seule défaite, au match 3. La vérité de cette série n’est pas la supériorité, mais une capacité à survivre à ses propres trous d’air, match après match.
Une NBA sans dynastie
Le sacre new-yorkais s’inscrit dans une tendance lourde: la ligue compte désormais huit champions différents sur les huit dernières saisons [57]. De 2019 à 2026, aucune équipe n’a conservé son titre [58], des Raptors de 2019 [59] au Thunder de 2025 [60]. Cette parité inédite n’a rien d’un hasard: elle est le produit assumé des mécanismes de régulation de la ligue. Le « salary cap » et la « luxury tax », durcis lors des dernières conventions collectives, pénalisent lourdement les masses salariales démesurées et rendent quasi impossible le maintien d’un noyau de superstars sur plusieurs saisons. La draft inversée, qui offre les meilleurs choix aux pires équipes via la « lottery », redistribue les jeunes talents - comme Wembanyama, arrivé à San Antonio par ce biais. À cela s’ajoute une mobilité accrue des cadres en « free agency »: les joueurs changent de franchise plus vite, empêchant la sédimentation des dynasties qu’incarnaient autrefois les Bulls de Jordan ou les Warriors. New York, longtemps incapable d’exploiter ces leviers, en récolte aujourd’hui les fruits.
Mike Brown [61], l’entraîneur des Knicks, ferme la boucle: il faisait partie des adjoints des Spurs de Gregg Popovich en 1999 [62], l’année de la dernière finale perdue par les Knicks. Plusieurs décennies plus tard, il offre à New York le titre qui lui avait échappé.
New York bascule dans la folie
Dans la ville la plus connue du basket mondial [63], celle qui génère le plus de revenus du sport américain [64], la nuit a viré à la liesse. Charles, la soixantaine, casquette des Knicks sur la tête: « J’étais un enfant la dernière fois qu’ils ont gagné et 50 ans plus tard, c’était écrit qu’ils le feraient » [65]. Une parade est prévue jeudi [66]. Le maire Zohran Mamdani [67], lui-même fan des Knicks, l’a annoncée [68].
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (68)
« s’est achevé samedi 13 juin sur le parquet des San Antonio Spurs de Victor Wembanyama »
liberation.fr ↗ ↩
« Les Knicks deviennent Champions NBA 2026 en remportant le Game 5! (94-90) »
trashtalk.co ↗ ↩
« remporter la série 4-1 »
liberation.fr ↗ ↩
« remporte le troisième titre NBA de son histoire »
radiofrance.fr ↗ ↩
« un premier titre NBA aux New York Knicks depuis 1973 »
lequipe.fr ↗ ↩
« Un nouveau titre, 53 ans après »
trashtalk.co ↗ ↩
« les Spurs creusent un premier écart de 10 points (comme sur chacun des matchs de ces Finales) »
trashtalk.co ↗ ↩
« même de 16 longueurs assez tôt dans la partie suite à un tir extérieur de Victor Wembanyama (31-15) »
eurosport.fr ↗ ↩
« Un trois-points de Keldon Johnson (75-65) »
eurosport.fr ↗ ↩
« Un trois-points de Keldon Johnson (75-65) a remis San Antonio à +10 au début du quatrième quart »
eurosport.fr ↗ ↩
« Le meneur de jeu Jalen Brunson, auteur de 45 des 94 points de son équipe lors du match 5 de la finale NBA qui a sacré les New York Knicks champions »
lequipe.fr ↗ ↩
« Le meneur des Knicks Jalen Brunson (29 ans) a été exceptionnel pour terminer le travail »
rtl.fr ↗ ↩
« Jalen Brunson a inscrit 15 de ses 45 points dans le money time »
eurosport.fr ↗ ↩
« Le panier de l’égalisation à 83 partout »
eurosport.fr ↗ ↩
« faire repasser New York devant à 65 secondes du buzzer final »
eurosport.fr ↗ ↩
« auteur de 45 points (14 sur 27 au tir) »
rts.ch ↗ ↩
« 14 paniers (dont 4 trois points) »
lequipe.fr ↗ ↩
« 13 lancers francs »
lequipe.fr ↗ ↩
« en 41 minutes de jeu »
lequipe.fr ↗ ↩
« Jalen Brunson a été logiquement désigné meilleur joueur de la finale »
lequipe.fr ↗ ↩
« lui l'ancien joueur drafté seulement en 33e position en 2018 »
rtl.fr ↗ ↩
« le fils de Rick Brunson »
lequipe.fr ↗ ↩
« fils de Rick Brunson, qui jouait avec les Knicks lors de la dernière finale de la franchise, perdue en 1999 face aux Spurs »
rtl.fr ↗ ↩
« Karl-Anthony Towns (2 pts) et OG Anunoby (11) se sont retrouvés scotchés sur le banc pour des problèmes de fautes »
eurosport.fr ↗ ↩
« Karl-Anthony Towns (2 pts) »
eurosport.fr ↗ ↩
« OG Anunoby (11) »
eurosport.fr ↗ ↩
« ses partenaires ont manqué d'adresse (36 % pour New York au final) »
lequipe.fr ↗ ↩
« "C'est un très bon match parce qu'on a gagné. C'était nul en termes d'efficacité, de possession de balle", reconnaît-il, "mais on s'en fout, on a gagné! New York a remporté sa première finale depuis 53 ans, donc c'est le plus beau match de ma vie!" »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Victor Wembanyama a mené les Spurs bien plus loin qu’espéré »
liberation.fr ↗ ↩
« Wembanyama [.] finissant avec 19 points »
liberation.fr ↗ ↩
« 14 rebonds »
liberation.fr ↗ ↩
« 2 passes »
liberation.fr ↗ ↩
« 5 contres »
liberation.fr ↗ ↩
« qui aura tutoyé un premier trophée à seulement 22 ans »
liberation.fr ↗ ↩
« 3 seulement dans le dernier quart-temps »
liberation.fr ↗ ↩
« auteur d’un lancer raté, un de plus, à moins de deux minutes du buzzer »
eurosport.fr ↗ ↩
« « Je n’étais pas prêt à gagner un titre », estime Wembanyama après la défaite des Spurs face aux Knicks »
leparisien.fr ↗ ↩
« Pour ses premiers play-offs dans sa troisième saison »
liberation.fr ↗ ↩
« Michael Jordan et LeBron James, qui n’ont pas été titrées avant leurs 28 et 27 ans »
liberation.fr ↗ ↩
« n’ont pas été titrées avant leurs 28 et 27 ans »
liberation.fr ↗ ↩
« le rookie texan Dylan Harper a réussi avec un match fantastique, inscrivant 25 points en sortie de banc »
liberation.fr ↗ ↩
« inscrivant 25 points en sortie de banc »
liberation.fr ↗ ↩
« l’arrière All-Star De’Aaron Fox (7 points à 3 sur 15 au tir) »
liberation.fr ↗ ↩
« De’Aaron Fox (7 points à 3 sur 15 au tir) »
liberation.fr ↗ ↩
« Diawara, âgé de 21 ans, a été sacré dès sa première saison dans la ligue pro nord-américaine. »
lequipe.fr ↗ ↩
« Dadiet, 20 ans, traversait, lui, sa deuxième année en NBA. »
lequipe.fr ↗ ↩
« Ils sont ainsi devenus les 8e et 9e joueurs français champions NBA (voir plus bas). »
lequipe.fr ↗ ↩
« Diawara et Dadiet, amis d’enfance après avoir effectué leurs premiers dribbles ensemble au club de Charenton puis au Paris Basketball »
leparisien.fr ↗ ↩
« C’est aussi le 3e duo, après la paire Beaubois-Mahinmi en 2011 et le tandem Parker-Diaw en 2014 »
basketusa.com ↗ ↩
« En décembre, ils avaient déjà remporté la NBA Cup »
leparisien.fr ↗ ↩
« Surnommé le « French Demon », apprécié par les fans des Knicks »
leparisien.fr ↗ ↩
« Diawara évoluait encore à Cholet l’an dernier »
leparisien.fr ↗ ↩
« Les deux jeunes Knicks, joueurs de bout du banc, n'ont toutefois pas disputé une seule minute de la finale. »
lequipe.fr ↗ ↩
« Comme lors du Match 1, du Match 3 et du Match 4, les trois rencontres précédemment perdues, ils ont mené de 10 points »
eurosport.fr ↗ ↩
« dont la dernière de 29 points lors du match 4, un record en finale »
liberation.fr ↗ ↩
« remportant 13 rencontres de suite avant de perdre le 3e match de la finale seulement »
liberation.fr ↗ ↩
« la ligue compte désormais huit champions différents lors des huit dernières saisons »
insidebasket.com ↗ ↩
« De 2019 à 2026, chaque année a couronné un nouveau champion »
insidebasket.com ↗ ↩
« L'enchaînement a débuté en 2019 avec le premier titre des Toronto Raptors »
insidebasket.com ↗ ↩
« le Oklahoma City Thunder ne soit sacré champion en 2025 »
insidebasket.com ↗ ↩
« les joueurs de Mike Brown sont allés chercher une bague »
eurosport.fr ↗ ↩
« faisait partie des adjoints des Spurs de Gregg Popovich en 1999 »
rtl.fr ↗ ↩
« est la plus connue dans le monde »
leparisien.fr ↗ ↩
« celle qui génère le plus de revenus »
leparisien.fr ↗ ↩
« "Je suis tellement heureux, il était temps", dit-il. "J'étais un enfant la dernière fois qu'ils ont gagné et 50 ans plus tard, c'était écrit qu'ils le feraient." »
radiofrance.fr ↗ ↩
« la parade de leurs champions prévue jeudi »
radiofrance.fr ↗ ↩
« le maire de New York Zohran Mamdani, Diawara évoluait encore à Cholet l’an dernier »
leparisien.fr ↗ ↩
« Zohran Mamdani, maire de New York, annonce la tenue d’une parade après le titre des Knicks »
ouest-france.fr ↗ ↩
Sources
- Jalen Brunson désigné MVP de la finale NBA remportée face aux San Antonio Spurs
- Les Knicks deviennent Champions NBA 2026 en remportant le Game 5 ! (94
- Les Knicks de New York sacrés champions NBA, Wembanyama et les Spurs devront patienter
- « Enfin, on l’a fait ! » : les Knicks champions NBA après 53 ans de disette, New York bascule dans la folie
- Champions NBA, les Knicks terrassent les Spurs de Victor Wembanyama et mettent New York en feu
- La douleur pour les Spurs, la gloire pour les Knicks
- Les Knicks dominent les Spurs et deviennent champions NBA après 53 ans d'attente
- Finales NBA : les Knicks sacrés face aux Spurs de Wembanyama, 53 ans après leur dernier titre
- Mohamed Diawara et Pacôme Dadiet, sacrés avec les New York Knicks, sont les 8e et 9e Français champions NBA
- Finale NBA : amis d’enfance, les Français Diawara et Dadiet sacrés champions avec les Knicks… Yabusele aussi
- Finales NBA. Les Knicks de New York remportent le titre pour la 1re fois depuis 1973 en battant les Spurs de Wembanyama
- 8 champions différents en 8 ans : la NBA entre dans une nouvelle ère
- Pacôme Dadiet et Mohamed Diawara dans le club fermé des Français champions NBA
