Alcaraz : Krajicek confiant malgré une absence qui s’étire
Le champion de Wimbledon 1996 assure que l'Espagnol retrouvera son niveau malgré quatre mois d'absence
Absent depuis le 14 avril, Carlos Alcaraz vise un retour à Cincinnati. Richard Krajicek, vainqueur de Wimbledon en 1996, se veut rassurant tout en rappelant la complexité des blessures au poignet.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Durabilité physique d'Alcaraz
Depuis 2021, le joueur enchaîne les alertes : abdomen, ischio-jambiers, poignet gauche en 2023. Cette nouvelle blessure au poignet droit interroge sa capacité à tenir la cadence du circuit ATP.
Complexité de la reprise
Krajicek, qui a connu des blessures au coude, prévient : les blessures au poignet affectent chaque coup. La reconstruction technique sera progressive et incertaine.
Enjeu de classement ATP
Zverev a profité de l'absence pour grimper au rang de numéro 2. Quatre mois sans compétition creusent l'écart avec Sinner et menacent le statut de top 3.
Calendrier de retour incertain
Cincinnati est visé mais Krajicek reste prudent. Le timing exact dépendra de la tolérance du poignet aux sollicitations répétées de l'entraînement.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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2021
Premières alertes physiques
Début de l'historique médical d'Alcaraz : abdomen, jambe, ischio-jambiers.
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2023
Poignet gauche touché
Première alerte au poignet, sur le côté gauche cette fois.
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14 avr. 2026
Blessure à Barcelone
Douleur au poignet droit après sa victoire contre Virtanen. Début de l'absence.
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Juil. 2026
Krajicek rassure
Le directeur de Rotterdam affirme ne pas être inquiet pour le retour d'Alcaraz.
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11-23 août 2026
Retour visé à Cincinnati
Le Masters 1000 américain est la cible affichée pour la reprise de la compétition.
Le court est vide depuis le 14 avril. Ce jour-là, à Barcelone, Carlos Alcaraz bat Otto Virtanen au premier tour et repart avec une douleur au poignet droit. L’Espagnol n’a toujours pas rejoué.
Richard Krajicek - vainqueur de Wimbledon en 1996 - refuse de s’inquiéter. « Je ne suis pas inquiet pour Carlos » - tranche-t-il dans une interview accordée à Tennis365. Le Néerlandais voit dans la jeunesse d’Alcaraz et sa « bonne capacité de récupération » les atouts qui le ramèneront au sommet.
Le bilan des absences
La liste des tournois manqués s’allonge: Madrid, Rome, Roland-Garros, le Queen’s, Wimbledon, Montréal. Le numéro 3 mondial affichait un bilan de 22 victoires pour 3 défaites avant de quitter le circuit.
Alexander Zverev en a profité pour grimper au rang de numéro 2. Alcaraz conserve 8160 points au classement ATP - mais chaque semaine d’absence creuse l’écart avec Jannik Sinner, actuel numéro 1 mondial. Si le retour tarde jusqu’en septembre, la saison indoor pourrait s’ouvrir avec un déficit important sur le sommet. La course au Masters de fin d’année, qui récompense les huit meilleurs joueurs, devient incertaine. Un retour raté à Cincinnati pourrait même compromettre sa présence dans le top 5.
Deux scénarios, deux paris
Le staff médical d’Alcaraz juge le poignet « totalement guéri ». Le joueur cible un retour au Masters 1000 de Cincinnati, prévu du 11 au 23 août. Mais Krajicek laisse entrevoir une alternative: « C’est une question de quand » - temporise-t-il, évoquant la possibilité d’attendre la tournée américaine sur dur ou même la saison indoor.
Les deux options portent des risques différents. Revenir à Cincinnati offre trois semaines d’adaptation avant l’US Open, mais expose le poignet à l’intensité d’un Masters 1000 sans rodage préalable. Patienter jusqu’à la saison indoor garantit davantage de temps de convalescence, mais sacrifie les points de l’été américain et place l’US Open hors de portée. Le choix engage toute la fin de saison. L’équipe technique d’Alcaraz devra trancher entre prudence médicale et ambition sportive.
Une blessure qui ne pardonne pas
Richard Krajicek parle d’expérience. Lui-même a connu des problèmes au coude pendant sa carrière. « Les blessures au poignet sont beaucoup plus difficiles » que celles à la cheville, rappelle-t-il. Chaque coup sollicite l’articulation. « C’est vraiment difficile de repartir à zéro quand on recommence à jouer » - prévient-il.
La reconstruction technique suit un protocole strict. Les premières semaines, le joueur frappe à puissance réduite pour réhabituer les ligaments. Puis vient la phase de variation: slice, lift, amorti. Le geste doit être réappris dans toutes ses déclinaisons. Les médecins surveillent l’inflammation après chaque session. Un gonflement suspect impose un repos prolongé. Cette progression par paliers peut durer plusieurs semaines. Le risque de rechute plane jusqu’à ce que le poignet ait encaissé l’équivalent d’un tournoi complet sans alerte. À Cincinnati, Alcaraz devra jouer jusqu’à sept matchs s’il atteint la finale. Un test grandeur nature.
Confiance et lucidité
Krajicek insiste sur la résilience du joueur espagnol. « Ce qui m’impressionne chez lui, ce n’est pas seulement son jeu, c’est sa capacité de résilience » - explique-t-il. Une qualité qui pourrait faire la différence lors de la reprise, lorsqu’il faudra composer avec la douleur et la peur de la rechute.
Cette confiance affichée coexiste chez le Néerlandais avec une lucidité technique. Quand il affirme ne pas être inquiet, il ne nie pas la complexité de la situation. Il parie sur la capacité d’adaptation d’Alcaraz face à un obstacle qu’il connaît pour l’avoir vécu. « C’est un athlète exceptionnel. Le tennis moderne est très exigeant, et il est normal de traverser des périodes de doute physique » - relativise-t-il. Le champion de Wimbledon 1996 mise sur l’entourage d’Alcaraz - capable selon lui de gérer les temps de repos nécessaires. Cette dualité, rassurer sans minimiser, traduit l’incertitude qui entoure toute reprise après blessure au poignet.
Un corps sous tension
L’historique médical d’Alcaraz alimente les débats. Depuis 2021 - le joueur a accumulé les alertes: abdomen, jambe, ischio-jambiers - poignet gauche en 2023. Cette nouvelle blessure au poignet droit s’inscrit dans une série qui interroge sur la durabilité de son corps face aux exigences du tennis moderne.
À Cincinnati, si Alcaraz tient son calendrier, il faudra observer non pas le résultat immédiat mais la gestuelle. Les premières frappes diront si le poignet suit. Le reste viendra après.
