Le retour d’Alcaraz : entre guérison clinique et retour au jeu
Le vainqueur de Wimbledon 1996 s'appuie sur sa propre blessure au coude pour mettre en garde l'Espagnol
Absent depuis le 14 avril après une ténosynovite au poignet droit, Carlos Alcaraz vise Cincinnati pour son retour. Richard Krajicek, qui a connu ce type de blessure, prévient
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Retour incertain à Cincinnati
Alcaraz vise le Masters 1000 du 11 au 23 août, mais la guérison clinique ne garantit pas la guérison tennistique. Les premiers coups décideront.
Précédents inquiétants
Del Potro, Thiem, Kyrgios : trois carrières perturbées par des blessures au poignet. Le risque de rechute plane sur chaque retour prématuré.
Quatre mois d'absence
Depuis le 14 avril à Barcelone, Alcaraz a manqué les cinq tournois majeurs de la saison sur terre battue et gazon. Un trou béant dans sa saison.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Carlos Alcaraz absent depuis le 14 avril 2026 après une ténosynovite au poignet droit à Barcelone
- Richard Krajicek prévient « C'est vraiment difficile de repartir à zéro » après ce type de blessure
- Poignet validé « complètement guéri » le 11 juillet, mais Krajicek reste prudent sur le calendrier de retour
- Alcaraz vise le Masters 1000 de Cincinnati du 11 au 23 août pour son retour à la compétition
- Krajicek cite Del Potro, Thiem et Kyrgios trois carrières perturbées par des problèmes au poignet
Le court est vide depuis le 14 avril. Ce jour-là, à Barcelone, Carlos Alcaraz affronte Otto Virtanen au premier tour. Une douleur au poignet droit. Une ténosynovite sévère. Le diagnostic tombe. Madrid, Rome, Roland-Garros - Queen’s, Wimbledon: forfait général.
Richard Krajicek regarde tout ça de Rotterdam. Vainqueur de Wimbledon en 1996 - ancien numéro 4 mondial - il dirige le tournoi néerlandais. Il a connu. Pas au poignet. Au coude. Même combat.
Repartir à zéro
« C’est vraiment difficile de repartir à zéro quand on recommence à jouer » - lâche Krajicek. Il insiste: « petit à petit » - « étape par étape ». Les blessures au poignet ou au coude sont « beaucoup plus difficiles » et « vraiment délicates » à gérer, explique-t-il. Pas comme une cheville. Pas de calendrier fixe.
Le médecin d’Alcaraz a validé la guérison clinique le 11 juillet. Poignet « complètement guéri ». Krajicek reste prudent. Un poignet réparé n’est pas un poignet qui frappe à pleine puissance. Entre la radio et le terrain, il y a le corps. La confiance. La peur de recommencer.
Les précédents qui inquiètent
Krajicek cite trois noms: Dominic Thiem - Nick Kyrgios - Juan Martín del Potro. Trois carrières perturbées, voire brisées, par des problèmes au poignet. Juan Martín del Potro n’est jamais vraiment revenu. Thiem a perdu son tennis. Kyrgios enchaîne les rechutes.
Un précédent encourage: Rafael Nadal. En 2016 - ténosynovite au poignet. Forfait à Roland-Garros. Retour difficile. Puis selon plusieurs sources, des titres majeurs. Rafael Nadal a mis du temps. Beaucoup de temps.
La question n’est pas si
Krajicek se dit optimiste à long terme. Alcaraz est jeune. Il récupère bien. La question n’est pas « s’il » reviendra, mais « quand » il retrouvera sa pleine forme. Nuance de taille.
Le Masters 1000 de Cincinnati approche. Du 11 au 23 août. Alcaraz vise ce tournoi pour son retour. Quatre mois d’absence, c’est long. Pas assez pour oublier comment on joue. Assez pour perdre les automatismes.
Ce que personne ne dit: Alcaraz a déjà un historique fragile. Open d’Australie 2023 - blessure à la jambe. Rio Open 2023 - entorse à la cheville. Le corps accumule. Le poignet droit, c’est son outil de travail. Son revers. Son service. Tout passe par là.
Krajicek a raison de prévenir. Entre la guérison clinique et la guérison tennistique, il y a un monde. Le premier coup de raquette dira tout. Ou rien.
Cincinnati, dans trois semaines. Alcaraz frappe des balles à l’entraînement. Personne ne sait encore s’il tiendra la distance.