Krejcikova championne à Athènes après deux ans de galère
La Tchèque s'impose 7-6, 6-3 face à Sakkari et décroche son premier titre depuis Wimbledon 2024
Barbora Krejcikova bat Maria Sakkari en finale de l'Athens Open et brise une disette de deux ans. Son neuvième titre WTA, arraché sur le dur grec.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Fin de disette pour Krejcikova
Deux ans sans titre depuis Wimbledon 2024. La Tchèque renoue avec la victoire après une traversée du désert marquée par les blessures.
Sakkari échoue à domicile
La Grecque, tête de série numéro 4, n'a jamais battu Krejcikova en quatre confrontations. L'échec devant son public est dur à avaler.
Retour du WTA à Athènes
Après 35 ans d'absence, le circuit féminin revient dans la capitale grecque. L'Athens Open remplace le Jiangxi Open au calendrier.
Bataille des classements
Krejcikova (32e) et Sakkari (37e) jouent leur remontée. La Tchèque confirme son retour au premier plan après deux saisons difficiles.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Barbora Krejcikova bat Maria Sakkari 7-6, 6-3 en finale de l'Athens Open le 19 juillet 2026
- Neuvième titre WTA pour la Tchèque, le premier depuis Wimbledon 2024
- Krejcikova mène désormais 4-0 dans ses confrontations directes avec Sakkari
- Le tournoi marque le retour du circuit WTA à Athènes après 35 ans d'absence
- Sakkari échoue à domicile malgré un parcours sans perdre de set avant la finale
Le court central de l’Athens Olympic Tennis Centre - 19 juillet, 16h passées. Barbora Krejcikova serre le poing. Elle vient de plier Maria Sakkari en deux manches, 7-6, 6-3. Son premier titre depuis Wimbledon 2024. Deux ans à errer entre blessures et doutes. Fini.
La Tchèque, tête de série numéro 3 - dominait déjà Sakkari 3-0 dans leurs confrontations directes. Elle confirme. Face à elle, la Grecque - portée par son public, n’a jamais trouvé la clé. Le tie-break du premier set a tout décidé. Après, Sakkari a plié.
C’est le neuvième sacre de Krejcikova. Classée 32e mondiale - elle va remonter. Sakkari, 37e - espérait mieux à domicile. Sa mère, Angeliki Kanellopoulou - avait atteint la finale du premier Athens Trophy en 1986. Trente-cinq ans plus tard - le circuit WTA revient dans la capitale grecque. Maria voulait boucler la boucle. Elle échoue.
Le parcours sans faute de Krejcikova
Avant la finale, Krejcikova avait écarté Clara Tauson en demi, 6-1, 4-6, 6-3. Un match accroché. En quarts, elle avait dominé Zheng Qinwen. Sakkari, elle, avait balayé Alina Korneeva en deux sets secs, 6-1, 7-5. Deux sets sans perdre de manche avant la finale.
Le tournoi WTA 250 se jouait du 13 au 19 juillet. Surface dure, chaleur grecque, un public acquis à Sakkari. Krejcikova n’a rien lâché. Elle encaisse, elle attend, elle frappe. C’est son jeu. Ça marche encore.
Ce que les chiffres disent
Trois victoires sur trois pour Krejcikova contre Sakkari. Leur dernière confrontation remontait à plus de cinq ans - une demi-finale à Roland-Garros. Depuis, la Tchèque a gagné Wimbledon. Puis plus rien pendant deux saisons. Le corps qui lâche, les classements qui dégringolent. Elle était tombée à la 32e place.
Le Vanda Pharmaceuticals Athens Open remplace le Jiangxi Open au calendrier. Un tournoi qui revient après 35 ans d’absence. L’Athens Trophy, de 1986 à 1990 - c’était une autre époque. Le circuit a changé. Les joueuses aussi.
Sakkari dans son jardin, mais battue
Maria Sakkari jouait à domicile. Elle n’avait pas perdu un set avant la finale. Le public criait son nom. Ça n’a pas suffi. Krejcikova a tenu. Elle sait gagner les gros points. Le tie-break du premier set, c’est là que tout s’est joué.
Après, Sakkari a essayé de revenir dans le deuxième. Break d’entrée pour la Grecque. Contre-break immédiat de la Tchèque. Le scénario était écrit. Krejcikova menait 3-0 dans leur face-à-face. Elle mène toujours.
Ce que personne ne dit
Le retour du circuit WTA à Athènes après 35 ans aurait dû profiter à Sakkari. C’était son tournoi, sa ville, son public. Mais les chiffres racontent autre chose: elle arrive en finale sans perdre un set - et elle s’effondre. Krejcikova, elle, a trimé en demi-finale contre Tauson - trois sets, un match accroché. Elle était rodée pour la finale. Sakkari n’avait pas eu d’opposition avant. Le manque de résistance l’a tuée.
L’autre paradoxe: Krejcikova, classée 32e - bat la 37e mondiale. Sakkari joue mieux que son rang cette saison. Krejcikova joue depuis deux ans en dessous du sien. Et pourtant, c’est la Tchèque qui gagne. Parce que les classements ne disent rien de l’expérience des finales. Krejcikova en a neuf. Sakkari cherche toujours la première sur dur.