La Celle-Saint-Cloud : trio familial condamné pour vols de bijoux sur femmes âgées
Le tribunal correctionnel de Versailles a prononcé le 29 mai 24 mois ferme pour les parents et 12 mois pour le fils, plus une interdiction du territoire.
Un père, une mère et leur fils, résidant en Italie, ont été condamnés le 29 mai 2026 à Versailles pour trois vols de bijoux commis sur des femmes âgées de 72 à 93 ans, dont deux à La Celle-Saint-Cloud en mars. Les peines vont de 12 à 24 mois de prison ferme, assorties d'une interdiction du territoire français.
L’essentiel
- Condamnations : père et mère à 24 mois de prison ferme chacun, fils à 12 mois ferme, prononcées le 29 mai 2026 par le tribunal correctionnel de Versailles.
- Trois victimes : femmes âgées de 72 à 93 ans, dont deux à La Celle-Saint-Cloud (19 et 25 mars 2026) et une à Nemours (7 avril 2026).
- 8 500 € : total des dommages et intérêts accordés aux victimes, dont 4 000 € à Thérèse, 75 ans, dont le bracelet estimé à 9 000 € lui a été arraché avec violence (ITT 9 jours).
- Interdiction du territoire : les trois condamnés sont visés par une interdiction de séjour en France et une interdiction de port d’arme pendant 3 ans.
Deux agressions en six jours à La Celle-Saint-Cloud
Le 19 mars 2026, Marie-Claude, 93 ans, se déplace avec un déambulateur dans les rues de La Celle-Saint-Cloud. Un trio l’aborde depuis un véhicule, engage la conversation, puis lui dérobe sa chaîne en or et sa montre. Six jours plus tard, le 25 mars, Thérèse, 75 ans, subit le même type d’attaque : son bracelet, d’une valeur sentimentale estimée à 9 000 €, lui est arraché avec violence. L’ITT est fixée à 9 jours. Le 7 avril 2026, à Nemours (Seine-et-Marne), Maria, 72 ans, est la troisième victime du même mode opératoire.
Dans les trois cas, le scénario est identique selon les éléments rapportés à l’audience : approche en voiture, conversation destinée à distraire la victime, arrachage brutal du bijou. Un sac contenant des pièces de monnaie, retrouvé sur les lieux, a constitué un élément matériel permettant de relier les faits entre eux.
Le rôle des relevés téléphoniques dans l’enquête
Les gendarmes ont établi la présence du trio sur chacun des trois sites grâce aux relevés téléphoniques et à la géolocalisation des appareils des prévenus. Ces données ont placé Afshin H.-Z. (48 ans), sa femme Azero I. et leur fils Armin (19 ans) dans la zone et au moment des faits, selon les éléments présentés au tribunal.
À l’audience du 29 mai, les positions des trois prévenus ont divergé. Le fils a nié toute implication. La mère a contesté la fiabilité de la traduction. Le père a reconnu les faits, invoquant des difficultés financières. La famille, originaire d’Iran, résidait en Italie et était sans domicile fixe en France au moment des faits.
Seule Thérèse était présente à l’audience pour témoigner. Les deux autres victimes, Marie-Claude et Maria, étaient absentes.
Des peines fermes et une expulsion du territoire
Le tribunal correctionnel de Versailles a rendu son jugement le 29 mai 2026. Le père et la mère ont été condamnés à 24 mois de prison ferme chacun, avec maintien en détention. Le fils Armin écope de 12 mois ferme. Les trois sont frappés d’une interdiction du territoire français et d’une interdiction de détention ou de port d’arme pendant trois ans.
Sur le plan civil, 8 500 € de dommages et intérêts sont accordés aux victimes, dont 4 000 € spécifiquement à Thérèse. Ce montant ne couvre pas la valeur du bracelet dérobé, estimé à 9 000 €, dont la restitution n’a pas été précisée dans les éléments disponibles à ce stade.
Contexte dans les Yvelines
La Celle-Saint-Cloud est une commune de quelque 20 000 habitants dans l’ouest des Yvelines, à une quinzaine de kilomètres de Versailles. Les vols à la tire et les arrachages de bijoux sur personnes vulnérables constituent un axe de vigilance récurrent pour les forces de l’ordre du département. La police des Yvelines multiplie par ailleurs les opérations de sécurité publique dans un département qui concentre plusieurs zones résidentielles aisées propices à ce type de ciblage.
Les agressions de personnes âgées dans l’espace public, souvent commises par des groupes itinérants, font l’objet d’une attention particulière de la justice. Le parquet de Versailles, compétent pour l’ensemble du département, traite régulièrement ce type de dossier. La rapidité de la procédure - moins de deux mois entre la dernière infraction (7 avril) et le jugement (29 mai) - témoigne d’un traitement en comparution rapide, favorisé par la flagrance des arrestations et la solidité des éléments de géolocalisation. Les violences contre les personnes particulièrement vulnérables sont également au cœur des préoccupations sécuritaires dans d’autres grandes métropoles : une élue parisienne a elle-même été victime d’une agression en marge des festivités PSG, illustrant la diversité des contextes dans lesquels ces faits surviennent.
Prochaine étape
Le maintien en détention du père et de la mère est effectif depuis le jugement. L’exécution de l’interdiction du territoire, applicable aux trois condamnés à l’issue des peines, devra être mise en œuvre par les services de préfecture, en lien avec les autorités italiennes, pays de résidence déclaré du trio.
Sources
- Le Parisien : Il m'a arraché mon bracelet : prison ferme pour la famille qui attaquait des femmes très âgées dans la rue
- Police & Réalités (@PoliceRealites) : Ils arrachaient leurs bijoux à des femmes de 72 à 93 ans : le trio familial iranien condamné à Versailles
- Infos Yvelines : Yvelines : un trio familial arrêté pour une série de vols sur des personnes âgées