La Roche-Guyon : convention Santé-Sécurité-Justice signée à l’hôpital pédiatrique AP-HP

Le Préfet du Val-d'Oise, le parquet, la gendarmerie et la direction de l'hôpital ont signé le 26 mai un accord de tolérance zéro contre les violences

La Roche-Guyon : convention Santé-Sécurité-Justice signée à l'hôpital pédiatrique AP-HP
Illustration Sophie Lefebvre / info.fr

Le 26 mai 2026, une convention « Santé-Sécurité-Justice » a été signée à l'hôpital pédiatrique de La Roche-Guyon (AP-HP). Quatre partenaires institutionnels s'engagent à protéger soignants et patients, et à garantir une réponse pénale systématique en cas de violence.

Le 26 mai 2026, une convention « Santé-Sécurité-Justice » a été signée à l’hôpital pédiatrique de La Roche-Guyon (AP-HP). Quatre partenaires institutionnels s’engagent à protéger soignants et patients, et à garantir une réponse pénale systématique en cas de violence.

L’essentiel

  • Date : Convention signée le 26 mai 2026 à l’hôpital pédiatrique de La Roche-Guyon (AP-HP, Val-d’Oise).
  • Signataires : Préfet du Val-d’Oise, procureur de la République, gendarmerie du Val-d’Oise, directeur de l’hôpital Aurélien Mollard.
  • Établissement : Spécialisé dans le polyhandicap neurologique pédiatrique, il accueille environ 80 enfants et adolescents de 3 à 18 ans.
  • Contexte national : Selon l’Observatoire national des violences en santé (ONVS), les signalements ont progressé de 19 640 en 2023 à 20 961 en 2024.
  • Mot d’ordre : « Violences à l’hôpital : tolérance zéro », selon la communication officielle de la Préfecture du Val-d’Oise.

Ce qui a été signé

La cérémonie s’est tenue dans les locaux de l’hôpital, situé 1 rue Justinien Blazy à La Roche-Guyon (95780). Quatre parties ont apposé leur signature : le Préfet du Val-d’Oise, le procureur de la République, le commandement de la gendarmerie du Val-d’Oise et Aurélien Mollard, directeur de l’établissement - également secrétaire général du groupe hospitalier AP-HP Sorbonne Université, dont relève aussi l’hôpital Armand-Trousseau.

La convention fixe trois axes. Premier axe : la protection des personnels soignants et des patients. Deuxième axe : le traitement efficace des actes judiciaires en milieu hospitalier - auditions de victimes ou de suspects, expertises médicales. Troisième axe : une coordination renforcée entre Préfecture, Parquet et forces de l’ordre pour réduire les délais d’intervention et assurer une réponse pénale systématique à chaque signalement.

Un hôpital à profil spécifique

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L’hôpital pédiatrique de La Roche-Guyon est l’un des rares établissements AP-HP hors de la métropole parisienne dense. Selon le site officiel de l’AP-HP, il accueille environ 80 enfants et adolescents entre 3 et 18 ans en soins de suite et de réadaptation (SSR), tous porteurs de polyhandicap neurologique. Ce profil de patients - en grande dépendance, souvent non verbaux - rend la protection du personnel soignant particulièrement sensible et les procédures judiciaires éventuelles plus complexes à conduire.

Aurélien Mollard dirige l’établissement. La convention s’applique à l’ensemble du site, soignants comme personnels administratifs et techniques, selon les informations de la Préfecture du Val-d’Oise.

Contexte dans le Val-d’Oise

Ce texte n’est pas isolé. Le même Préfet du Val-d’Oise a signé une convention similaire avec l’Hôpital NOVO de Pontoise, comme l’indique la page Facebook officielle de la Préfecture. Le déploiement se fait donc établissement par établissement dans le département. Une démarche comparable a été engagée dans d’autres territoires : à Aubenas, le préfet Trévisani a signé une convention de sécurité avec La Poste, illustrant la diffusion de ce type d’accord inter-institutionnel au-delà du seul secteur hospitalier.

La Roche-Guyon est une commune de moins de 600 habitants, en limite ouest du Val-d’Oise, sur la rive droite de la Seine. L’hôpital pédiatrique constitue l’un des principaux employeurs du secteur. La commune est également connue pour son château, qui entame un vaste programme de rémeublement après quarante ans de salles vides.

Une hausse nationale des signalements

La démarche s’inscrit dans un contexte documenté. L’Observatoire national des violences en milieu de santé (ONVS) a enregistré 19 640 signalements en 2023, puis 20 961 en 2024, soit une hausse de près de 7 % en un an, selon les données reprises par la MACSF et le magazine Santé Mentale. Ces chiffres couvrent l’ensemble du spectre, des incivilités verbales aux agressions physiques graves.

Les établissements spécialisés dans le handicap ou la pédiatrie ne sont pas épargnés. La prise en charge de patients dont l’état peut générer des comportements non maîtrisés place les soignants dans une situation de vulnérabilité particulière, que la convention entend encadrer par des procédures claires et un dépôt de plainte facilité.

Coordination et réponse pénale

Le texte prévoit une ligne de communication directe entre l’hôpital, la gendarmerie et le parquet de Cergy-Pontoise. En cas d’incident, l’objectif est d’éviter les délais habituels entre le signalement interne et la transmission à l’autorité judiciaire. Des protocoles d’audition adaptés au contexte hospitalier sont également prévus, pour ne pas contraindre victimes ou témoins à se déplacer dans des locaux extérieurs.

La formule « tolérance zéro », mise en avant par la Préfecture sur ses réseaux officiels, désigne l’engagement à systématiser les suites judiciaires, quelle que soit la nature de l’acte commis. Aucun seuil de gravité minimale n’a été précisé dans les éléments communiqués à ce stade.

Les modalités opérationnelles de la convention - fréquence des réunions de suivi, indicateurs de résultats, durée de validité du texte - n’ont pas été détaillées dans les communications officielles de la Préfecture du Val-d’Oise. Une présentation au personnel de l’établissement est vraisemblablement prévue, mais aucune date n’a été communiquée.

Sources

Sophie Lefebvre

Sophie Lefebvre

Sophie est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Val-d'Oise (95), avec Cergy pour chef-lieu. Spécialité du département : aeroport Roissy CDG (90 000 emplois) et Cergy. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Île-de-France.

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