Lamine Yamal critiqué au Mondial 2026 malgré l’Espagne qualifiée
Après la victoire de l'Espagne contre le Portugal, les prestations de l'ailier du Barça continuent de diviser observateurs et médias.
L'Espagne a validé sa place en quarts de finale de la Coupe du monde 2026 en battant le Portugal 1-0 le 6 juillet. Mais les performances de Lamine Yamal, 18 ans, restent au centre des critiques, entre regrets du joueur et prudence du sélectionneur Luis de la Fuente.
L’essentiel
- Qualification : l’Espagne a éliminé le Portugal 1-0 le 6 juillet 2026, direction les quarts de finale
- Mise au point : le sélectionneur Luis de la Fuente a reconnu que Lamine Yamal « n’est pas encore tout à fait au niveau » après la victoire 3-0 face à l’Autriche le 2 juillet
- L’âge : Yamal a 18 ans et fêtera ses 19 ans le 13 juillet, en pleine Coupe du monde
- Le classement des buteurs : Yamal ne figure pas parmi les meilleurs réalisateurs du tournoi, dominé par Lionel Messi, Erling Haaland et Kylian Mbappé, tous à 7 buts
- La presse : Foot Mercato a titré « Lamine Yamal s’est encore totalement raté ! » le 6 juillet
Une prestation qui divise
Depuis les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026, Lamine Yamal fait l’objet d’un débat qui dépasse les frontières espagnoles. L’ailier du FC Barcelone, souvent présenté comme l’un des grands espoirs du football mondial, n’a pas retrouvé le rendement qui avait marqué le début de son tournoi. Sur les réseaux sociaux, les critiques se sont multipliées après la qualification de l’Espagne contre le Portugal (1-0) le 6 juillet. Foot Mercato a résumé l’ambiance dans un message repris massivement :
Le compte d’expert Mbapikm10 a poussé le constat plus loin, jugeant l’apport du joueur quasi nul dans le dispositif espagnol :
Les regrets du sélectionneur et du joueur
Après la victoire 3-0 de l’Espagne face à l’Autriche le 2 juillet, Luis de la Fuente n’a pas éludé la question sur son jeune ailier. Le sélectionneur a reconnu, selon Goal.com, que Lamine Yamal « n’est pas encore tout à fait au niveau » attendu en phase à élimination directe. Un constat rare pour un joueur habituellement épargné par les critiques publiques de son entraîneur. Yamal lui-même a admis une forme de frustration après cette rencontre, déclarant, d’après le Républicain Lorrain, qu’il lui avait « manqué une action décisive ». Avant le tournoi, il affichait pourtant une confiance affichée, assurant se sentir « à 100% » selon des propos rapportés par beIN Sports.
Un parcours en dents de scie
Le début de Coupe du monde de Yamal avait pourtant été salué. Lors de la victoire 4-0 de l’Espagne contre l’Arabie saoudite en phase de groupes, sa performance avait suscité l’admiration de Wayne Rooney, selon Goal.com Français. L’Espagne avait alors enchaîné une phase de groupes solide, avec un succès 3-1 contre le Pérou et un match nul 0-0 face au Cap-Vert. En phase à élimination directe, la Roja a ensuite battu l’Uruguay 1-0, puis l’Autriche 3-0, avant de composer avec un Portugal accroché, vaincu 1-0 le 6 juillet. Dans cette dynamique collective positive, l’apport individuel de Yamal a paru en retrait, ce qui alimente la comparaison entre son rendement en club et son rendement en sélection.
Le Barça et l’Espagne, double pression pour un joueur de 18 ans
Formé à la Masia du FC Barcelone, Lamine Yamal Nasraoui Ebana, connu sous le nom de Lamine Yamal, a fait ses débuts professionnels en 2023 à seulement 15 ans. Il évolue au poste d’ailier droit, un rôle où l’exigence de percussion et de décisions rapides est particulièrement scrutée en phase finale de compétition internationale. À 18 ans, il porte déjà une partie des attentes offensives de la sélection espagnole, ce qui explique en partie la sévérité du jugement dès qu’un match se termine sans влияние décisif de sa part. Le Figaro a d’ailleurs posé la question de savoir si l’Espagne était devenue trop dépendante de son jeune ailier pour créer le danger offensif, une dépendance que l’actualité du football espagnol continuera d’interroger au fil du tournoi.
Le classement des buteurs, un indicateur qui pèse
Le débat autour de Yamal est aussi nourri par les chiffres. Le classement des meilleurs buteurs de cette Coupe du monde 2026 est actuellement dominé par Lionel Messi, Erling Haaland et Kylian Mbappé, tous crédités de 7 buts, devant Harry Kane (6) et Ousmane Dembélé (4). Yamal, davantage passeur et créateur que finisseur dans le jeu espagnol, n’apparaît pas dans ce classement, ce qui nourrit la comparaison défavorable avec les autres jeunes talents ou stars établies du tournoi.
Prochaine étape pour l’Espagne : un quart de finale programmé le 10 juillet face à la Belgique, une rencontre où Lamine Yamal aura l’occasion de répondre sur le terrain aux critiques accumulées depuis les seizièmes de finale.