Larissa Iapichino efface le record de sa mère Fiona May avec 7,12 m
L'Italienne de 23 ans a amélioré d'un centimètre la marque nationale détenue depuis 1998 par sa mère, la double médaillée olympique Fiona May, lors du Prefontaine Classic à Eugene.
Le 4 juillet 2026, Larissa Iapichino a marqué l'histoire de l'athlétisme italien en sautant 7,12 mètres au Prefontaine Classic. Elle bat ainsi le record national détenu par sa mère Fiona May depuis 1998, un exploit salué sur les réseaux sociaux.
L’essentiel
- Record battu : Larissa Iapichino a sauté 7,12 m le 4 juillet 2026 à Eugene (États-Unis), nouveau record d’Italie outdoor.
- Record familial : Elle a effacé des tablettes la marque de sa mère Fiona May, établie en août 1998.
- Deuxième place : L’Américaine Tara Davis-Woodhall a remporté le concours avec 7,13 m, Monae’ Nichols complétant le podium (7,05 m).
- Entraînement : Larissa est entraînée par son père, l’ancien perchiste Gianni Iapichino.
Un saut historique dans l’Oregon
Le meeting Prefontaine Classic, étape américaine de la Ligue de diamant, a offert un spectacle de haut niveau ce samedi 4 juillet à Eugene. Dès son premier essai, l’Italienne Larissa Iapichino a propulsé le monde de l’athlétisme italien dans une nouvelle ère. Avec un bond mesuré à 7,12 mètres (vent favorable de +1,8 m/s), elle a amélioré d’un centimètre le record national outdoor qui appartenait à sa mère, Fiona May, depuis le 27 août 1998.
« C’est un moment incroyable, je suis encore sous le choc », a-t-elle confié aux micros de la RAI, selon la Fédération italienne d’athlétisme (FIDAL). La performance a immédiatement suscité un engouement massif sur les réseaux sociaux.
Une lutte au centimètre près
Malgré ce record, Larissa Iapichino n’a pas remporté le concours. La championne olympique en titre, l’Américaine Tara Davis-Woodhall, a riposté au deuxième essai avec un saut à 7,13 mètres, soit un centimètre de mieux. Une performance qui confirme sa domination cette saison. La troisième place est revenue à une autre Américaine, Monae’ Nichols, avec 7,05 mètres, selon les résultats officiels de la Ligue de diamant.
L’héritage d’une famille de champions
Née le 18 juillet 2002 à Borgo San Lorenzo, en Toscane, Larissa Iapichino a grandi dans l’ombre des exploits de sa mère, Fiona May - double médaillée d’argent olympique (1996, 2000) et championne du monde en 1995. Son père, Gianni Iapichino, ancien perchiste de haut niveau, est son entraîneur. « C’est une fierté de voir ma fille repousser les limites », a-t-il déclaré, cité par le Comité olympique italien (CONI).
Ce record familial s’inscrit dans une dynamique exceptionnelle pour la jeune athlète, déjà vice-championne du monde en salle en 2026 à Toruń (Pologne) et championne d’Europe en salle en 2025 à Apeldoorn (Pays-Bas).
Une saison 2026 déjà riche
Avant Eugene, Larissa Iapichino avait pris la deuxième place des FBK Games à Hengelo (6,73 m) et la cinquième place du meeting de Shanghai/Keqiao (6,69 m). Elle est actuellement classée n°3 mondiale en saut en longueur féminin, selon le classement World Athletics de juillet 2026. En 2025, elle avait remporté la finale de la Ligue de diamant à Zurich et l’or aux Championnats d’Europe par équipes à Madrid.
Contexte en Italie
L’athlétisme italien vit un renouveau porté par plusieurs talents. Après les succès de Marcell Jacobs sur 100 mètres, le saut en longueur féminin retrouve une place de choix. Le précédent record de Fiona May (7,11 m) avait résisté 28 ans. Ce nouveau bond de 7,12 m place Larissa Iapichino au rang des favorites pour les prochains championnats internationaux. La FIDAL souligne que ce record outdoor est le deuxième meilleur de l’histoire italienne, derrière le 7,17 m de May en salle (incontesté).
La jeune Italienne se tourne désormais vers la suite de la saison estivale, avec les Championnats d’Europe d’athlétisme en ligne de mire, où elle visera une médaille d’or.