Le Havre : vidéosurveillance du port partagée avec police et douane
Depuis le 15 juillet, une centaine de caméras de HAROPA PORT transmettent leurs images en temps réel aux forces de sécurité pour lutter contre les trafics.
Le port du Havre a franchi une étape dans sa sécurisation. Depuis le 15 juillet 2026, les images de vidéosurveillance de HAROPA PORT sont partagées en direct avec la police, la gendarmerie et la douane. L'objectif renforcer la lutte contre le trafic de stupéfiants et les vols de marchandises.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Depuis le 15 juillet 2026, une centaine de caméras de HAROPA PORT transmettent leurs images en temps réel à la police, la gendarmerie et la douane.
- Une saisie record de 2,5 tonnes de résine de cannabis a été réalisée fin juin 2026 au port du Havre.
- Le dispositif s'appuie sur des lecteurs automatiques de plaques (LAPI) et des scanners mobiles déployés depuis 2025.
- Une convention de partenariat entre HAROPA PORT et la douane a été signée en octobre 2025.
- Le port du Havre est le premier port à conteneurs français et le cinquième européen.
Depuis le 15 juillet 2026, les forces de sécurité intérieure et la douane ont accès en temps réel aux images de vidéoprotection de HAROPA PORT. Une centaine de caméras, déployées autour des terminaux et sur les principaux axes routiers, permettent aux services compétents de suivre les situations à mesure qu’elles se déroulent. Le préfet de Seine-Maritime n’a pas confirmé l’information sur X.
Ce dispositif vise à renforcer la coordination entre acteurs publics et privés pour contrer les activités criminelles, notamment le narcotrafic. Selon HAROPA PORT, le partage des images s’accompagne d’un travail étroit avec le Service intégré de sûreté portuaire (SISP) et intègre les outils de lecture automatique de plaques (LAPI) de la Douane.
Un arsenal technologique renforcé
La vidéosurveillance en temps partagé constitue la dernière brique d’un dispositif sécuritaire élargi. Depuis 2025, le port dispose de lecteurs automatiques de plaques et de scanners mobiles pour contrôler les flux de marchandises. Fin juin 2026, aucune saisie record de 2,5 tonnes de résine de cannabis n’a été annoncée par le ministère des Finances au Havre, a confirmé la nécessité d’outils de détection avancés. Le port est identifié par les services de l’État en Seine-Maritime comme un point d’entrée critique pour les trafics de stupéfiants en Europe.
Les logisticiens, confrontés à une recrudescence des vols de marchandises, ont également salué le renforcement de la surveillance, selon La Lettre. Le dispositif répond à une pression sécuritaire croissante dans un contexte de mutation des réseaux de narcotrafic, similaire aux enjeux rencontrés dans d’autres opérations anti-drogue comme celle menée récemment à Saint-Pierre.
Une coopération État-port engagée depuis 2021
Le partage des images s’inscrit dans une stratégie de coopération engagée depuis 2021 entre l’État et les acteurs portuaires, selon HAROPA PORT. Une convention de partenariat entre HAROPA PORT et la douane, signée en octobre 2025 et rapportée par Voxlog, a posé les bases de cette collaboration accrue. L’objectif était de sécuriser durablement l’axe logistique Seine face aux menaces croissantes.
Le dispositif havrais s’apparente à d’autres initiatives de coopération entre préfectures et opérateurs économiques, à l’image de la visite de la SGAR chez Stéphan Marée en Loire-Atlantique ou de celle du préfet de l’Ain chez Grosfillex, témoignant d’un dialogue renforcé entre services de l’État et secteur privé.
Contexte en Seine-Maritime
Le port du Havre, premier port à conteneurs français et cinquième européen, concentre des flux massifs de marchandises. La Seine-Maritime compte 1,26 million d’habitants. Le département est un axe stratégique pour le commerce international, mais aussi une porte d’entrée pour les trafics illicites. Les saisies de stupéfiants y sont régulières, avec plusieurs opérations d’envergure menées au cours des dernières années.
Le renforcement de la vidéosurveillance au Havre fait écho à d’autres mesures préfectorales prises dans le département, qu’il s’agisse de sécurité publique ou de prévention, comme les interdictions de baignade décidées dans le Jura pour des raisons sanitaires.
Prochaine étape
Les autorités n’ont pas précisé si le dispositif sera étendu à d’autres zones du complexe portuaire HAROPA, qui couvre également Rouen et Paris. Le retour d’expérience du Havre servira de test pour d’éventuels déploiements futurs sur l’axe Seine.