Le Jazz bat la Campagne : des notes de musique au fond de la Gâtine

Le festival du CARUG revient en 2026 pour porter des concerts gratuits dans les petits bourgs des Deux-Sèvres.

Le Jazz bat la Campagne : des notes de musique au fond de la Gâtine
Illustration Agnès Poirier / info.fr

Depuis plus de 40 ans, le festival Le Jazz bat la Campagne sillonne la Gâtine deux-sévrienne. En 2026, la saison a débuté le 6 mars à Coulonges-sur-l'Autize. Objectif inchangé : amener la musique live là où elle ne va pas d'elle-même.

Des places d’église, des gares, des salles de village. Le festival Le Jazz bat la Campagne ne cherche pas les grandes scènes. Il les contourne délibérément. Organisé par le CARUG (Comité d’Aménagement Rural et Urbain de la Gâtine), l’événement pose ses amplis dans les recoins de la Gâtine depuis plus de quatre décennies, selon le Conseil départemental des Deux-Sèvres.

Une saison 2026 lancée dès le mois de mars

Pour cette nouvelle édition, la saison a ouvert le 6 mars à l’espace Colonica de Coulonges-sur-l’Autize. Une première date a également été confirmée le 13 mai à La Chevrie, à Boussay, selon Ouest-France. Le format reste le même : concerts gratuits, lieux atypiques, ancrage rural. Le festival bénéficie d’un soutien du Fonds Européen de Développement Régional (FEDER) dans le cadre d’un projet approuvé pour des concerts en Gâtine jusqu’au 31 août 2026, d’après les données publiées par Europe en Nouvelle-Aquitaine.

La Région Nouvelle-Aquitaine accompagne aussi l’initiative via l’OARA (Office Artistique de la Région Nouvelle-Aquitaine). En 2023, une aide de 1 450 € avait été attribuée pour une représentation, comme le détaille un document de l’OARA.

Une 16e édition 2025 qui a tracé le chemin

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L’an passé, la 16e édition avait démarré le 21 mars pour se clore à Parthenay les 11, 12 et 13 juillet, avec le groupe Nola French Connection en fil rouge, d’après La Nouvelle République. Entre les deux, le festival avait notamment fait étape le 28 août à Saint-Pompain avec les Krackens, une fanfare afro-beat, avant un feu d’artifice municipal - une association typique de cette programmation de proximité.

La formule tient à une logique simple : pas de budget excessif, pas de têtes d’affiche nationales, mais une présence régulière dans des communes qui n’ont pas d’infrastructure culturelle permanente. Comme le résume Ouest-France, l’ambition est de « décloisonner la culture sans tapage financier ».

Un ancrage de longue date malgré les aléas

Le festival n’a pas toujours pu tenir son calendrier. En 2020 et 2021, la pandémie de Covid-19 avait entraîné reports et annulations, perturbant aussi les projets en milieu scolaire menés par le CARUG, selon la communauté de communes Parthenay-Gâtine. La reprise s’est faite progressivement, avec un retour à un format complet en 2023 - du 26 mai au 16 juillet, avec un final sur trois jours à Parthenay, rappelle Radio Gâtine.

En 2026, le festival poursuit donc sa route, entre petits bourgs et musique gratuite. Les prochaines dates restent à confirmer par le CARUG.

Sources

Agnès Poirier

Agnès Poirier

Correspondante à Niort, elle suit les mutuelles, les tensions sur l'emploi, l'agriculture et les débats sur les services publics ruraux. Formée à l'IJBA Bordeaux, elle a commencé en PQR poitevine. Ligne de travail : interroger les syndicalistes, les agriculteurs, les élus, croiser les bilans sociaux avant de conclure.

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