Léon Marchand : « 80 % des jours sans envie » – les coulisses de son mental d’acier
Le quadruple champion olympique de natation s’est confié au salon Vivatech sur sa discipline d’entraînement et les outils qui le font tenir.
Devant Antoine Arnault et le public de Vivatech, Léon Marchand a levé le voile sur sa routine 80 % des jours où il s’entraîne, il n’en a pas envie. Mais la discipline et la préparation mentale prennent le relais.
L’essentiel
- 4 médailles d’or aux Jeux Olympiques de Paris 2024
- 80 % des jours d’entraînement sans envie, selon ses propres mots
- 9 séances hebdomadaires dans l’eau + 3 séances de musculation
- Suivi par le préparateur mental Thomas Sammut et un bracelet Whoop
Les confidences de Vivatech
C’était mercredi 17 juin 2026, sous le hall lumineux de la Porte de Versailles. Invité sur la scène du salon Vivatech, Léon Marchand échangeait avec Antoine Arnault, directeur image et environnement de LVMH. Loin des podiums et des bassins, le Toulousain de 24 ans a livré une vérité crue sur son quotidien de champion.
« 80 % des jours où je me suis entraîné, je n’avais pas envie », a-t-il lancé, provoquant une salve de sourires dans l’assistance. Avant d’ajouter : « Mais la discipline m’a permis de continuer. Je me lève à 5 heures du matin à Austin, et je fonce à la piscine. Pas de question à se poser. »
Une discipline forgée par la routine
Derrière cette franchise se cache un système rodé. Depuis son départ pour les États-Unis, Léon Marchand s’entraîne sous la houlette de Bob Bowman, l’ancien mentor de Michael Phelps. Chaque semaine : neuf séances dans l’eau et trois séances de musculation. Un volume que le nageur ajuste avec l’âge. « Je n’ai plus 18 ans, j’ai dû adapter ma façon de récupérer », confiait-il récemment sur France Info.
Pour mesurer la fatigue, il porte un bracelet connecté Whoop qui analyse la qualité de son sommeil et sa récupération cardiaque. « Je sais si je peux pousser fort ou si je dois lever le pied », explique-t-il. Cet outil high-tech est complété par un suivi humain : Thomas Sammut, son préparateur mental, qui travaille aussi avec Florent Manaudou. « Thomas m’aide à gérer la pression et à garder le plaisir », a-t-il glissé sur Instagram.
Contexte dans la Haute-Garonne
Léon Marchand est un pur produit de la Haute-Garonne. Formé au Toulouse Olympique Employés Club (TOEC), il a appris les bases dans les bassins toulousains avant de rejoindre le pôle France de Toulouse puis l’université d’Arizona State. Le département compte plus de 80 clubs de natation et reste un vivier de talents olympiques. Le club du TOEC a vu émerger plusieurs nageurs de haut niveau, mais Marchand reste la figure la plus éclatante du sport haut-garonnais depuis la retraite d’Alain Bernard. Sa réussite a dopé les inscriptions dans les clubs locaux : la Fédération Française de Natation a noté une hausse de 15 % des licenciés dans la région après les JO 2024.
Les prochains défis
Léon Marchand n’en a pas fini avec les bassins. Il prépare activement les championnats de France à Saint-Étienne, fin juin 2026, où il devrait aligner plusieurs distances. Puis viendront les championnats d’Europe à Paris, en août 2026, dans la piscine olympique qui l’a vu triompher. « Je sais que j’ai bien travaillé, maintenant je dois juste prendre du plaisir », résumait-il sur le site de la Fédération.
Prochaine étape : les championnats de France à Saint-Étienne, fin juin 2026, où il tentera de décrocher ses billets pour les Europe parisiens.
Sources
- Ouest-France : « 80 % des jours où je me suis entraîné, je n'avais pas envie » : les confidences de Léon Marchand sur sa réussite
- France Info : Léon Marchand : «Je n'ai plus 18 ans... j'ai dû adapter ma façon de récupérer»
- L'Équipe : Ganesh Pedurand : «Léon Marchand a des qualités physiques hors normes»
- Fédération Française de Natation : Léon Marchand : "Je sais que j'ai bien travaillé et que je dois juste prendre du plaisir"
