Léon Marchand forfait pour la fin des Championnats de France : une décision de précaution avant l’Euro
Le quadruple champion olympique, victime d'une douleur à l'adducteur droit, renonce à ses dernières courses à Saint-Étienne. Priorité les Championnats d'Europe à domicile.
Blessé lundi lors des séries du 200 m brasse, Léon Marchand a déclaré forfait pour le reste des Championnats de France à Saint-Étienne. Une décision prise en accord avec son staff pour préserver sa santé avant les Championnats d'Europe de Paris, du 31 juillet au 16 août.
L’essentiel
- Douleur aiguë : Léon Marchand a ressenti une vive douleur au grand adducteur droit lors des séries du 200 m brasse, lundi 29 juin à Saint-Étienne.
- Forfait officialisé : Le nageur toulousain a annoncé son retrait mardi 30 juin, en accord avec son encadrement technique et médical.
- Europe en ligne de mire : Marchand s’était déjà qualifié pour les Championnats d’Europe (31 juillet-16 août) en signant la meilleure performance mondiale de l’année sur 400 m quatre nages (4’04 »56).
- Examens complémentaires : Des IRM et échographies n’ont pas révélé d’anomalie majeure, mais une lésion musculaire reste suspectée. Marchand passera des tests à l’INSEP.
La nouvelle est tombée mardi 30 juin : Léon Marchand, 24 ans, ne nagera pas le reste des Championnats de France de natation à Saint-Étienne. Le quadruple champion olympique, victime d’une douleur aiguë au grand adducteur droit la veille lors des séries du 200 m brasse, a pris la décision - avec son staff - de jeter l’éponge. « Afin d’éviter toute aggravation et de préserver sa santé, Léon a pris la décision, en accord avec son encadrement technique et médical, de ne pas poursuivre la compétition », a communiqué la Fédération Française de Natation.
Un forfait de précaution après une alerte musculaire
Lundi 29 juin, Marchand s’élançait sur le 200 m brasse en séries quand la douleur a surgi. « Il a ressenti une vive douleur au niveau du grand adducteur droit », a expliqué la FFN. Les premiers examens d’échographie et d’IRM n’ont pas montré de lésion grave, mais une atteinte musculaire reste suspectée. Le nageur va subir des examens complémentaires à l’INSEP, auprès du médecin de l’équipe de France, pour affiner le diagnostic.
Le DTN de la natation française s’est voulu rassurant sur X : « A priori ça devrait aller ». Une phrase qui en dit long sur la marge de manœuvre : mieux vaut perdre une manche que compromettre la quinzaine européenne.
Le programme des France brutalement écourté
Avec ce forfait, Marchand renonce à cinq épreuves : 200 m brasse, 200 m nage libre, 200 m papillon, 200 m quatre nages et 400 m nage libre. Un programme colossal qui devait lui permettre de peaufiner sa préparation pour l’Euro. Mais le Toulousain avait déjà rempli son contrat le samedi 27 juin en remportant le 400 m quatre nages en 4’04 »56, meilleur temps mondial de l’année. Cette performance lui assure les minima de qualification pour les Championnats d’Europe.
Le champion, entraîné par Nicolas Manoussakis à Toulouse, a donc privilégié la raison. « C’est une décision sage, commente un observateur présent à Saint-Étienne. Il n’avait rien à prouver sur les France. L’objectif, c’est l’Euro à domicile. »
Europe 2026 : l’objectif reste Paris
Les Championnats d’Europe se dérouleront à Paris et Saint-Denis du 31 juillet au 16 août 2026. Pour Marchand, c’est l’occasion de briller devant son public, un an après les Jeux de Los Angeles. Son entourage a précisé que ce forfait ne remet pas en cause sa participation à l’Euro. D’ici là, le nageur suivra un protocole de réathlétisation à l’INSEP, sous la supervision du staff médical tricolore.
« On préfère perdre un championnat de France que de prendre le moindre risque pour la suite », a confié une source proche du dossier. La priorité est claire : être à 100 % pour le rendez-vous francilien.
Contexte dans la Haute-Garonne
Léon Marchand, né à Toulouse, est la fierté du département. Le club des Dauphins du TOEC, où il s’est formé, a vu éclore plusieurs talents de la natation française. Avec ses quatre titres olympiques (200 m papillon, 200 m brasse, 200 m 4 nages, 400 m 4 nages) et ses records du monde, il a placé la Haute-Garonne sur la carte de la natation mondiale. Le département, qui compte plus de 1,4 million d’habitants, suit de près les performances de son champion. La décision de forfait a été accueillie avec compréhension par les supporters toulousains, conscients des enjeux européens.
Prochaine étape : les examens à l’INSEP, dont les résultats détermineront le programme de reprise. Rendez-vous fin juillet à Paris - si tout va bien.