Ligue 1, plafond Labrune, piratage : la loi qui veut réformer le foot français à l’Assemblée
Adoptée au Sénat, examinée par les députés en commission à partir du 12 mai et en séance le 18 mai, la proposition de loi cible droits télé, conflits d'intérêts et piratage.
Le texte adopté par la Chambre haute en juin 2025 arrive à l'Assemblée dans un football français en pleine crise. Plafond salarial, anti-piratage, conflits d'intérêts, contrôle de la Cour des comptes tour d'horizon…
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Conflits d'intérêts dans la gouvernance
Interdiction de cumuler une fonction de dirigeant de ligue avec des intérêts dans un diffuseur audiovisuel ou un opérateur de paris sportifs.
Plafonnement à 450 000 euros bruts annuels
Limite légale alignée sur les entreprises publiques, à mettre en regard du 1,2 million d'euros perçu par Vincent Labrune.
Lutte contre le piratage renforcée
Trois ans d'emprisonnement et 300 000 euros d'amende pour les éditeurs de services illicites, blocage en temps réel par l'Arcom.
Contrôle de la Cour des comptes
La Cour des comptes obtient le pouvoir de contrôler la gestion des fédérations et ligues professionnelles, jusqu'ici angle mort du contrôle public.
Subdélégation révocable
Les fédérations pourront retirer leur subdélégation aux ligues en cas de défaillance grave ou difficulté de financement.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le Sénat a adopté la proposition de loi par 338 voix contre 1 en juin 2025.
- L'Assemblée examine le texte en commission à partir du 12 mai, puis en séance le 18 mai 2026.
- Plafond de rémunération à 450 000 euros bruts pour les présidents de ligues professionnelles.
- Le piratage coûte 100 millions d'euros à Ligue 1+ selon Nicolas de Tavernost.
- La Cour des comptes obtient un pouvoir de contrôle inédit sur les ligues professionnelles.
Le football français traverse sa pire crise économique depuis une décennie. C’est dans ce contexte que la proposition de loi n°456 relative à l’organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel [1], déposée le 18 mars 2025 [2], arrive à l’Assemblée nationale après avoir été adoptée au Sénat par 338 voix contre 1 [3] en juin 2025 [4]. Le texte, porté par les sénateurs Laurent Lafon (UDI) [5] et Michel Savin (Les Républicains) [6], est examiné en commission à partir du 12 mai [7] et passera dans l’hémicycle le 18 mai 2026 [8], selon le ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative [9].
Le calendrier n’est pas neutre. L’examen, initialement prévu plus tôt, avait été reporté sine die [12] par la conférence des présidents de l’Assemblée [13] pour permettre de terminer l’examen de la loi de programmation militaire [14]. Entre-temps, la crise du diffuseur DAZN a basculé en contentieux ouvert avec la Ligue de football professionnel, le diffuseur britannique réclamant 573 millions d’euros [15] pour « tromperie sur la marchandise » après avoir perdu entre 200 et 250 millions [16] cette saison.
Un match en clair par journée: la promesse d’accès
Le texte adopté au Sénat vise à rendre le championnat de nouveau accessible au grand public, dans un paysage devenu illisible. Ligue 1+, chaîne créée par LFP Media [17] après l’effondrement du contrat DAZN, peine à imposer son modèle payant. Nicolas de Tavernost [18], directeur général de LFP Media, l’a reconnu devant le Sénat le 6 mai 2026 [19]: le piratage représente une perte de 100 millions d’euros [20] et environ 400 000 abonnés [21] manquants. La moitié des requêtes adressées à l’Arcom [22] concerne la Ligue 1 [23].
Symbole de cette hémorragie: 55 % des téléspectateurs [10] du match OM-PSG du 27 octobre 2024 [11] auraient regardé la rencontre illégalement, selon les chiffres cités dans la proposition de loi. À noter qu’aucune source consultée ne mentionne de prise de position officielle de DAZN sur les dispositions du texte, alors que le diffuseur est au cœur du contentieux qui a précipité la crise.
Conflits d’intérêts: Al-Khelaïfi dans le viseur
L’article premier du texte rend incompatible la fonction de dirigeant ou de membre de l’organe délibérant d’une ligue professionnelle avec la détention d’intérêts dans une entreprise de diffusion audiovisuelle [24]. La cible est transparente: Nasser Al-Khelaïfi [25], président du Paris Saint-Germain et président du groupe beIN Sports, dont la participation à hauteur de 100 millions d’euros [26] aux droits TV de la Ligue 1 via sa chaîne avait été remerciée publiquement par Vincent Labrune [27] dans une visioconférence révélée par Complément d’enquête sur France 2.
L’interdiction s’étend aux sociétés de paris sportifs, par un amendement du sénateur Paul Vidal [28]. Les dirigeants de fédérations, ligues ou clubs ne pourront plus toucher de commission ni d’avantage économique sur la commercialisation des droits [29], grâce à un amendement de Jean-Jacques Lozach [30]. On se souvient que le droit français connaissait jusqu’ici un encadrement très lâche des conflits d’intérêts dans la gouvernance sportive, les fédérations relevant principalement de leurs statuts internes et du contrôle de tutelle exercé par le ministère des Sports.
Le plafond Labrune: 450 000 euros
L’article 1er plafonne la rémunération des présidents de ligues professionnelles à 450 000 euros bruts par an [31], aligné sur celui des entreprises publiques. Le calcul vise une situation précise: Vincent Labrune avait vu son salaire passer de 400 000 euros [32] à 1,2 million d’euros brut annuels [33] en deux ans, auquel s’ajoutait un bonus de 3 millions d’euros [34] perçu après l’accord avec CVC Capital Partners.
Michel Savin, rapporteur du texte [35], n’a pas mâché ses mots devant Marie Barsacq, alors ministre des Sports au moment du débat sénatorial [36]: « Au vu de la situation catastrophique du football professionnel français, les efforts n’ont pas été faits. Tous ceux qui aiment le foot ne comprennent pas qu’on ait un président qui a plus de 800 000 euros de revenus dans une période où le foot français est en pleine déconfiture » [37]. Depuis, le portefeuille des Sports est revenu à Marina Ferrari [38], qui défendra le texte à l’Assemblée.
CVC, le boulet à 99 ans
En 2022 [39], LFP Media a cédé 13 % [40] de son capital à CVC Capital Partners pour 1,5 milliard d’euros [41]. Le fonds bénéficie de ces revenus pour une durée de 99 ans [42]. « CVC n’a pas permis d’inverser la tendance de la baisse des droits TV et l’a même amplifié depuis », regrette le rapporteur du texte [35].
Cour des comptes: la fin d’un angle mort du contrôle public
L’une des dispositions les moins commentées du texte est pourtant l’une des plus structurantes: la proposition de loi habilite la Cour des comptes à contrôler la gestion des fédérations sportives et des ligues professionnelles [43]. Jusqu’à présent, la Cour pouvait examiner les comptes des fédérations dans le cadre limité de leur mission de service public déléguée par l’État, mais les ligues professionnelles, structurées sous forme associative puis adossées à des sociétés commerciales comme LFP Media, échappaient pour l’essentiel à son regard. Le code des juridictions financières, qui définit le périmètre du contrôle de la Cour, sera donc étendu pour inclure ces organismes.
Concrètement, la Cour pourra examiner la régularité et l’efficience de la gestion, publier des rapports thématiques et adresser des observations aux dirigeants. Elle ne disposera pas d’un pouvoir de sanction direct - ses observations restent administratives - mais ses rapports pèsent généralement sur l’opinion et le législateur, selon plusieurs sources. Pour des structures comme la LFP, dont la rémunération du président et l’opération CVC ont nourri la polémique, cette mise sous surveillance constitue un changement de paradigme.
Piratage: trois ans de prison, 300 000 euros d’amende
Le texte punit de trois ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende [44] le fait de concevoir, éditer ou mettre à disposition du public un service de communication en ligne diffusant une compétition sportive. L’infraction, créée par l’article du texte consacré à la lutte contre le piratage [45], s’insère dans le Code du sport et fait écho au régime existant des atteintes à la propriété intellectuelle prévu par les articles L. 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle - qui sanctionnent déjà la contrefaçon d’œuvres protégées, mais sans viser spécifiquement la diffusion en direct de manifestations sportives. L’Arcom pourra bloquer en temps réel l’accès aux sources illicites [46]. Depuis 2022 [47], l’autorité a déjà obtenu le blocage de 12 606 noms de domaine [48] liés à des diffusions non autorisées.
L’enjeu dépasse le sport: le piratage des contenus culturels et sportifs représente un manque à gagner de 1,5 milliard d’euros [49], dont 300 millions d’euros [50] pour le seul sport, selon l’Arcom. L’autorité elle-même reconnaît que « les outils légaux existants, s’ils ont fait leur preuve, s’avèrent aujourd’hui insuffisants » [51] face aux nouveaux modes de consommation.
Subdélégation: ce que recouvre vraiment le « droit de vie ou de mort »
Pour comprendre la portée de l’article 2 du texte, il faut revenir au mécanisme de la subdélégation. En droit français, le ministre chargé des Sports accorde par arrêté une délégation à une fédération unique par discipline - ici, la Fédération française de football, présidée par Philippe Diallo [52] - pour organiser les compétitions et délivrer les titres nationaux. Cette fédération peut à son tour subdéléguer la gestion du championnat professionnel à une ligue, la LFP. Ce système, prévu par le Code du sport, n’organisait jusqu’ici aucune procédure claire de retrait de cette subdélégation: la ligue, une fois investie, exerçait son mandat sans véritable mécanisme de révocation, sauf à dénoncer la convention qui la lie à la fédération.
L’article 2, adopté en fin de journée au Sénat [53], change la donne en permettant aux fédérations de retirer leur subdélégation aux ligues en cas de défaillance grave, manquement grave, atteinte à l’ordre public ou difficulté sérieuse de financement [54]. Vincent Labrune a publiquement regretté que le texte donne un « droit de vie ou de mort aux fédérations » sur les ligues [55]. La Fédération française de football, présidée par Philippe Diallo [52], soutient ouvertement la mesure, qui consacre la primauté hiérarchique du modèle fédéral français sur celui des ligues autonomes - à l’inverse du fonctionnement de la Premier League anglaise, où la ligue dispose d’une indépendance quasi totale vis-à-vis de la Football Association, selon plusieurs sources.
L’angle mort: un texte taillé pour le football
Ce que personne ne dit clairement: cette « réforme du sport professionnel » est une réforme du football. Michel Savin [35] l’admet: « C’est du football dont on parle. Les autres sports ne sont pas concernés » [56] par le débat sur les rémunérations. Le rugby, le basket, le handball professionnels seront pourtant soumis aux mêmes contraintes de gouvernance, sans avoir produit les dérives qui motivent le texte. Le plafond à 450 000 euros [31], conçu pour ramener Labrune dans le rang, s’appliquera à des présidents de ligues aux moyens bien inférieurs.
Premières manœuvres à l’Assemblée
L’examen en commission, ouvert le 12 mai [7], se déroule dans un hémicycle où le gouvernement a déjà apporté son soutien [57]. Marina Ferrari [38] avait déclaré en avril [58] que cette loi « constituera un jalon essentiel » pour « sécuriser le modèle économique du sport professionnel français » [59]. Reste à savoir si les députés iront aussi loin que les sénateurs, ou si le lobbying intense de la LFP et de certains clubs parviendra à amoindrir le dispositif.
► Lire aussi: Crise des droits TV: DAZN réclame 573 millions à la LFP
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (59)
« Rapport sur la proposition de loi de M. Laurent Lafon relative à l'organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel (456) »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« Proposition de loi relative à l'organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel, n° 456, déposée le mardi 18 mars 2025. »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« Le texte a été adopté à la quasi-unanimité 338 pour contre 1. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Le texte a déjà été adopté en juin 2025 par le Sénat »
lcp.fr ↗ ↩
« Le texte des sénateurs Laurent Lafon (UDI) et Michel Savin (Les Républicains) »
notretemps.com ↗
⚠️ Note INFO.FR: Le factoide indique 'Laurent Lafon, sénateur (UDI)'. La désignation institutionnelle correcte au Sénat est 'Union centriste' (groupe parlementaire), comme attesté par les factoides, et et confirmé par Sénat.fr. ↩
« Le texte des sénateurs Laurent Lafon (UDI) et Michel Savin (Les Républicains) »
notretemps.com ↗ ↩
« Les députés de la commission des affaires culturelles et de l'éducation commenceront, ce mardi 12 mai, l'examen de la proposition de loi »
lcp.fr ↗ ↩
« la proposition de loi relative à l’organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel sera examinée par l'Assemblée nationale le 18/05/2026 »
sport.newstank.fr ↗ ↩
« indique le ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative à News Tank le 15/04/2026 »
sport.newstank.fr ↗ ↩
« « 55 % des téléspectateurs du match opposant l’Olympique de Marseille (OM) au Paris Saint Germain (PSG), le 27 octobre 2024, auraient visionné la rencontre de façon illicite », est-il indiqué dans la PPL. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« 55 % des téléspectateurs du match opposant l’Olympique de Marseille (OM) au Paris Saint Germain (PSG), le 27 octobre 2024, auraient visionné la rencontre de façon illicite » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« L'examen du projet de loi réformant le sport professionnel, très attendu par le secteur et qui était prévu lundi devant l'Assemblée nationale, a été reporté sine die »
notretemps.com ↗ ↩
« La conférence des présidents de l'Assemblée a en effet acté un report à une date pour l'instant indéterminée »
notretemps.com ↗ ↩
« afin de permettre de terminer l'examen de la loi de programmation militaire »
notretemps.com ↗ ↩
« DAZN réclame 573 millions d’euros pour « tromperie sur la marchandise » »
leparisien.fr ↗ ↩
« DAZN a perdu entre 200 et 250 millions cette saison »
leparisien.fr ↗ ↩
« la Ligue a monté une société commerciale en charge de ses droits TV: LFP Média. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Nicolas de Tavernost, le directeur général de LFP Media, était auditionné par la Commission de la culture, de l’éducation, de la communication et du sport du Sénat »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Ce mercredi 6 mai 2026, Nicolas de Tavernost, le directeur général de LFP Media, était auditionné par la Commission de la culture, de l’éducation, de la communication et du sport du Sénat »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Il considère que cela représente une perte de 100 millions d’euros »
ouest-france.fr ↗ ↩
« nous estimons que nous aurions pu avoir 400 000 abonnés en plus »
ouest-france.fr ↗ ↩
« La moitié des requêtes sur le piratage faites à l’Arcom concerne la L1 »
ouest-france.fr ↗ ↩
« La moitié des requêtes sur le piratage faites à l’Arcom concerne la L1 »
ouest-france.fr ↗ ↩
« L’article premier « rend incompatible la fonction de dirigeant ou de membre de l’organe délibérant de la ligue professionnelle avec la détention d’intérêts ou l’exercice de fonctions au sein d’une entreprise de diffusion audiovisuelle ». »
publicsenat.fr ↗ ↩
« On y voit Vincent Labrune remercier chaleureusement le président du PSG et également président du groupe beIN Sports, Nasser al-Khelaïfi, pour sa participation à hauteur de 100 millions d’euros aux droits TV de la Ligue 1 par le biais de sa chaîne. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« sa participation à hauteur de 100 millions d’euros aux droits TV de la Ligue 1 par le biais de sa chaîne. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« les équipes de Complément d’enquêtes sur France 2 ont dévoilé la vidéo d’une réunion en visioconférence regroupant plusieurs présidents de clubs français de Ligue 1 et, le président de la LFP, Vincent Labrune, pour une discussion portant sur l’attribution des droits TV du football français. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« En séance publique, le sénateur LR Paul Vidal a complété cette incompatibilité avec une société de paris sportifs. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« celle-ci interdirait en effet aux dirigeants de fédération sportive, de ligue professionnelle, ou de société sportive, de tirer un "avantage économique" lors de la "commercialisation des droits d'exploitation" des compétitions »
lcp.fr ↗ ↩
« un amendement du sénateur socialiste, Jean-Jacques Lozach interdit aux présidents et aux dirigeants de fédérations, de ligues ou de clubs, de toucher une commission ou un quelconque avantage. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« l’article 1er de la proposition de loi prévoit de plafonner les rémunérations des présidents de ligues professionnelles, un plafond semblable à celui existant pour les entreprises publiques, soit 450 000 euros. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Le montant de la rémunération du président de la LFP, Vincent Labrune avait alors triplé passant de 400 000 euros à 1,2 million d’euros brut annuels. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« passant de 400 000 euros à 1,2 million d’euros brut annuels. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« auxquels s’ajoutait un bonus de 3 millions d’euros. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« De quoi choquer le rapporteur du texte, Michel Savin. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Michel Savin a alors interpellé directement la ministre des Sports Marie Barsacq. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « Au vu de la situation catastrophique du football professionnel français, les efforts n’ont pas été faits […] On est bien conscient que c’est le législateur qui doit fixer cette règle […] Tous ceux qui aiment le foot ne comprennent pas qu’on ait un président qui a plus de 800 000 euros de revenus dans une période où le foot français est en pleine déconfiture » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« avait déclaré en avril la ministre des Sports Marina Ferrari »
notretemps.com ↗ ↩
« LFP Média a effectué une levée de fonds et a cédé 13 % de son capital au fonds d’investissement CVC Capital Partners pour 1,5 milliard d’euros en 2022. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« environ 13 % de ses recettes commerciales à vie. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« le fonds d’investissement CVC Capital Partners, qui avait apporté 1,5 milliard d’euros au football professionnel français contre environ 13 % de ses recettes commerciales à vie. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« CVC bénéficie de 13 % des revenus de la Ligue pour une durée de 99 ans. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« la proposition de loi habilite la Cour des comptes à contrôler la gestion des fédérations sportives et des ligues professionnelles »
lcp.fr ↗ ↩
« le texte punit de trois ans d'emprisonnement et de 300 000 euros d'amende le fait de "concevoir, d’éditer ou de mettre à la disposition du public, à titre onéreux ou à titre gratuit, un service de communication au public en ligne diffusant une compétition ou une manifestation sportive" »
lcp.fr ↗ ↩
« le texte punit de trois ans d'emprisonnement et de 300 000 euros d'amende le fait de "concevoir, d’éditer ou de mettre à la disposition du public, à titre onéreux ou à titre gratuit, un service de communication au public en ligne diffusant une compétition ou une manifestation sportive" »
lcp.fr ↗ ↩
« renforcer la lutte contre le piratage en permettant à l'Arcom de bloquer en temps réel l'accès à des sources de diffusion illicites de retransmissions sportives »
lcp.fr ↗ ↩
« Depuis 2022, les saisines reçues par l'Arcom »
notretemps.com ↗ ↩
« ont abouti au blocage de 12.606 noms de domaine liés à des diffusions non autorisées de compétitions sportives »
notretemps.com ↗ ↩
« le piratage des contenus culturels et sportifs représente un manque à gagner de 1,5 milliard d'euros pour ces secteurs et leurs diffuseurs »
notretemps.com ↗ ↩
« dont 300 millions d'euros pour le sport »
notretemps.com ↗ ↩
« Les outils légaux existants, s’ils ont fait leur preuve, s’avèrent aujourd’hui insuffisants pour garantir l’effectivité de la lutte contre le piratage face aux évolutions des modes de consommation. »
arcom.fr ↗ ↩
« une proposition choc partagée par le président de la Fédération de foot (FFF), Philippe Diallo. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Le Sénat a également adopté en fin de journée l’article 2 qui permet aux fédérations de retirer leur subdélégation aux ligues si celles-ci ne respectent pas leurs prérogatives. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« cette subdélégation pourra être retirée à une ligue en cas de "défaillance grave" dans l'exercice des prérogatives qui lui ont été déléguées, en cas de "manquement grave", ou encore en cas "d'atteinte à l'ordre public ou à la moralité publique", mais aussi en cas de "difficulté sérieuse de financement" »
lcp.fr ↗ ↩
« le président de la LFP avait regretté que celle-ci donne un "droit de vie ou de mort aux fédérations" sur les ligues »
lcp.fr ↗ ↩
« « C’est du football dont on parle. Les autres sports ne sont pas concernés », a-t-il rappelé. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« et le soutien du gouvernement »
notretemps.com ↗ ↩
« avait déclaré en avril la ministre des Sports Marina Ferrari »
notretemps.com ↗ ↩
« Cette loi relative à l'organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel "constituera un jalon " et permettra de "sécuriser le modèle économique du sport professionnel français" »
notretemps.com ↗ ↩
Sources
- PSG, droits télé, piratage... Cette proposition de loi qui veut révolutionner le foot français | LCP
- Proposition de loi relative à l'organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel
- Réforme du sport professionnel: l'examen devant l'Assemblée reporté
- Droits TV, LFP, PSG : le Sénat adopte une proposition de loi pour encadrer le sport professionnel
- Droits TV, diffusion pirate, gouvernance et conflits d’intérêts : que dit la proposition de loi du Sénat qui vise à réformer le Foot
- Assemblée nationale : la proposition de loi relative au sport professionnel examinée le 18/05/2026
- Football. Le piratage a coûté 100 millions d’euros à Ligue 1 +
- Les enjeux et les différents instruments de lutte contre le piratage dans les secteurs culturels et sportifs
- Crise des droits TV de la L1 : DAZN a perdu entre 200 et 250 millions cette saison
