Lionel Messi bénéficie-t-il d’un traitement de faveur par les arbitres ? Le débat relancé

Semelle non sanctionnée, accès refoulé au vestiaire des arbitres, critiques sud-américaines plusieurs incidents récents relancent la controverse autour du statut de la Pulga.

Lionel Messi bénéficie-t-il d'un traitement de faveur par les arbitres ? Le débat relancé
Illustration Ines Marechal / info.fr

Le débat sur un éventuel traitement de faveur des arbitres envers Lionel Messi a été ravivé par plusieurs incidents récents, du match Argentine-Algérie à une altercation en MLS. Retour sur des faits qui interrogent le monde du football.

L’essentiel

  • 19 mars 2025 : Lionel Messi pose une semelle sur le mollet d’Aïssa Mandi sans avertissement ni VAR, arbitré par Szymon Marciniak.
  • Février 2026 : Après une défaite 3-0 de l’Inter Miami, Messi tente d’entrer dans la salle des arbitres mais n’est pas sanctionné par la MLS.
  • Critiques : L’ancien arbitre Saïd Ennjimi estime que Messi aurait dû être expulsé, tandis que le Péruvien Paolo Guerrero dénonce une protection excessive.

Ce qui s’est passé : un geste controversé contre l’Algérie

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Le 19 mars 2025, lors du match amical remporté par l’Argentine face à l’Algérie (3-0), Lionel Messi a commis un geste qui aurait pu lui valoir un carton rouge. Comme le rapporte L’Équipe, le numéro 10 a posé sa semelle sur le mollet du défenseur algérien Aïssa Mandi, sans que l’arbitre polonais Szymon Marciniak - déjà au sifflet de la finale 2022 - ne sorte de carton jaune, et sans intervention du VAR. L’ancien arbitre international Saïd Ennjimi a analysé la scène : « Pour moi, c’est une expulsion directe. La protection des créateurs a un effet pervers », a-t-il déclaré à L’Équipe.

Un précédent en MLS et des critiques sud-américaines

En février 2026, alors que l’Inter Miami s’incline 3-0 face au Los Angeles FC, Lionel Messi a tenté de pénétrer dans la salle des arbitres après la rencontre. Interrogée par RMC Sport, la Major League Soccer a indiqué n’avoir infligé aucune sanction. Ce nouvel épisode alimente la perception d’une impunité accordée à la star argentine.

Lors des qualifications pour la Coupe du monde 2026, l’attaquant péruvien Paolo Guerrero s’est également ému après la défaite de son équipe face à l’Argentine (1-0). « Toucher Messi du doigt provoque une faute », a-t-il déploré, cité par Orange Sports. Des propos qui font écho à une tendance récurrente dans les grandes compétitions.

Contexte dans l’arbitrage international

Le débat sur le traitement de faveur des superstars n’est pas nouveau. Lors du Mondial 2022, en quarts de finale contre les Pays-Bas, Messi avait déjà évité une expulsion après une main volontaire alors qu’il était sous carton jaune, selon L’Équipe. Si certains y voient une simple protection des créateurs - appliquée à d’autres grands noms comme Neymar ou Cristiano Ronaldo - la multiplication des incidents interroge. L’arbitrage moderne, avec le VAR, censé réduire les erreurs, n’a pas empêché ces controverses, comme le montre le cas Messi. Par ailleurs, des publications Facebook non vérifiées affirment que la FIFA aurait sanctionné l’Argentin pour insultes envers un arbitre assistant lors d’Argentine-Chili, mais aucune source officielle ne le confirme.

Un précédent historique : le Mondial 2022

En plus du geste face aux Pays-Bas, plusieurs observateurs rappellent que l’ensemble du parcours argentin avait été marqué par des décisions arbitrales contestées. Le match contre l’Australie en huitièmes avait notamment vu un penalty généreux accordé par l’arbitre polonais Marciniak - le même que le 19 mars 2025. Cette répétition d’incidents avec le même arbitre alimente les soupçons, même si aucune preuve de partialité n’existe.

Prochaine étape : un débat loin d’être tranché

Le débat sur le traitement de faveur de Lionel Messi est appelé à durer, d’autant que l’Argentine aborde la Coupe du monde 2026 en tant que tenante du titre. Les instances du football, comme la FIFA ou la MLS, n’ont pas pris position officiellement, laissant les critiques s’installer. « C’est le propre des grands champions : ils génèrent autant d’admiration que de suspicion », résumait un observateur. Reste à savoir si les arbitres modifieront leur approche pour que la légende ne nuise pas à l’équité.

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Sources

Inès Maréchal

Inès Maréchal

Inès est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisée dans le sport féminin (football, rugby, handball, basket). Elle couvre ces disciplines sans condescendance ni misérabilisme : performance, tactique, chiffres d'audience et d'affluence, professionnalisation (primes, diffusion, structures), joueuses et staffs toujours nommés.

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